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 The Moon and the Sun [PV Philippe]

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MessageSujet: The Moon and the Sun [PV Philippe]   Lun 24 Sep - 22:59

Fébrile. De te revoir. De respirer ton parfum. D’entendre ta voix si chère à mon coeur. Je me surprenais à avoir peur de te revoir tandis que je descendais de ma berline et que le chauffeur se retirait de l’asphalte. Je me sentais tel un étranger en eaux troubles. Je savais que ta vie était posée...même que tu étais heureux. Je t’avais fait suivre. M’assurant de tes habitudes, de tes relations. Je tentais à ma manière d’avoir de l’emprise sur toi en m’informant sur toi. Déformation professionnelle? En partie. Aujourd’hui le monde ne se limitait plus à ma cour. Le monde nous était offert et soudainement nous n’étions plus si importants l’un pour l’autre. C’est ce que j’ai cru. C’est ce que je me suis convaincu. Que si tu n’étais pas venu à ma rencontre c’était car tu en avais marre de vivre dans mon ombre. Mais alors pourquoi - je me le demandais encore - m’avoir transformé. Est-ce qu’un monde dénué de moi te serait insupportable? Je ne comprenais pas vraiment ce qui t’avait poussé à me transformer si c’était pour me laisser partir si facilement.

J’étais habillé d’un costume trois pièces. Malgré la convention de l’habillement, il y avait un raffinement dans les textures choisies ainsi que dans la teinte d’un blanc crème. Je ne passais bien entendu pas inaperçu, mais le voulais-je seulement? Tu sais bien que non. Mon titre de roi était dans ma nature, même si tu serais surpris de constater que j’étais devenu un peu plus souple qu’auparavant. L’âge aidant sans aucun doute.

Je savais que je te trouverai sur la plage en cette fin de journée. Je savais que tu aimais t’y promener, sans aucun doute pour décompresser...une habitude que j’avais aussi pris du temps où je vivais en Floride. Je retirais mes mocassins et c’est le sable chaud de ce coucher de soleil qui accueillit mes pas. Bientôt l’horizon s’embraserait et la nuit nous engloutirait. Mais d’ici là j’avançais à la recherche de ta silhouette.

Quand je la remarquai, je sentis mon coeur se tordre. Non pas de douleur mais d’appréhension. Je fus frappé par cette attirance qui ne cria pas garde. Je pensais qu’elle était abandonnée, et même tuée...mais elle était juste silencieuse, prête à se manifester à ta vision. Toutefois, ce serait mentir que de ne pas t’avouer que cette attirance a toujours été là. Non pas physique, non pas charnelle, mais comme si nous étions jumeaux et non de simples frères. Il y avait d’ailleurs eu une ressemblance frappante entre nous. Une ressemblance que peu osaient manifester à l’époque de peur de mon jugement. Parce-qu’il ne fallait surtout pas dire que le roi n’était pas unique.

Le léger vent nocturne qui se levait déjà m’apporta ta senteur. Je fermais les yeux tout en la humant, mon pas se faisant doux plus je me retrouvais proche de toi. C’est ainsi que délicatement, je pris la parole: “Il n’y a rien de plus doux à partager que le soleil qui se meurt…” Te souviens-tu que tu m’as tué? Que tu as été celui qui a eu ce privilège? “Mon frère.” Des mots lourds de sens. De ce sens enfoui depuis des siècles. Des mots qui voulaient dire bien plus qu’il n’y paraissait...Des mots qui étaient à la fois notre fardeau et notre joie.


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MessageSujet: Re: The Moon and the Sun [PV Philippe]   Mar 25 Sep - 16:49

The Moon and the Sun
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Les embruns de la mer embaument de leur parfums la plage toute entière. Vêtue d'un simple costume de soie blanche, je marche pieds nus sur le sable encore chaud des rayons solaire qui les a baigné toute l'après midi durant. Je sens encore toute cette douce chaleur envahir mon corps. C'est une étreinte chaleureuse qui contraste avec le petit vent frais qui souffle par instant ce soir. Mais cela n'est nullement désagréable. Ce petit vent vivifiant agite les vagues juste assez pour leur donner ce mouvement hypnotique que je trouve si reposant. De ma galerie, je passe des heures à admirer la plage. Mais rien ne vaut le fait d'avoir mes pieds ancrés sur son sol. La mer, j'ai toujours aimé cela. Je me souviens encore du jour où je l'ai vue pour la première fois. Il me semble bien que c'était à Marseille. Je devais avoir 10 ou 12 ans il me semble. En tout cas, je n'ai jamais oublier ce jour. J'avais l'impression d'être entouré de lapis-lazuli liquide. Mes yeux brillaient comme un feu tellement la beauté de l'eau les faisaient miroiter.

Je marche, encore quelques pas et mes pieds toucheront enfin l'eau. Voilà, j'y suis enfin ! L'écumes des vagues me touchent les pieds et enfin, l'eau elle même les atteins. Un frison me parcours alors à son contact glacé. Nous sommes fin Septembre et même si il fait encore beau, l'océan n'est pas pour autant très chaud. Je profite quelques instant de la caresse de l'océan, puis je retourne vers le sable chaud où je m'assois. Les vagues dansent sous mes yeux et ce balai incessant me fait sourire. Mes mains attrapent ensuite une poignée de sable que je laisse le vent faire voler au loin. Je me sens bien, totalement détendu, tellement détendu d'ailleurs que je ne me rends compte d'une présence que quand une voix remplie de douceur me parvient.

Mes yeux se ferment alors. Je suis transpercé en plein cœur par cette voix. Je ne la connais que trop bien. Même après des siècles de séparation, je la reconnaîtrais entre mille autre. "Mon frère." dis-je en d'une voix à peine audible. "Il n'y a rien de plus doux que le soleil qui se meurt" me dit il. Je me retourne alors vers lui en joutant mes yeux bleus planté dans les siens : "Sauf peut-être la beauté de la lune qui se lève ?" Puis je me remet sur mes pieds et je le prends dans mes bras sans plus de cérémonie, trop heureux de pouvoir le sentir à nouveau, lui, son corps, son odeur, tout son être m'a manqué ! Mon frère, nous sommes lui et moi les deux faces d'une même pièce, si semble et pourtant si différent à la fois. Et comme la pièce, chaque moitié ne peut exister sans l'autre. Je ne suis entier qu'avec lui à mes cotés.
 

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MessageSujet: Re: The Moon and the Sun [PV Philippe]   Mar 25 Sep - 18:49

A peine audible. Sauf d’un autre vampire. C’était doux à entendre. Comme une promesse qui m’avait manqué. Tout comme ton regard. Il me transperça de sa clarté tandis que tes paroles m’arrachèrent un sourire discret. Ta poésie me rappela à nos discussions endiablées ou froides comme la glace. Nous nous étions toujours affrontés, aussi sûrement que nous nous aimons. À l’image de ton corps embrassant le mien tandis que je niche ma tête contre ton cou, humant pleinement ton odeur, profitant de cet instant pour me rendre compte que Tu es bien là. Contre moi. Palpable, mes bras se faisant solide autours de toi. Je viens ainsi te murmurer: “Mon frère.” Comme une psalmodie. Comme pour m’assurer que tout cela est bien réel. Je ressens tout mon être vibrer avec toi contre moi. Mais je me redresse doucement, un sourire illuminant mon visage tandis que mes yeux s’étonnaient presque de pouvoir te contempler!

“Tu n’as pas changé.” Le souffle me manquait. Mes yeux ne cessaient de briller à force de t’observer. Je n’avais pas le coeur de te dire à quel point tu m’avais manqué. J’étais submergé par cette vérité qui me venait en pleine face: vivre sans toi est une déchirure que je ne souhaite plus connaître. Pourtant, il y avait toujours une part en moi qui pensait ne pas avoir sa place. Pas depuis notre séparation il y a des siècles. Pas avec ce que j’avais pu ressentir pour toi. C’était sans doute absurde, mais tout était plus simple quand j’étais le roi et que tu étais mon frère. Juste cela. Aujourd’hui tu es mon créateur...mon frère...et cette autre chose indéfinissable. Pour ne pas m’enliser dans ce sentiment qui m’échappait, je décidais de prendre la parole, menant la discussion comme auparavant: “J’espère que la critique à l’encontre de ta galerie dans le Los Angeles Time t’a plu.” C’était plus fort que moi. Parler du travail, du tien comme du mien. Parler de tout cela, plutôt que de rester dans tes bras et à oublier le temps qui passe.

Mais ce que je ne parvenais pas à faire, c’était détacher mes yeux de toi. Je craignais que si je le faisais tu disparaitrais. Je me sentais si incapable de te dire à quel point je t’aimais. À quel point tu avais créé un gouffre dans ma vie en y habitant plus. Alors mes yeux d’un bleu aussi limpide que les tiens ne te quittaient pas. J’appréciais te voir si beau, si rayonnant. J’appréciais voir que rien avait ombragé tes jours...Même pas mon absence.


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MessageSujet: Re: The Moon and the Sun [PV Philippe]   Mer 26 Sep - 0:22

The Moon and the Sun
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Ce regard aussi bleu que le miens qui me contemple me décontenance. Malgré tout ces siècles, il est toujours aussi puissant et magnétique qu'autrefois. A l'époque ou nous étions encore humain, il m'arrivait de les craindre ses yeux et même d'éviter parfois de les croiser. Mais aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Ce regard ne me fait plus peur. Oui, il me chamboule encore, il me touche dans ce que j'ai de plus profond en moi, mais il ne m'effraye plus à présent. Les gens pensaient parfois que Louis et moi étions jumeaux. Après tout, n'est il pas le soleil et moi la lune ? Si semblable et si différents à la fois. Le feu et la glace dans deux être à présent immortels ! Dieu qu'il est beau ! Oui il l'est, il l'a toujours été. L'ai je jalousé pour cette beauté ? Non, pas pour ça, mais pour sa prestance oui. Partout où il allait, il attirait la lumière à lui et moi, je n'avais plus que l'ombre. Avez-vous la moindre idée de ce que c'est que d'être moi ? Essayez un peu de briller vous à coté du soleil ! Et pourtant, malgré les caricatures grotesque auxquels certains historiens m'ont résumé, l'histoire retiendra bien plus de moi que cela. Je fus un fils, un frère, un ami, un amant et un père fidèle et aimant !

Un sourire illumine le visage de mon frère. Ce sourire, je ne l'ai pas souvent vue sur son visage, mais il me fait chaque fois la même chose. Des frisson électrique parcours mon corps alors que mes yeux se perdent dans la contemplation de ses lèvres. Oserai-je repenser à ce baiser sans en rougir ? Non, mieux vaut ne pas se laisser aller à y repenser encore... Je n'ai pas changé qu'il me dit. Après tout ce temps c'est tout ce qu'il a à me dire ? Il m'a quitté sans un mot et il me dit simplement que je n'ai pas changé ? "Mon cher frère c'est le lot des vampires, de rester à jamais immuable pour l'éternité." Ma voix se fait triste en prononçant ses mots. Je me rappel soudainement que c'est moi qui ais transformé Louis. Que c'est moi qui l'ai privé de sa vie humaine. J'aurais pu lui donner le choix, mais j'étais trop égoïste pour ça ! Je ne pouvais pas concevoir de le perdre, de voir sa beauté se faner avec les années et enfin, d'enterrer son corps... Non, cela m'aurait bien plus briser le cœur que son départ loin de moi. Oui, il n'était plus à mes cotés, mais rien que de le savoir en vie quelques part suffisait à réchauffer mon cœur.

Pourquoi reste il silencieux ? N'a t'il rien à me dire après tout ce temps ? Son regard semble vouloir me dire un millier de mots, mais ces mêmes mots ne viennent pas. Oui, ce manque d'expression de nos sentiments a toujours été notre malédiction et apparemment, malgré tous ces siècles passé, cela est toujours le cas ! Puis sa voix retentit à nouveaux. Il me demande si j'ai aimé la critique du Los Angeles Time sur ma galerie d'art.Jje souris alors en comprenant qu'elle était sans doute de lui. "Ton article est-il seulement que pure flatterie envers moi, ou apprécie tu réellement la Solaris galerie ?" Comprendra t'il que ce nom est en son honneur ? Lui qui a durant longtemps représenté ce qu'il y avait de meilleur dans l'art ? Ses yeux ne me quittent pas d'une seconde, mais ai-je envie qu'ils me quittent ? Bien sur que non ! Qui pourrait se passer des rayons du soleil sur sa personne ? Personne, pas même un vampire !
 

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MessageSujet: Re: The Moon and the Sun [PV Philippe]   Mer 26 Sep - 1:13

The Moon and the Sun
Philippe & Louis

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Je pars doucement à rire. Un rire léger qui se voit engloutit par l’expression de tristesse qui s’étire sur ton visage. À quoi penses-tu mon frère? Au lieu de te poser la question, je préfère rebondir sur tes paroles. “Je sais Philippe.” Ton nom entre mes lèvres me fait détourner le regard pour la première fois. Tout cela est bien trop familier, tout cela me ramène à des sensations que j’aurai voulu enterrer. Mais cela ne dure pas. Mon regard se porte à nouveau sur toi avec le magnétisme qui a toujours été le mien: “Je sais...je manque juste cruellement de mots.” Pour te dire ce que tu me fais ressentir. Le comprends-tu au-delà des mots? Ces mots qui me manquent comme tu m’as manqué? Je n’ai jamais rien su te dire à part que nous nous aimions et que rien ne pourrait changer cela. T’en souviens-tu seulement de ce moment où j’ai été là pour toi? Même s’il n’y paraissait rien tu as toujours été celui qui comptait le plus en mon cœur...et je sais que la réciproque était vraie. Tu aurais pu transformer ton Chevalier mais c’était pourtant moi que tu as choisi…

J’avais tant de questions à te poser, mais je trouvais que le silence se prêtait davantage à nos retrouvailles. J’aimais sentir cette attraction que seule la lune pouvait engendrer chez le soleil. Tu avais toujours été dans mon ombre, mais pourtant tu brillais tellement le soir, quand la cour dormait et que je me retrouvais dans les bras d’une de mes maîtresses. Toi, tu régnais dans ces moments-là, affichant tes amants avec une désinvolture qui m’a toujours fait envie. Tu possédais cette liberté que j’ai toujours recherchée...pourtant tu n’étais pas heureux de ta place. Je le savais. Je le sentais. Mais j’avais un royaume à faire grandir et je ne pouvais sciemment pas m’occuper de toi comme je l’aurais souhaité! Encore aujourd’hui, je ne savais si tu en avais conscience. Si tu avais conscience que ma place n’avait jamais été la plus enviable…?

Le clin d’oeil à mon journal brisa le silence qui pouvait aisément nous maintenir. Ce fut avec joie que j’accueillis tes paroles. J’hochai ainsi doucement de la tête avant de me rapprocher à nouveau de toi, mes mains venant cueillir ton visage, mon regard s’ancrant dans le tien comme je l’avais fait si souvent autrefois: “La flatterie n’a de sens que si elle est vérité.” Ma voix était posée. Je voulais que tu comprennes que j’étais fier de cette galerie que tu avais créé. J’avais réellement été touché par les œuvres qui s’y trouvaient. “J’écris très exceptionnellement dans mon propre journal. Et je ne l’ai pas fait uniquement pour te flatter. Mais car je crois en toi. J’ai toujours cru en toi.” Réminiscence de ce passé où je ne te reconnaissais jamais assez. Je fus saisis à nouveau par tes lèvres, par ta peau sous mes mains. Lentement ces dernières glissèrent sur ton visage tandis que je reculais d’un pas. Je n’étais plus en mesure de supporter cette tension qui se jouait malgré nous entre nous. C’est ainsi que je me tournais totalement vers l’océan.

“Solaris...” Se pouvait-il que tu aies baptisé ta galerie en mon honneur? J’étais assez égocentrique pour le penser. “As-tu envie de me parler de la création de ta galerie?” Je tournais mon visage vers le tien, me laissant saisir encore une fois par ta beauté lunaire. J’inspirai profondément, mon regard s’ancrant dans le tien. J’ai tant à te dire et pourtant...qui suis-je aujourd’hui pour m’imposer à toi? Comment pourrais-je te parler de ce que je ne comprends pas moi-même? Je n’ai jamais été doué pour te dire les mots que tu désirais entendre. Seras-tu plus doué que moi? Arriveras-tu à poser des mots sur ce que je ressens pour toi?





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MessageSujet: Re: The Moon and the Sun [PV Philippe]   Sam 29 Sep - 0:09

The Moon and the Sun
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Pourquoi ce rire ? Il se moque de moi ? La gêne s'installe entre nous. Mais pourquoi sommes nous lui et moi deux êtres si compliqués ? Nous sommes frères, aujourd'hui les titres et le protocole ne sont plus entre nous pour nous obliger à respecter les codes froids et ancestraux de la royauté ! Alors pourquoi ne pouvons nous pas simplement nous dire les choses ? Peut-être sommes nous trop différent... Puis Louis me dit à quel point il manque de mots pour me dire son ressenti. Lui, il manque de mots ? "Et bien, c'est bien la première fois que c'est le cas. Tu as toujours aimer parler et surtout avoir le dernier mot." Je me sens un peu mieux et quand il reprend la parole pour me dire que la flatterie n'a de sens que si elle est vrai et q'il croit en moi, j'arque mes sourcils de surprise. Il a toujours cru en moi ? Je pourrais mettre ses paroles en doute par mille et une anecdote qui prouvent le contraire, mais je n'en ferais rien. Il prend alors mon visage dans ses mains. Chose qu'il n'a pas faite depuis que je l'ai transformé... Il me suffit à présent de regarder le visage de mon frère pour y voir la vérité et uniquement elle. Nul mensonge n’abîme la perfection de ses traits. Je lui souris timidement comme je l'ai fait tant de fois par le passé et je lui dit avec toute la sincérité du monde alors que son visage se rapproche dangereusement du miens, puis se recule brusquement... "Alors mon frère, je suis touché que ça t'ai plu autant que cela. J'ai fait porté des roses rouges pour remercier l'auteur de l'article au L.A Time. Si j'avais su que c'était toi, j'aurais rajouté des Lys au bouquet."

Je le retourne ensuite à nouveau vers moi les mains posées sur ses épaules, le mot Solaris franchi alors ses lèvres et je rougis légèrement parfaitement conscient qu'il a compris le pourquoi de ce nom ! Mais je n'en dit bien sur rien, le laissant au lieu de cela continuer en me demandant de lui parler de la création de ma galerie d'art. Nouveau sourire de ma part. Mon regard se plante à nouveaux dans le siens et je lui réponds le corps et la voix beaucoup plus détendu que précédemment : "J'ai toujours aimé l'art tu le sais. Bien avant toi, je défendais déjà les artistes ! De théâtre tout d'abord avec la troupe de Molière que j'ai prise sous mon aile avant que tu ne me la vole... Et puis, par la protection accordé à des artistes connu ou moins connu, peintres, sculpteurs, designer de mode... Mes châteaux étaient déjà des galeries d'art de notre temps et même pour certains de véritables musés souviens toi. Les gens venaient du monde entier admirer les beautés qu'abritaient mes châteaux. L'art, tout comme toi je l'ai dans le sang et c'est donc tout naturellement que j’ai ouvert cette galerie d'art. Je veux que le monde puisse s'ouvrir à l'art. L'art devrait pouvoir être apprécier par tous et c'est cela le but de ma galerie, rendre l'art et les artistes accessibles à tout un chacun, du plus modeste au plus aisé." Ma tirade fut longue et dite avec bien plus de passion que je ne l'aurais voulu, mais je parle toujours avec le cœur et cela, Louis le sait...

Tout cela me rend nostalgique. Ce temps là me manque ! Oui, quand je repense au passé, à ma vie, je la regrette parfois. Bien sur, mon existence d'immortel je l'aime, je dirais même que je l'adore ! Mais cette humanité qu'on m'a enlevé, je la pleure encore parfois... En est il de même pour Louis ? Regrette il sa vie d'avant ? Regrette il sa couronne, le pouvoir qui était siens... Il était un roi, aux yeux de certains, même un dieu ! Mais aujourd'hui, qui est il ? Je le fixe alors de façon intense, puis je lui pose directement la question. "Et toi mon frère, que deviens tu ? A part écrire dans ton propre journal, que fais tu de ta vie d'immortel ?" Je suis vraiment impatient d'entendre sa réponse. Il m'a tellement manqué...
 

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MessageSujet: Re: The Moon and the Sun [PV Philippe]   Sam 29 Sep - 14:15

The Moon and the Sun
Philippe & Louis

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Un reproche? Tes paroles y ressemblaient. Comme si le temps ne s’était pas déroulé depuis nos derniers échanges. Comme si hier encore j’avais dis non là où tu voulais entendre un oui. Mais ce n’était pourtant pas la vérité. Cette dernière était bien plus cruelle à entendre. Et c’est envers elle que je manquais de mots. Comment parler de ce qui est inavouable? Comment te dire que j’avais peur de te revoir, peur de ce que toi seul pouvait me faire ressentir? Je savais que la réciproque était fausse. Je savais comme il était difficile et tortueux de m’aimer. Alors je me retrouvais démuni - oui moi - face à toi. Alors je faisais ce que je savais faire de mieux, mettre de la distance. Du moins pour le moment. Cela me heurtait de percevoir que mon rire t’attristait, que malgré tous ces siècles tu te sentes acculé face à moi, au point de me faire encore des reproches. Si je t’ai tant blessé, pourquoi m’avoir transformé? Une question que j’espérai bien te poser quand le temps sera plus clément.

C’est ton sourire intimidé face à mon toucher et mes paroles qui me fit me détourner de toi. Tu n’avais nulle idée à quel point j’étais sensible à toi mon frère. À quel point tu es important à mes yeux. Parcourir le monde et ne pas partager ses paysages avec toi a été une punition, au même titre que cette éternité dont je n’avais pas voulu. Te rends-tu compte à quel point j’étais reconnu auparavant? J’étais un roi, j’étais entouré et désormais que me reste-t-il? Aucune femme, aucun homme n’a réussi à ensoleiller mes journées...même pas toi qui ne m’a jamais recherché. Comment pourrais-je t’en vouloir? Tu ne voulais plus vivre dans mon ombre. Personne ne souhaite cela.

Les roses trônaient déjà dans le loft acheté pour séjourner quelques temps en Californie. J’avais humer les roses à la recherche - idiote - de ton parfum. À tes paroles, un sourire étira également mes lèvres. Tu te souvenais de mes goûts.

À peine m’étais-je détourné de toi que tu me ramenais face à toi. Ne voyais-tu pas mon frère que tu me torturais? C’est à ce moment-là que je remarquais comme tu avais sensiblement rougis. Et c’est à partir de là que je compris à quel point tu continuais quelque part en ton être à me rendre hommage...Mais pour la suite, je fus autant absorbé par tes paroles que par tes yeux qui brillaient d’enthousiasme. Je fus touché, de façon peu agréable, par la pique que tu me lança concernant Molière. Mais je te laissais poursuivre, t’enflammer, face à ta mission de rendre l’art accessible de tous. Tu as toujours été un bienfaiteur envers les plus démunis. Tu as toujours été plus à l’écoute de la souffrance du peuple que je ne l’ai été. Mais ce n’est pas contre toi que le peuple s’est soulevé lors de la fronde. Bien sûr, tu me dirais que c’était contre Mazarin...mais il représentait à l’époque mon autorité. Comment pouvais-je être à l’écoute d’un peuple qui était prêt à tuer un enfant? Un enfant choisi par dieu!

"Tu m’en veux toujours concernant Molière? M’en voudrais-tu toujours si j’étais mort et enterré?” Comprenais-tu que je ne t’ai rien demandé? Que si tu m’en voulais autant, tu aurais pu simplement me laisser mourir et pleurer ta propre mort avant cela? "Molière a fait son choix. Et grâce à ce choix, il reste l’une des figures du théâtre la plus reconnue à ce jour.” C’était cela que de laisser le soleil vous faire briller. C’était ce que j’avais fais pour Molière mais aussi pour de Lully dont la mort idiote m’avait marqué à l’époque.

Je sus toutefois rebondir sans me laisser happer par les affres du passé. "Tu as toujours eu un goût certain mon frère...Et je suis heureux que l’histoire est notée cela et bien d’autres choses encore à ton sujet. Je suis fier de toi.” Fier que tu accomplisses tes rêves, bien loin des limites que je t’imposais parfois à l’époque.

Je te tendis mon bras, comme je le faisais parfois autrefois. Un bras pour que nous marchions ensemble côte à côte. Non plus dans les jardins de Versailles, mais bel et bien sur cette plage dont nous n’avions même pas conscience à l’époque! "Cette vie m’apparait parfois bien trop longue. commençais-je, mon regard se perdant sur l’horizon tandis que je sentais le contact de ton corps marchant au même rythme que le mien. "J’ai d’abord voyager, accompagné d’une troupe de fidèle servants. Puis je me suis posé et j’ai énormément appris auprès des meilleurs de ce monde. Que ce soit pour me mettre à niveau des nouvelles technologies qui apparaissaient à travers les époques ou dans l’art.” Je fis une pause, cherchant l’azur de tes yeux avant de poursuivre. "J’ai appris la peinture...et c’est un art dans lequel j’excelle.” Je n’ai jamais été timide concernant mes capacités. En tant que roi, je savais que beaucoup me mentait concernant ce que je faisais, me félicitant quand cela ne méritait pas tant. Ce qui fait que j’avais développé mon propre discernement et que je savais quand on me mentait ou pas.

"Au-delà de ça, je suis actionnaire dans plusieurs médias...J’ai fais en sorte de ne jamais manquer de rien.” Cela avait été essentiel pour moi dès les premiers instants. Continuer à gérer mes finances...bien mieux que celles de la France.

Je laissais un silence s’installer avant de te questionner à mon tour: "Es-tu heureux mon frère? As-tu tout ce que tu désires dans ta vie?” Mon regard se posa à nouveau dans le tien tandis que je m’arrêtais. C’était cela avant toute chose que j’étais venu vérifier. Je n’étais pas là pour te réclamer une place que tu ne pourrais jamais m’offrir. Je m’effacerai. Tôt ou tard, comme je l’avais fait autrefois.




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MessageSujet: Re: The Moon and the Sun [PV Philippe]   Dim 7 Oct - 18:56

The Moon and the Sun
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Je sens bien que certains de mes mots le blesse et cela bien plus que je ne le souhaiterais. Il est mon frère, ma seule et unique famille, le seul lien qui me rattache encore à ma vie humaine, à celui que j'étais autrefois. Mais même si je chéri ce lien précieux, il m'arrive parfois de le haïr ! Je me sens parfois si faible face à lui, comme un enfant face à son idole. Car oui, il fut mon idole durant tant d'année,lui, mon roi, mon soleil, celui pour qui je vivais, je respirais. C'est sans aucune hésitation que j'ai choisi de lui offrir cette immortalité qui était mienne. Dés que ce don m'a été offert, je savais que c'est avec lui que je le partagerais et cela même si j'ai mis plus d'une année à osé me l'avouer. Jamais je n'aurais pu concevoir l'éternité sans lui à mes cotés. Lorsque il est partie, il a brisé une partie de moi ! Oui, j'aurais voulu partir à sa poursuite, le ramener à moi de gréer ou de force ! Mais je me devais de respecter son choix. Il n'a pas eu son mot à dire lors de sa transformation, mais sa vie est sienne, il ne me doit rien.

Louis semble blessé que je lui en veuille encore pour certaine choses du passé. Molière, mon doux, mon merveilleux Molière !
Son talent, ses mots égaillaient ma vie et il me l'a pris et cela par pur jalousie ! "Son choix ? Il ne l'a pas vraiment eu ! Tu le voulais toi son roi alors il est partie te rejoindre ! Comment aurait il pu faire autrement ? Personne ne pouvait résister à tes appels impérieux pas même moi ! Mais tout cela est du passé. Laissons le derrière nous veux-tu." Je soupire ensuite en passant une main dans mes cheveux rebelle que le vent marin fait voler autour de moi. Tiens ? Mon cher frère reconnait en moi des qualités qu'il ne reconnaissait pas avant. L'immortalité lui aurait-elle ouvert les yeux ? Ou alors, oserait-il enfin admettre la vérité ? Ou est-ce un mélange des deux ? "Je suis aussi ravie que l'histoire ne me résume pas simplement au rôle dans lequel tu m'avais enfermé... Mais cela aussi est du passé mon frère. Je suis fier de mon parcours et heureux que tu puisse toi aussi aujourd'hui être aussi fier de moi que moi j'ai pu l'être de toi." Un nouveau sourire timide étire mes lèvres alors que mes yeux pétillent à nouveaux de bonheur en plongeant dans les siens.

Le bras de mon frère se tend alors vers moi et comme nous le faisions autrefois, je le saisi et bras dessus, bras dessous, nous marchons à présent sur la plage. Louis m'avoua alors trouver parfois cette vie longue. Il a apparemment parcouru le monde tout comme je l'ai moi même fait. Il a appris tout comme moi auprès des plus grands pour enrichir encore plus son solaire esprit. C'est fou comme notre parcours fut similaire. Nous avons été éloigné tout ce temps et pourtant, nous avons réussi à faire presque les mêmes choses. Je trouve cette constatation des plus étrange et fascinante à la fois. Il est peintre. Oh mon dieu ! C'est incroyable ! Cela prouve bien la complexité de nos deux personnes. Nous sommes si similaires et si différents à la fois. Comment pourrais-je ne pas l'aimer après ces aveux ? Le voir là face à moi c'est un peu comme voir mon double. Il m'avoue ensuite posséder plusieurs organisme de presse et être actionnaire de certains autres et je ris de bon cœur ! Oui, là je retrouve mon frère ! Le pouvoir est une part de lui qu'il ne peut négliger. "Je trouve cela tellement fascinant ! Notre parcours n'est semble t'il pas si différent que cela si on omet le coté chef d'entreprise et magnat de la presse notre parcours de vie semble assez identique."  

Puis il me demande si je suis heureux dans ma vie. Je lui souris alors avec la plus grande tendresse et je lui réponds avec la plus grande sincérité la voix posée : "Oui, je pensais l'être du moins. Puis tu es arrivé et là je me rends compte face à toi que je n'étais qu'heureux en surface. J'ai toujours eu un manque dans ma vie et aujourd'hui en t'ayant là face à moi, je sais enfin mettre un nom sur ce manque... Louis..." Mon cœur est soudainement si léger de lui avoir fait cet aveu. Oh mon dieu, pourvu qu'il ne me fuit pas à nouveau ! Mon frère n'a jamais aimé les grandes effusion de sentiments...
 

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MessageSujet: Re: The Moon and the Sun [PV Philippe]   Lun 8 Oct - 0:50

The Moon and the Sun
Philippe & Louis

Ambiance

Sais-tu à quel point tes paroles me blessent? À quel point tu me rappelles une croyance qui sans cesse me poursuivait aussi grand que pouvait l’être le château que j’avais fait construire? Celle que les gens m’aidaient, acceptaient mes offres, non pas par amour pour moi, mais bel et bien car ils me craignaient. Peux-tu seulement imaginer mon frère ce que cela fait que de ne jamais être aimé pour qui l’on est? Mais craint pour qui l’on représente?! La France, voilà qui j’étais. Et tu t’étais pourtant mis en tête que la France pouvait te voler ton artiste, alors même que la France les a vu naître et les a nourri. On ne vole que ce qui ne nous appartient pas de naissance. Mais comme tu le mentionnais, cela faisait désormais parti du passé. Un passé qui nous a bien longtemps séparé, des paroles qui nous ont mené tous deux vers des silences qui m’étaient insupportables. Mais t’avouer que cela était le cas à l’époque, était bien trop dangereux pour mon être. La peur de te voir me terrasser était bien trop grande pour que je me confie si intimement auprès de toi.

Tout cela est toutefois vite effacé par tes paroles à mon encontre. Fier de moi? J’observe le sourire qui naît sur tes lèvres. Je le garde en mémoire avant qu’il ne disparaisse à jamais. Je ne savais pas que tu me soutenais, toi qui avais toujours un mot qui allait contre mes propositions. À chaque fois que je proposais quelque chose, tu avais ton mot à dire, niaisant sur des détails, m’obligeant à trancher et à me montrer plus froid envers toi que je ne le souhaitais réellement. J’avais un pouvoir à maintenir, une position à faire respecter...même de toi Philippe. Même si tu avais bien plus de largesse que mes propres conseillers. Tu as toujours été plus qu’un frère...encore plus depuis que la mort nous avait frappé tous deux. Mais arriverai-je seulement à t’en parler?

Tu m’écoutes attentivement comme tu as toujours su le faire. Je sais que ma part artiste t’a toujours plu, et sans aucun doute que tu es heureux de savoir qu’elle est toujours là. Mais c’est l’autre part, celle du pouvoir, qui t’amène à rire de bon cœur et à me décrocher un franc sourire. J’entends alors que notre différence se situe bien entendu sur ce dernier point, comme cela l’était déjà à l’époque et je comprends sans mal que toi aussi tu as vu du pays, du monde même! Mais je n’ai pas vraiment le temps de te l’exprimer, trop concentré sur toi, buvant chacune de tes paroles en une douce mélodie qui me rappelle ce temps où je n’avais jamais souffert de ton absence.

Puis il y a cet instant. Bref. Quasiment imperceptible pour celui qui ne me connait pas mais qui, j’en suis sûr, ne t’échappera pas. Mon regard se fige en écho à mon cœur qui rate un battement. L’entente de ton bonheur me transporte, mais comprendre que j’avais pu autant de manquer m’est une idée impensable. Elle l’est, car si elle ne l’était pas cela soulèverait à nouveau ce désir que j’ai su taire pendant tous ces siècles loin de toi. C’est ainsi que je continue de te regarder mais sans parvenir à prononcer le moindre mot. Délicatement mon regard se ferme. Tu n’as pas le droit de me dire de telles choses. Tu n’as pas le droit de malmener mon cœur que j’avais réussi à étouffer."Je suis heureux alors, si tu es comblé." Naturellement je vins te prendre dans mes bras, enfouissant à nouveau mon visage contre ta nuque, respirant profondément tout en tentant de me ressaisir intérieurement. Une façon pour que tu ne lises pas dans mon regard mon trouble. Une façon pour ne pas avoir à répondre à ta question silencieuse. Une façon de te préserver mon frère de cet amour nocif qui nous lie dans l’âme.

Je fermais un instant les yeux, laissant le soin au léger vent de nous souffler dessus, comme deux chandelles que rien ne pourrait pourtant éteindre. Pas même les siècles, pas même nos amants, nos victoires ou nos défaites...Doucement, je m’extirpais de ta chaleur afin de te faire à nouveau face et te sourire avec joie. "J’aimerai t’amener chez moi ce soir...Si tu n’as pas d’objection?" Envie de te choyer. Sans aucun doute. De partager un peu de mon nouveau monde avec toi et que tu fasses de même. Envie d’une intimité que même l’immensité de l’océan ne pouvait nous offrir.

"J’ai envie que tu me parles plus en détails de toi...J’aimerai rattraper tout ce temps où je n’ai pas su être auprès de toi."





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MessageSujet: Re: The Moon and the Sun [PV Philippe]   Dim 14 Oct - 22:44

The Moon and the Sun
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Je me sens nu face à mon frère. Comment ai-je osé m'ouvrir à lui de la sorte ? Un instant la honte de mon aveu me submerge faisant rougir légèrement mes joues. Oh comme j'aimerais être comme Louis et savoir cacher aussi bien que les lui mes émotions. Bien sur, avec le temps j'ai appris à les masquer avec les autres, mais il faut croire que face à mon frère, je me sens toujours un cran en dessous... Comme à son habitude, Louis ne s'exprime pas. Je sens pourtant qu'il voudrait me dire des tas de mots, mais comme autrefois, il choisit de se taire et de me fermer jusqu'à son regard ! Dieu que cela me fait mal... Puis sa voix me dit qu'il est heureux de me savoir comblé et puis enfin, son étreinte fait disparaître tous mes précédent sentiments. Jamais le Louis d'autrefois n'aurait agi de la sorte. Après mon aveu, il m'aurait tourné le dos et il serait surement partie à des milles de moi. Il faut croire que son cœur s'est attendri avec le temps, ou peut-être l'était-il avant mais n'osait-il simplement pas me le montrer ? Il était plus que mon frère, il était mon roi et ça, j'avais tendance à l'oublier.

Nos deux corps l'un contre l'autre, je peux enfin sentir nos deux cœur battre comme un seul ! L'odeur de ses cheveux qu'il porte presque aussi long qu'à notre époque me parvient à cet instant de toute part. Je voudrais pleurer là sur le champ tellement les émotions en moi sont fortes ! Je voudrais faire durer cette étreinte pour l'éternité, je voudrais le forcer à rester avec moi et l'obliger à ne plus jamais me quitter ! Mais évidemment, je n'en fait rien. Puis la chaleur de ses bras, de son corps s'éloigne du miens. Je me sens soudainement vide et le vent frais que je trouvais précédemment si agréable, me fait à présent frissonner de froid.

Lorsque je regarde à nouveau son visage, un sourire se dessine à présent sur ses lèvres et là, soudainement, la chaleur reviens dans mon corps tout entier. Oui, il est le soleil, mon soleil ! Comment pourrais t'il en être autrement ? Puis, sa voix reviens à nouveau vers moi pour me demander de venir chez lui. Il a envie de m'écouter, de savoir tout de moi et je m'en sens étrangement touché. Jamais auparavant il ne s'était à ce point intéressé à moi, à mes sentiments. Autrefois, mes mots, mes paroles devaient sans cesse être calculer pour ne pas le blesser ou froisser sa fierté de roi, mais aujourd’hui il semble bien plus enclin à l'écoute, sans doute le poids de la couronne ôter de sa tête allège t'il son appréhension de paraître faible aux yeux des gens ? Peut-être que cela allège également son ego ? Quoi qu'il en soit ça me plait !

Lissant d'une main les manches de mon costume de soie blanche, mes yeux remontent ensuite à nouveau vers mon frère et je lui réponds : "Je serais ravi de venir chez toi Louis, mais seulement si tu me promet que tu as du vin Français à m'offrir ! Les Californiens ont beau faire leur propre vin, cela ne vaudra jamais à mes yeux un bon château Margot !" Puis cette fois, c'est moi qui lui tend le  bras en ajoutant un sourire aux coins des lèvres: "Je te suis mon frère." J'ai hâte de voir sa demeure et surtout de pouvoir lui parler et faire fondre peu à peu ces siècles qui nous séparent.
 

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by Wiise


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The Moon and the Sun [PV Philippe]

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