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  I've been traveling in the desert of my mind | Karlytacos & les Quill

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Message# Sujet: I've been traveling in the desert of my mind | Karlytacos & les Quill     I've been traveling in the desert of my mind | Karlytacos & les Quill  EmptySam 27 Juil - 0:44


   


I've been traveling in the desert of my mind


Une minute peut être particulièrement longue.
Elle ne semble pas presser l’aiguille des secondes.
Sur l’horloge les heures aussi peine à faire leur ronde...

Il exhale un soupire las, jetant un œil à travers la vitre de la fenêtre. Un orage éclate, sans pluie. La solitude de la nuit lui pèse, l’ennui gagne son esprit qui se peuple de pensées destructrices. Keon apprécie pourtant sa vie, certes il y a plus confortable que de jouer sans relâche les fugitifs, mais il est heureux avec sa femme. Violet, c’est la pensée positive de ses soirées passées seul. Il sait qu’elle franchira la porte au petit matin et qu’ils pourront enfin aller se coucher avant que le réveil n’hurle pour le lever lui. Il a prit des horaires d’après-midi, s’occupant principalement de la réfection des chambres quittées par leurs locataires en fin de matinée Un travail bien plus important pour accueillir le prochain client. Il retape les chariots, inspecte la vaisselle du petit déjeuner après avoir servit les diners en chambre et porté les caprices des riches qui téléphonent au room service.

Minuit approche et il sent que ses pensées sont beaucoup trop fortes pour lui. Il décide de prendre sa veste et de se rendre dans ce diner où elle travaille. Il n’y a jamais mis les pieds, il ne doute pas que cet endroit doit être terrible et bruyant. Il aimerait éviter de lui trainer dans les pattes pour ses dernières heures de service, mais il sait que c’est le plus raisonnable à faire.

Comme bien souvent, le canadien oubli de verrouiller leur porte et quitte sa maison sans rien emporter, surtout pas de l’argent. Il ne veut pas prendre le risque de flancher et de finir dans un bar en bord de route. Il tape l’adresse dans le gps de son portable, il en a pour plus d’une heure et demi de marche, il ne pensait pas que c’était aussi loin. Cependant, il ne se dégonfle pas pour autant, il n’a rien de mieux à faire et pour une fois qu’il prend un peu l’air... Il préfère marcher que de dépenser deux dollars pour le bus, c’est deux dollars qu’ils ne peuvent pas se permettre, surtout depuis sa dernière rechute, il était hors de question qu’il se paye quoi que ce soit...

Alors que la batterie de son portable est chargée de moitié, l’écran se mit à faire d’étranges grésillement, puis affiche une page grise... Curieux cette interférence... Impossible d’éteindre l’appareil, puis lorsqu’il décroche le nez de celui-ci, quelque en haut de la rue le toise d’un regard presque... Luisant ? Il secoue la tête pensant halluciner, se retourne, prend sa tête dans ses mains, inspire, mais quand il ouvre à nouveau les yeux, l’individu en question se trouve à une douzaine de centimètres de son visage. Son cœur manqua un battement et son corps bondit en arrière « AHH !!! Tu m’as fais peur enfin ! » Ce n’est que maintenant qu’il remarque les yeux livides, la peau blanche, les vêtements déchirés...

Non... Non, il ne veut pas de ça ce soir. A vrai dire, il ne veut de cela que très rarement, il ne se croit pas capable de gérer un tel pouvoir, il pense bien souvent que pour lui c’est trop tard. Il tente de contourner l’esprit, mais celui-ci posa sa main sur son épaule. Ce n’était pas une forme immatérielle... C’était bel et bien quelqu’un... « C’est toi... » « Quoi c’est moi ?! » Il ouvre des yeux écarquillés de crainte, qui le connait ici ? Personne, pas vrai ? Bon sang, pourquoi est-ce qu’il n’est pas resté à la maison à prendre son mal en patience ? Le voila paumé non loin du désert, quel autre meilleur endroit pour faire disparaitre quelqu’un ? « C’est toi qu’ils ont envoyé pour me bannir, je sens ton énergie. » D’expérience, ce genre de conflit avec les esprits n’ont jamais rien donné de bon, seulement, l’hôte à l’air franchement en mauvais état alors bien que Keon – contrairement à sa femme- n’ai aucune compétence en matière de combat, tente le coup.

C’est comme ça qu’il s’est retrouvé à courir complètement paniqué en plein centre de cette route en direction du désert. Il a rudement mal à la main après avoir osé mettre un coup de poing à ce pauvre débris pas loin d’être déjà un cadavre de toute façon, il ignore qu’il se trouve au cœur d’une traque qui le sur-dépasse et qu’il a croisé un monstre bien dangereux, mais fort heureusement, bien affaibli. Il aperçoit au loin un ou des phares, le manque de sommeil affecte son jugement. Une voiture. Voila qu’il lui fait de grands signes ! Ouais, il faut absolument qu’il arrête cette voiture, qui que ce soit au volant, ça peut pas être pire que l’autre squeletor, pas vrai ?

La voiture finit par s’arrêter bien qu’il se soit décalé sur l’autre portion de route, même si ce fut à la dernière seconde qu’il envisagea se pousser hors du trajet du véhicule afin de ne pas finir dans le décor. Keon roule limite sur le capot de la voiture pour faire le tour ouvre la portière passager étrangement déverrouillée, il s’assoit directement sans être invité, son regard tombe dans celui du gars « Dites moi pas que vous êtes avec l’autre fil de fer ! J’pourrais jamais vous mettre un taquet à vous, vous êtes bien trop musclé ! » Son regard détaille le conducteur, c’est probablement illégal d’être aussi bien fichu... A cet instant, il ne réalise pas à quel point il a l’air fou... « Tabarnak, c’est quoi c’merdier ? C’est quoi cette ville de cinglés ?! » Et c’est lui qui dit ça... Il se tient la tempe d'une main, se disant, en plein déni, que rien de tout ça n'était réel et que s'il était encore sous anti-psychotiques, rien de tout ça n'aurait lieu...


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Si ça se trouve c'est bourré d'oiseaux venimeux.
Y'en a des rouges, des jaunes, des re-rouges et des pourpres !
Y bouffent que des noisettes et des escalopes de veau.
Et quand ils vous donnent un coup de bec,
Vous voyez une grande lumière et ça vous donne la diarrhée !


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Karl Fitzgerald
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Message# Sujet: Re: I've been traveling in the desert of my mind | Karlytacos & les Quill     I've been traveling in the desert of my mind | Karlytacos & les Quill  EmptyMar 30 Juil - 19:39


   


I've been traveling in the desert of my mind


« - Vous n'avez plus rien à craindre. Nous saurons tout mettre en œuvre pour vous protéger vous et votre fils. Vous êtes parvenus à vous défaire de l'influence de ces personnes, vous avez déjà fait la moitié du chemin » Assit à son bureau, Karl Fitzgerald faisait face à une sorcière et à son adolescent de fils qui avait, comme bien d'autres jeunes avant lui, cédé aux perfides appels de la magie noire. C'était le deuxième en un peu plus d'un mois et une fois encore, le régent de Red House n'hésitait pas à prendre le temps qu'il fallait pour s'occuper de ça. White Coven n'acceptant ce type de sorcier et au vu de son histoire personnelle, Fitz le missionnaire, prenait plus à cœur le traitement de ces cas. « - Il est encore jeune ! » Sur un ton paternaliste, il osa un regard furtif sur le jeune, incapable de rester en place. Karl se surprit à penser tout aussi furtivement à son propre fils, qui devait avoir sensiblement le même âge aujourd'hui. Il aurait pu de ce fait, jouer cette carte pour achever de rassurer la sorcière paniquée, mais préféra se taire. Il n'avait plus aucun lien avec son fils depuis des années et n'avait pas cherché, si ce n'est à de rares occasions à l'approcher. La mère, les larmes aux yeux, sortie aussitôt le régent de ses sombres pensées. Elle s'inquiétait elle aussi de son propre sort, elle qui venait de White Chapel. « - Non, je ne vous demande pas de nous rejoindre Madame. Vous pouvez rester dans votre coven. Je n'exige aucune adhésion, ce qui m'importe, c'est d'aider votre fils » Il préféra taire le fait qu'il ne serait pas aisé pour le jeune sorcier de retrouver le coven de sa mère, une fois sevré de la magie noire. Lyanna Johnston, autant que White Chapel, était intransigeante sur les pratiques et bannissait toute personne ayant pratiqué de la magie noire.

L'échange s'acheva sur une poignée de main amicale de la mère qui s'éloignait le cœur lourd de son fils, désormais prit en charge par Karl. « Un de plus » songea-t-il en accompagnant l'adolescent dans ses nouveaux quartiers. Matthew venait de le rejoindre pour prendre connaissance de la situation. Par respect pour l'adolescent, le Régent de Red House attendit d'être assez éloigné de son nouveau protégé pour faire un rapide rapport à son bras droit. « - C'est le deuxième en un mois. Et il parle encore de ce groupe. Ça m'inquiète, j'ai l'impression qu'il cible les plus jeunes, ceux et celles qui ne sont pas encore aux faits de leurs capacités. Peut-être devrais-je faire un tour à l'Académie pour en discuter avec le directeur et veillait à renforcer la surveillance. » Comme toujours, Matthew Crawford approuva, jouant encore à merveille son rôle loin de se douter que sous peu, un petit grain de sable viendrait enrailler la machine pourtant si bien huilée.

Karl aurait aisément pu se satisfaire de sa journée, être ravi d'avoir sauvé un jeune en perdition, mais non, aucun sentiment de satisfaction, encore et toujours ce vide qui n'avait de cesse de s'accroître ces derniers temps. Peut-être était-ce dû à ce gamin qui lui avait tant rappelé le sien. Peut-être était-ce Lyanna, qui ne quittait que très peu ses pensées, depuis qu'ils s'étaient « retrouvés » contraint de devoir se supporter lors d'une réunion officielle qui s'était avérée officieuse bien malgré eux. Toujours est-il que ce soir, il avait besoin d'air et une fois encore de solitude. Il espérait encore pourvoir de ce fait, entrer plus facilement en contact avec son père, qu'il ne désespérait pas de revoir. Il regagna donc le garage, souleva la bâche qui cachait à la vue de tous sa sublime Chevrolet Corvette noire de 1958, un présent du paternel. « - Une petite sortie, ça ne se refuse pas ! » Il prit aussitôt la route sans se préoccuper de rien et rejoignit sa petite forteresse de solitude à lui, un endroit qu'il partageait jadis avec Lyanna. La vue sur Los Angeles était sans pareille. Il prit donc place sur l'herbe froide, mais pas encore humide et observa le spectacle. La pollution visuelle était ce qu'elle est, mais Karl ne pouvait nier apprécier le spectacle. Il prit alors une grande inspiration pour mieux se concentrer et sans quitter les lumières de la ville du regard, il focalisa toutes ces pensées sur son père, faisant aussitôt abstraction de tout le reste. Mais un éclair déchira l'horizon, sortant aussitôt le sorcier de sa méditation. L'orage se mit alors à gronder avec férocité, obligeant Karl à remettre ses recherches à plus tard, et ce, malgré l'absence de pluie.

Ainsi, il retrouva sa voiture réajustant la capote pour qu'il ne soit pas inondé en cas d'averse. À l'allumage, la radio s'enclencha faisant entendre son fidèle grésillement. Tournant le bouton légèrement à gauche, le sorcier parvint à se défaire des interférences. Pas regardant, il laissa la première station à portée de main, faire entendre sa programmation. Il s'agissait de « jazz », ce n'était pas un genre musical qu'il affectionnait tout particulièrement, mais pourquoi pas. La Chevrolet reprit donc la route, alors qu'au loin, l'horizon continuait à être fendu de part en part, les éclairs redoublant en intensité comme le tonnerre. Il en fallait plus pour ébranler Karl, qui depuis toujours, était fasciné par l'orage et les éclairs. Il n'hésitait pas d'ailleurs, enfant, à sortir de son lit, les soirs de tempêtes, pour y fixer l'horizon morcelait par une multitude d'attaques électriques. Karl se décida de ce fait à prolonger la contemplation en faisant un détour qui le mena près des étendues désertiques.  La radio grésilla de nouveau, obligeant le régent de Red House à traficoter à nouveau le bouton. Mais rien n'y faisait, cette fois, il lui faudrait se contenter du silence. Il remarqua alors au loin, et ce, malgré l'obscurité plus que relative des lieux, un type qui agitait frénétiquement les bras. D'abord méfiant, Mr Fitz finit par ralentir son véhicule jusqu'à l'arrêter, l'occasion pour le mystérieux voyageur de presque rouler sur le capot avant de s'engouffrer sans plus de cérémonial à l'intérieur, à la grande surprise de Karl.

« - Ca vous prend souvent de monter comme ça dans une voiture ? » Sans animosité bien sûr. « - Et non, j'ignore de quoi vous parler, mais je ne suis pas avec l'autre fil de fer. » L'accent, le jeune homme en possédait un, du genre Amérique du Nord, qui ne laissait que trop peu de mystère sur sa provenance. « - Je ne prends aucun risque à dire que nous n'êtes pas du coin vous ? » Il redémarra en gardant quand même un œil sur le type. « - Vous allez où ? » Sans à priori, il se demandait quand même à qui il avait affaire. S'agissait-il d'un humain lambda, pas au fait du monde surnaturel dans lequel la Cité des Anges baignait ? Ou bien était-il au fait de ce qui se tramait dans le coin ? Telle était la question. « - À voir votre tête, sans vouloir vous vexer, on aurait presque tendance à croire que vous avez vu un fantôme ! » lança-t-il innocemment.


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Message# Sujet: Re: I've been traveling in the desert of my mind | Karlytacos & les Quill     I've been traveling in the desert of my mind | Karlytacos & les Quill  EmptySam 3 Aoû - 4:29


   


I've been traveling in the desert of my mind


Bien sûr il a pleinement conscience de passer pour un fou à cet instant, mais ce n’était pas comme s’il était coutumier de ce fait... Lui-même s’étiquetait barjot avant de rencontrer son épouse, alors comment pourrait-il en vouloir à un étranger de le juger ?  Ce pauvre type venait de voir le siège passager de sa voiture prise d’assaut par un hurluberlu. Keon ne répondit pas à cette question d’ailleurs, est-ce qu’il fait ça souvent ? Beaucoup trop souvent à son gout... Si ce n’est pas monter dans le véhicule d’un étranger, ce serait autre chose... Il se détendit immédiatement, monsieur muscle n’avait rien à voir avec le fil de fer, c’était parfait ! Oui, vraiment, parce que l’autre asticot lui à vraiment fait peur, terriblement peur... Il ne saurait pas même dire si c’était vraiment humain, est-ce que ça a seulement existé ? La douleur de ses phalanges lui indique que ce n’était pas uniquement dans sa tête ou dans cette dimension du voile que personne d’autre ne semble percevoir.

Un soupire s’échappe de ses lèvres, sa main vient appuyer sur le verrouillage de sa portière. Il se sent étrangement en sécurité, ce qui est complètement absurde. Qu’est-ce qui lui dit qu’il ne court pas un bien pire danger ? Le médium choisit de ne pas y penser.

« Je... Oh c’est bien vrai, j’proviens du nord. » Ouais, le nord qui n’appartient pas même à ce pays, mais qu’importe, il vaut mieux rester évasif, c’est bien ça ? Il essai d’appliquer les leçons données par Violet, mais aussi celles prodiguées par ses expériences passées. « Ehm, dans ce diner affreux sur la route vers le désert, Portus Malus, un truc du genre... » Deux mots qui finissent en ‘us’ ne font pas nécessairement l’Hocus Pocus dans lequel travaille sa petite femme, mais il suppose que ce genre de nom ne court pas le désert... Keon se trouve tout à coup terriblement chanceux ! Il suppose ce l’homme va le déposer, il va enfin pouvoir contempler sa petite femme travailler et ils rentreront ensemble. Cette soirée n’est pas tant que ça un désastre, il s’imagine déjà lui vanter sa bravoure avec pour preuve son petit poing qu’il a esquinté sur l’autre nonos...

Alors qu’il s’apprête à le remercier, parce qu’en deux ans, il a sérieusement commencé à intégrer la politesse dans son vocabulaire, du moins il essaie, il est coupé dans son élan par la remarque du brun. « Ah ouais, hein... On m’dit souvent ça... » Bon autant jouer le jeu, faire l’innocent, après tout, ce n’est qu’une expression parmi tant d’autre ! Comme les faims de loup ou bien les insomniaques sont des vampires... Parce que des fantômes, il ne voit que ça. « C’est un super char que vous avez là. » Qu’il tente de flatter pour changer de conversation, se disant aussi qu’il devrait vraiment arrêter de fixer ce pauvre homme lui étant d’un grand secours comme s’il allait lui aussi, se mettre à faire un truc bizarre, bien que jusque là, il battait certainement des records niveau étrangeté...

Keon regrette d’avoir jeté un coup d’œil par la fenêtre, c’est quoi ce délire ?!
Le désert regorge d’esprits errants, il les voit sur le bord de la route, prit dans les phrase, des flashes qui disparaissent et son remplacés par d’autres visages. Ce fut suffisamment sinistre à ses yeux pour le faire pâlir davantage et tout à coup, cela lui paru clair. Il comprit enfin pourquoi Violet ne lui avait jamais proposé de venir la chercher sur son lieu de travail ou même qu’il passe ses jours de congés au restaurant lorsqu’elle n’est pas de repos en même temps que lui.

Il ne pu retenir un cri lorsque la voiture fonça directement sur ces deux enfants calciné qui marchaient au milieu de la route. Il plaque sa main contre sa bouche, mais c’est trop tard. Pas possible de rattraper le son pour le remettre dans sa gorge. Il n’y a eu aucun impact, personne n’est là, physiquement du moins... Cette route, c’est le cauchemar ! Un allé simple pour l’enfer !

« Désolé... Je... J’suis pas un drogué...J’vous l’promets, j’suis clean. » C’est tout ce qu’il trouve à dire pour rassurer son chauffeur. Non, il n’est pas même alcoolisé ce soir il peut montrer patte blanche, tout va bien. Pourtant, non, rien ne va. Il aimerait particulièrement rentrer chez lui à présent. « J’suis un peu stressé... Y’a eu ce type bizarre sur la route, il me suivait, je n’sais pas ce qu’il me voulait, le fil de fer dont j’vous ai parlé. Bref, je suis vraiment désolé Monsieur Muscles, j’vous promets de me tenir tranquille à partir de maint... AAAHHH !! » Il n’aurait jamais du jeter un coup d’œil aux sièges arrières de la voiture, en croisant le regard de ses enfants, ils sont à présent assit là, en silence, regardant fixement... Keon s’excite sur la portière pour sauter en marche, heureusement, il s’était lui-même bloqué la sortie en actionnant le verrou, s’ils ne finissent pas dans le fossé ils auront beaucoup de chance, leur survie repose sur le self contrôle du conducteur...

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Message# Sujet: Re: I've been traveling in the desert of my mind | Karlytacos & les Quill     I've been traveling in the desert of my mind | Karlytacos & les Quill  EmptyLun 5 Aoû - 1:03


   


I've been traveling in the desert of my mind



La route vous réserve parfois quelques surprises, bonnes comme mauvaises, elles achèvent de vous sortir de votre petit quotidien. L'instinct de Karl, qui ne le trompait que très rarement, ne s'était pas affolé à la vision de l'étranger, et ce, malgré son entrée forcée. En revanche, le régent de Red House, était capable de percevoir, sans être à même de la définir, cette once de surnaturelle, qui aurait aisément pu ébranler n'importe lequel des mortels à sa portée. Et c'est justement ce qui justifiait l'attitude de ce type au physique presque aussi juvénile que celui d'un adolescent. « - Ok, je vois ! » laissa échapper Karl, lorsque son indésirable invité éluda par le silence, sa première question, posée plus pour la forme que pour l'envie d'avoir une réponse. Mr Fitz, dans un souci du détail, scruta d'un bref coup d'œil l'horizon. Il ne passait pas souvent par ici et semblait de ce fait, incapable de jauger avec certitude, la présence ou non, de créatures surnaturelles. Mais à en juger par l'attitude du jeune homme à ses côtés, le doute semblait permis. Alors, pour détendre l'atmosphère, le Régent s'enquit de la provenance de son passager, qui arborait un accent fort prononcé, trop peu semblable à celui d'un natif de Los-Angeles. De bonnes grâces, le petit nouveau évoqua le Nord, ce qui fit sourire Karl, c'était si... exotique.

« - Ca fait une sacrée distance ! » lança-t-il naïvement. Le jeune homme était sur la réserve à en juger par sa réponse. Il fallait de ce fait, éviter de s'épandre en question pour ne pas lui donner l'impression d'être en plein interrogatoire. Karl connaissait la démarche à suivre pour mettre en confiance, bien que d'ordinaire, il s'agisse de jeunes sorciers en marge, manipulés par les mauvaises personnes et qu'il fallait de ce fait, ramener sur le droit chemin avant de les voir sombrer définitivement. Karl préféra donc se contenter de réponses qui ne nécessitaient pas un grand développent et encore moins de se répandre en détails. Il espérait de ce fait, achevé de rassurer le jeune homme trahi par la pâleur de son visage et le verrouillage presque frénétique de la portière côté passager. Ainsi, il reprit la route et s'enquit tout naturellement de sa destination. « - Portus Malus vous dites ? Je suis à peu près certain qu'il n'existe, aussi affreux soit-il, aucun diner de ce nom. En revanche, il y a bien l'Hocus Pocus qui est tout aussi... affreux. » La radio se mit à grésiller de nouveau et l'air de rien, Karl, qui continuait, mais sans malveillance à tester le petit nouveau, balança ce qui pourrait faire office d'expression, mais qui dans la bouche du régent d'un coven, sonnait terriblement faux. « - Les fantômes ce n'est pas ce qui manque à LA tout comme les belles voitures. C'est bien de ça dont il est question hein ? Char veut bien dire voiture ? » L’échange se poursuivit avant que Keon ne se mette à pousser un cri, qui malgré sa vaillance, fit sursauter Karl. « - Quoi ? Qu'est-ce qui se passe ? » Par réflexe, il arrêta la voiture, à la recherche d'un potentiel adversaire qui brillait par son absence alors que déjà, le garçon au fort accent, cherchait à se justifier de sa conduite.

« - Si vous étiez drogué, je l'aurais senti et je ne me serais pas donné la peine de vous demander votre destination » Il scruta son rétroviseur à la recherche d'un quelconque indice justifiant l'attitude du caribou. « - Et mon nom, c'est Karl pas monsieur Muscle. C'est quoi le vôtre au passage ? » Pas serein, cette fois, Karl préféra redémarrer le véhicule, l'attitude de Keon en disait beaucoup plus encore lorsqu'il chercha à s'extraire de la voiture en marche « - Hey ! On se calme ! » Par chance, le verrou mit un terme à son entreprise. « - Si vous voulez nous tuer vous êtes bien parti. »  Karl restait calme, certes, il ne les voyait pas, mais il parvenait aisément à sentir la présence des revenants à bord du véhicule. « - Vous les voyez n'est-ce pas ? Les esprits ! » Une grande frustration pour le sorcier qui, s'il parvenait à ressentir une peut-être deux présences, ne parvenaient pas à les voir. « - Aurais-je la chance d'être en compagnie d'un médium ? » finissait-il par lâcher avant de faire entendre une locution latine qui chassa aussitôt les esprits hors du véhicule. « - On devrait refaire les présentations. Moi c'est Karl, Karl Fitzgerald, régent du coven de Red House et accessoirement sorcier ! Bienvenu chez les fous ! »



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Message# Sujet: Re: I've been traveling in the desert of my mind | Karlytacos & les Quill     I've been traveling in the desert of my mind | Karlytacos & les Quill  EmptyMer 7 Aoû - 0:42


   


I've been traveling in the desert of my mind


Le médium avait un sérieux problème de contrôle, que ce soit émotionnel ou comportemental. Il était comparable à un petit sauvage testant encore les limites du possible.
Vivre au sein de la société n’a jamais été facile pour lui, il a d’abord passé une partie de sa vie isolé, privé d’éducation de la part de sa mère l’ayant initié à peine âgé de quatre ans au gout puissant de la vodka bon marché. La suite de sa vie ne l’a pas aidé à s’inclure, diagnostiqué schizophrène, traité comme un fou, un attardé, pour finir serviteur pour une bande de vampires chinois au sein de la Triade. Il n’y avait eu que peu de chances pour qu’un jour il ait une vie normale.
Pourtant, cette vie là lui tendait enfin les bras. Il se laissait progressivement aller, multipliant les faux pas, ne comprenant pas que les étrangers peuvent être dangereux, que l’on accepte pas la seringue d’un type louche rencontré dans une rue crade et que se prostituer n’est pas l’unique manière d’avoir une source de revenu bien qu’il reste persuadé qu’il se ferait bien plus d’argent en baissant son froc qu’en récurant les toilettes dans cet hôtel.
Monter dans cette voiture lui avait semblé être un refuge acceptable.

« Oh oui, L’horus Pacus, c’est ce que je voulais dire... » Et pourtant non, ce n’était toujours pas ça. Il était beaucoup trop distrait pour se concentrer sur le nom ridicule du diner dans lequel trime sa douce femme. « Vous m’y emmenez ? » Qu’il se risque, après tout, à part un refus il ne court pas grand danger à poser cette question, bien que pour le coup, il en oublie la politesse.

Il se contente d’hocher la tête concernant les voitures, blême au sujet des fantômes. Pourquoi cet homme disait cela ? Mais son flux de pensées fut interrompu par ces deux enfants en plein milieux de la route. Ce qu’il se passe ? Keon ne trouve rien de mieux que d’essayer de le convaincre de le croire qu’il n’est pas drogué, la réponse de monsieur muscles est déroutante. Il l’aurait senti ? Est-ce que les toxicos ont une odeur particulière ? Il voulait bien le croire pour l’alcool, mais la drogue... Il ne s’était jamais posé la question et se dit qu’il devra interroger Violet à ce sujet.

Comment est-ce qu’il s’appelle ? Il devint plus pâle encore, il n’est pas encore habitué à sa nouvelle identité et à ce qu’il avait comprit, d’après sa femme, mieux valait éviter de crier sur tous les toits leurs noms et qu’il était bon de mentir parfois. Exercice.
« Moi... Je... » Il n’a jamais été doué pour faire ses devoirs... « Fer... » Oh non pas ça... Il grimace un peu, mais trop tard, il a commencé ! Changer d’avis serait trop louche «Ferdinand... » Après réflexion, ça aurait été moins louche qu’il décide de changer plutôt que d’avoir un prénom pareil. Il tente d’avoir l’air sûr de lui quand il ajouter le nom de famille. Un nom québécois assez courant, oh bah il sait bien, tout le monde s’appelle comme ça du côté de Montréal, il est certain de ne pas se tromper au moins avec ça ! « Allard... » Ferdinand Allard ! Il imagine très bien Violet lever les yeux au ciel face à sa trouvaille, voir, se frapper le front avec la paume de sa main...

Il est bien trop secouer en raison de sa rencontre avec le fil de fer, il perd complètement le contrôle, ses esprits à l’arrière de la voiture lui fiche la chair de poule ! Il entre dans un état d’agitation incohérent, il ne sait pas ce qu’il fait. Il ne pu sauter de la voiture en marche et fort heureusement, il se serait probablement gravement blessé gringalet comme il est.

Puis il eut cette question qui le fit faire des yeux ronds comme des soucoupes. Voir les esprits ? Mais qui est ce gars là ? Une chance qui plus est ? Pourquoi une chance, en quoi est-ce merveilleux de voir des morts à longueur de temps ?! « Jésus Chris ! » Ne put-il s’empêcher de sacrer alors qu’il n’arrive pas à chasser cette expression de sidération sur son visage. Comment... Ce gars, sait de telles choses ? Il commence à sentir la panique devenir de plus en plus violentes. Son visage ne devint cependant pas plus intelligent quand le type ce mis à parler en latin et fit disparaitre les deux enfants comme ils étaient apparu, non pas sans qu’ils poussent un cri faisant sursauter Keon qui était à présent accroupi sur le siège passager ! Le médium n’a jamais apprit le latin, pourtant son don de médium faisait qu’il était étrangement capable de comprendre, il comprenait le langage des esprits, c’était quelque chose qui le faisait se sentir bien plus isolé encore du reste du monde.

Il se tasse contre le dossier du fauteuil, il ne sait clairement pas où se foutre.
Un vrai flamant rose sous excitant !

Il se concentre sur les mots du conducteur. Refaire les présentations, bonne idée... Il pourra changer de prénom comme ça, Fred ça serait par mal... Ou Jack, Larry ou encore Bob... Karl était régent d’un coven, sorcier qui plus est. Vraiment, il préférait être en compagnie d’un sorcier que d’un vampire ou un esprit même s’il est persuadé que sa femme ne serait pas de cet avis. Elle ne souhaite plus rejoindre de coven et ils avaient leur raison. Leur passé doit rester muet. « Ça fait crissement longtemps que j’suis chez les fous... » Marmonne l’asticot hyperactif, le  calme de son interlocuteur fini par l’influencer – malléable comme il est – il repose doucement les fesses en passant dans ses cheveux une main tremblante de nervosité et de manque.

« Je vous prie d’m’en excuser, je n’suis pas dans une bonne phase... » Non clairement pas, la vie était bien plus simple quand il se tuait à petit feu, il est toujours difficile de remonter la pente. Mais surtout, un endroit comme le désert est peuplé d’âmes torturés qui supplient pour son aide. Inutile de nier n’est-ce pas ? Il faut croire que le monde magique est bien plus étendu qu’il ne veut bien le croire. Cet homme a décliné sa nature, sans crainte... Il doit être affreusement puissant. « Comment... Comment vous savez ? Et... Comment vous avez fait pour... Est-ce que vous les avez vus ? Pourquoi vous les voyez ? » Violet n’a jamais su les voir alors qu’elle est capable d’aller dans le plan astral, elle lui avait apprit ce qu’elle pouvait au sujet des esprits et s’assurait qu’il parte toujours de chez lui avec un petit sachet plastique avec du gros sel dedans, chose qu’il n’avait évidement pas sur lui ce soir ! « Vous êtes un gentil sorcier au moins ? Vous n’êtes pas du genre à marabouter des poupées pour torturer des gens ou à sortir de terre des cadavres pour danser le moonwalk, pas vrai hein, monsieur Karl ? » Sa voix s’étrangle sur une note légèrement aigue, il va finir par faire un attaque avec autant de poussées d’adrénaline. Son cerveau risque de grandement apprécier la dose d’endorphine qui sen suivra lorsqu’il sera apaisé.


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Si ça se trouve c'est bourré d'oiseaux venimeux.
Y'en a des rouges, des jaunes, des re-rouges et des pourpres !
Y bouffent que des noisettes et des escalopes de veau.
Et quand ils vous donnent un coup de bec,
Vous voyez une grande lumière et ça vous donne la diarrhée !


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Message# Sujet: Re: I've been traveling in the desert of my mind | Karlytacos & les Quill     I've been traveling in the desert of my mind | Karlytacos & les Quill  EmptyMer 14 Aoû - 22:02


   


I've been traveling in the desert of my mind


La solitude ne faisait pas défaut à Karl. Il l'a côtoyé depuis assez longtemps pour ne pas se sentir alourdit par elle. Adolescent, lorsqu'il faisait son entrée à l'académie de Ravenwood, il n'avait pas été épargné. Du genre discret et premier de la classe, il n'était pas le dernier à se faire emmerder. Puis adulte, lorsqu'il s'était retrouvé à la tête de son Coven bien malgré lui. Il avait pourtant une femme et un enfant, tout pour rendre un sorcier heureux en somme. Sauf que pour lui, il lui était devenu nécessaire de s'isoler, de prendre le plus de distance possible, pour assumer ce rôle dont il n'avait pas voulu. Mais aussi pour ne pas rester auprès de cette femme qu'il n'aimait plus. L'avait-il aimé un jour ? L'illusion était convaincante, elles le sont toujours avec les philtres d'amour. Mais une fois brisé, l'amour fictif laissa place aux désillusions et la solitude semblait être la seule solution, aussi égoïste soit-elle, pour ne pas devoir assumer le manque de sentiment. Oui, dans le fond, depuis le temps, le régent de Red House, semblait s'être accommodé de la sollicitude. Une solitude qui venait d'être ébranlée par l'arrivée tonitruante d'un voyageur « légèrement » déboussolé, assez pour susciter l'intérêt de Karl. « - C'est Pocus mon grand, pas Pacus. Et ouais, je vais vous y emmener. Ca ne me fera pas faire un grand détour, donc je serais le dernier des connards, si je vous jartez maintenant de ma caisse. » tentait-il avec un semblant de bienveillance pour rassurer le voyageur. Une tentative qui aurait put fonctionner, si le régent n'avait pas orienté la conversation sur un thème un peu moins passe-partout que le voyage.En temps normal, Karl prenait plus de précautions lorsqu'il conversait avec un étranger dont il ignorait la véritable nature. L'attitude de Keon n'en demeurait pas moins révélatrice. Il était de notoriété publique dans la communauté occulte que les lieux regorgeaient d'esprits en tout genre. Les sorciers pouvaient aisément les sentir, mais pas les voir si ces derniers en décidés ainsi. Les médiums à l'inverse, vivaient intensément ces rencontres, assez pour arborer l'attitude d'un dératé aux yeux des lambdas, d'un fou, d'un drogué, des appellations en somme peu flatteuses.

« - Et bien Ferdinand Allard, je suis ravi de vous rencontrer et je vous souhaite la bienvenue à Los Angeles. » Le nom était un faux, Karl l'avait compris presque aussitôt et après que le dénommé Ferdinand ait laissé échapper quelques grimaces avant de faire entendre dans un second souffle son « prénom » Soit ! Karl n'était pas là pour juger, tant que l'homme ne représentait aucun danger, il s'accommoderait des informations qu'il consentirait à lui donner. Du moins, il s'était convaincu de cela, avant que l'instable monsieur Allard ne s'agite et manque de leur faire avoir un accident de la route. Conscient que les esprits à bord du véhicule, ébranlaient le jeune homme, Karl les incita fortement à mettre les voiles en les abreuvant de paroles latines, les restes d'une vieille formule qu'il lui était arrivé d'utiliser à plusieurs reprises lorsqu'il était étudiant. Puis l'air de rien, Karl refit les présentations. C'était important pour lui de repartir de zéro, sur de bonnes bases et sans mensonges de préférence. « - Je précise juste au passage, histoire de vous décoincer un peu, que je ne vous veux aucun mal et qu'accessoirement si vous avez faim ou soif, je pourrais régaler. » Il reprit alors la route, histoire de ne pas rester stagner dans ce qui semblait être l'équivalent d'un champ de mines pour médium. « - Excuses acceptées. Je ne peux pas vous en vouloir, vu le lieu. La prochaine fois, vous devriez prendre un taxi, ou le bus... Quoique je ne sais pas si une ligne de nuit passe près d'ici. » Conversation a priori banale, trop pour un médium et un sorcier, en plein désert. L'on aurait presque pu croire au début d'une blague. Karl tenta de réajuster le bouton de la radio, pour au moins avoir un fond sonore, mais de toute évidence, les interférences étaient toujours de mise.

« - Ah foutus esprits ! » Le dénommée Ferdinand un peu plus bavard à présent, se laissa aller à quelques questions, à la grande joie du régent qui se voyait mal faire la conversation tout seul. « - Comment, je sais quoi ? Pour les esprits ? Non je ne les vois pas, du moins pas comme vous j'imagine, mais je peux les sentir, si je me concentre un peu. Et pour continuer à répondre à votre interrogatoire, a priori, au vu de la définition que vous venez de me faire, non, je ne pratique pas la magie noire, ni le vaudou d'ailleurs. Donc ça m'exempte d'être un vilain sorcier n'est-ce pas ? Je pratique la magie rouge, de sang. C'est moins glamour que la magie blanche, mais tout aussi efficace. Dites, vous aimez les tacos ? Je crois que c'est le seul truc à peu près mangeable que l'on peut avoir à l'Hocus Pocus ! »




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Message# Sujet: Re: I've been traveling in the desert of my mind | Karlytacos & les Quill     I've been traveling in the desert of my mind | Karlytacos & les Quill  EmptyJeu 15 Aoû - 10:25


   


I've been traveling in the desert of my mind


Le médium ne tient pas vraiment en place et pourtant avec les kilomètres qu’il avait déjà marché, il aurait pu être épuisé. Mais non pas lui, le loustic est plus coriace qu’il en a l’air ! Il passe ses jambes sous lui, piétinant avec ces chaussures sableuses l’assise du fauteuil passager sans la moindre culpabilité. Il faut dire qu’il n’a pas l’habitude de monter dans ce genre de véhicule, il n’accorde que peu d’intérêt à ne pas abimer le matériel. Quand ce Karl verra l’état de la voiture de son épouse, il comprendra vite pourquoi ! L’homme se proposa pour lui offrir boisson et nourriture, faut croire qu’il était en veine entre le tatoué qui lui paye des verres, la femme devant le magasin d’alcool et maintenant ce gars... Ce type qui roulait tranquillement, et lui avait prit littéralement d’assaut la voiture ce pauvre type ! Keon se rend bien compte que si quelqu’un est flippant dans cet engin roulant, c’est bel et bien lui ! Et les esprits qui continuent à faire dérailler les appareils...

Le médium se montre plus enclin à bavarder en posant de multiples questions principalement. Il n’a jamais entendu parler de sorcier capable de voir les esprits, alors que sa femme fait parti d’une grande famille d’exorcistes ! La perception des médiums, le lien étroit avec le voile, c’était tout pour sa pomme. Il doit cependant bien admettre de la perspective de pouvoir partager ce fardeau avec quelqu’un est des plus séduisante. Il se fait attentif aux réponses apportée, le calme regagnant ses pensées, son cerveau s’apaise, la baisse de l’adrénaline lui procure toujours ce petit effet agréable, léger, mais appréciable au vue de toutes ces addictions, il a apprit à profiter de peu.

Il ne songe pas à rectifier son nom malgré les doubles présentations, il a bien trop peur d’inventer quelque chose de pire ! « Oh oui j’adore ça ! » qu’il s’exclame beaucoup trop joyeusement au sujet des tacos, il dévie le regard un peu gêné, bien que là, trois tacos en même pas quinze jours ! Si ça ce n’était vraiment pas d’la veine ! Maintenant s’il peut se mettre à neiger de la coke, ça serait le paradis ! Il reprend plus calmement « J’veux aller à l’Argus Valgus, » le pire étant probablement le fait qu’il ne fasse strictement pas exprès de ne pas enregistrer dans sa cervelle le nom de ce diner ! Mieux vaut ne pas trop espérer lui enseigner un jour des incantations en latin, lui qui pourtant avait appris si facilement le français en allant vivre quelques temps au Québec. Il était doué pour apprendre les langues en général, il est le plus sociable de leur couple, le trop sociable même. « car ma femme y travaille, j’voulais... J’y suis jamais allé... J’pensais pas que c’était comme ça par ici... Infesté de... Et ce type bizarre... Il... J’sais pas ce qu’il me voulait, bref... J’me suis pas laissé faire, j’lui ai mis un bon gros taquet, ’regardez ! » Il montre beaucoup trop fièrement ses phalanges oedématiées. Personne à part lui n’aurait probablement eut des séquelles physiques en frappant cet homme maigrelet, mais il mettra ça sur le compte de l’inexpérience en la matière ! « Enfin, merci de m’y emmener. » qu’il ajoute, un regard et sourire timide en direction du baraqué au volant.

Tandis qu’ils poursuivent leur chemin, il réalise qu’ils se dirigent vers Violet et que ce type... Et bien, il est régent d’un Coven ! « Tabarnak ! » qu’il s’exclame en dressant les sourcils, presque estomaqué d’avoir enfin eu un processus de pensées relativement intelligent afin de protéger leur petit secret de fugitifs ! « Vous aussi vous dirigez un Coven, mais vous êtes combien comme ça dans cette ville ? Et pourquoi à l’autre son truc sonne comme le nom d’une église ou d’un couvant et pis l’votre on dirait, un nom d’club de striptease ou d’un cabaret ? Qui invente des noms pareils ?! Enfin le prenez pas mal, je suis certain que vos coven respectifs sont très... Jolis ?» ça ressemble à quoi un Coven d’abord ? Et puis, il doit admettre que Ferdinand Allard, c’n’était pas sa plus belle création non plus... Il réfléchissait pour tout dire, dire les absurdités qui lui passent par la tête l’aide grandement à trier les informations.

Il attrape son téléphone, prévenir son épouse par un petit texto semble être une bonne idée ! « Ah foutus esprits ! » Qu’il grogne à son tour en balançant son mobile entre les deux sièges directement à l’arrière de la voiture, geste complètement stupide. Il ne restera plus qu’à improviser sur place...

Autant profiter du temps qu’il reste avant destination pour parler de tout à fait autre chose. « Est-ce que... J’peux vous poser des questions sur ça ? J’veux dire... Les esprits. C’est... C’est peut-être pas votre rayon, mais c’est juste, que j’connais personne qui peut les voir aussi... Ou les sentir comme toi. » Bien sur il y a Violet, dans le plan astral, mais il est sensé la protéger si elle y va et il fait de son mieux pour le faire même si est loin d’être certain de ce qu’il fait.


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Message# Sujet: Re: I've been traveling in the desert of my mind | Karlytacos & les Quill     I've been traveling in the desert of my mind | Karlytacos & les Quill  EmptyDim 18 Aoû - 0:53


   


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Toujours aider son prochain, n'avait de cesse de répéter Penelope Fitzgerald à son fils lorsque le petit fut en âge de comprendre. Arthur, le père, qui n'avait pas eu de réelles éducations, se fichait pas mal de ces préceptes, coutumiers pour des pratiquants de magie blanche (bons par nature). Mais le père de Karl n'en demeurait pas moins prêt à les appliquer pour faire plaisir à son épouse. Son bonheur, était tout ce qui lui importait. Même si Arthur n'était pas un démonstratif à l'inverse du jeune Karl, qui même encore aujourd'hui, perpétrait les bons préceptes de sa défunte mère. Il avait donc, malgré la surprise et l'attitude de son passager, accepté de le prendre à bord pour le mener vers la destination qu'il convoitait. Qu'avait-il à craindre le cas échéant ? Il était certainement l'un des sorciers les plus puissants de Los-Angeles, il lui serait donc aisé de se défendre en cas d'attaque. Mais à bien y regarder, hormis son originalité déconcertante, le petit nouveau n'avait rien d'une menace, sauf bien sûr, si nous prenons en compte, sa propension à atteindre l'octave du dessus une fois confronté à un voir plusieurs esprits. Karl ne les voyait pas, une chance, mais n'était pas exempte de les sentir. D'ailleurs, ses poils s'étaient hérissé presque aussitôt, avant de laisser paraître un nombre incalculable de points sur sa peau. Cependant, il n'enviait pas le médium, car nul doute que son quotidien ne devait pas être de tout repos. Karl se surprit alors à penser à sa propre mère. Il s'interdit toutefois de se poser la question, histoire de ne pas raviver de vieilles blessures.

Le calme avait peu à peu regagné le véhicule une fois que le régent consentit à répondre au petit interrogatoire dont Mr Ferdinand Allard était l'instigateur. Le prénom ainsi que le patronyme sonnait encore plus faux. Comment pouvait-on se nommer ainsi ? N'était-ce pas trop difficile à porter au quotidien ? Karl esquissa un léger sourire, surprit de s'interroger sur de telles banalités, mais plus encore surprit par la réaction de son invité lorsqu'il lui proposa de lui offrir de quoi se garnir la panse. En l'occurrence, un bon vieux taco des familles. « - Dites donc, ça fait plaisir de voir autant d'entrain » Et lorsque le jeune homme tenta à nouveau de prononcer le nom de l'établissement où il devait se rendre, Karl ne put réprimer un léger fou rire « - Oula avec un nom pareil vous faites couler direct l'établissement. » Puis l'écouta parler avec une façon de s'exprimer à nul autre sans pareil. Il fallait être attentif pour tout suivre et ne pas laisser un détail important nous faire défaut. « - Ah les types bizarres ce n'est pas ce qui manque à Los Angeles. Vous devriez quand même faire plus attention à l'avenir. » Il ne pouvait s'en empêcher malgré tout, il se sentait obligé de toujours dispenser des conseils aux plus jeunes. C'était plus fort que lui, jouer les pères alors qu'il n'était pas capable de se conduire ainsi avec son propre fils. Le silence reprit ensuite ses droits, avant que Fitz ne se décide une fois encore, à faire jouer le bouton de la radio pour capter une once de musique. « - Tabar quoi ? » répéta-t-il suite à l'exclamation du médium. « - Je suppose que c'est une expression bien de chez vous ? » Le voyageur se mit à nouveau à poser toute une flopée de questions, importantes à en juger par l'intensité avec laquelle ils les posaient. L'on aurait presque pu croire que c'était vital et que les réponses pouvaient l'être tout autant. « - En fait, il existe deux coven à Los Angeles » Il préférait ne pas s'attarder sur White Chapel, à quoi bon ? « - Red house, c'est le nom du club de strip-tease qui n'en ai pas un, du moins pas sous ma régence. Vous savez le nom d'un coven, c'est comme la famille, on ne le choisit pas toujours. Je mentirais si je disais être en accord avec l'appellation. C'est vrai que ça fait boîte de striptease. »

Le damoiseau textota, du moins il essaya avant de se raviser et de balancer son cellulaire à l'arrière du véhicule « - C'est moins pratique comme ça ! » tenta-t-il en posant son regard sur le rétroviseur pour voir où était tombé le mobile alors que déjà Mr Allard reprenait son interrogatoire. « - Oulà, effectivement ma maîtrise du sujet « esprits » a ses limites. Comme vous avec l'Hocus Pocus et sa prononciation. Il m'est arrivé d'en voir, quand ils le voulaient et posséder accessoirement un corps. Sinon nada, juste des sensations désagréables, comme un profond courant d'air qui vous pénètre de part en part. Et vous, comment ça se passe ? J'imagine que c'est encore plus intense. Ils vous demandent de l'aide ? » Il était curieux, peut-être un peu trop à son goût, mais au moins ça faisait la conversation alors que déjà au loin, le néon rouge écarlate de l'Hocus Pocus se laissait apercevoir.





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Message# Sujet: Re: I've been traveling in the desert of my mind | Karlytacos & les Quill     I've been traveling in the desert of my mind | Karlytacos & les Quill  EmptyMar 20 Aoû - 4:54


   


I've been traveling in the desert of my mind


Avoir connaissance que la ville regorge de type louche n’avait strictement rien de rassurant pour le médium !  Bien au contraire, il commence à se dire furieusement que cette ville est bien pire que ce qu’il avait imaginé. Il se souvient de leur arrivé à Los Angeles, le mal de ventre terrible qui lui a prit quand ils ont approché cet endroit, la migraine une fois entrée dans la ville. Ils avaient du s’arrêter pour qu’il vomisse en bord et route puis était resté alité une journée entière.  Il lui avait fallu un certain temps pour s’habituer à l’énergie qui se dégage de cette ville, il lui avait dit qu’il ne pensait pas ce que ce soit une bonne idée, il avait eut peur... Mais ce qui n’avait été qu’une impression en était resté une. Pourtant, ses rencontres de jour en jour lui prouvent qu’il avait eut raison et que ce n’était pas qu’une impression. Des choses se trament dans cette ville, des choses terribles.

Parfois, il aimerait vraiment rentrer chez lui, à l’ouest de Vancouver, à Vancouver aussi, il avait aimé le temps passé au Quebec, la gentillesse des gens et leur drôle de façon de parler qu’il avait absorbé avec une facilité déconcertante. Il a apprit le français, maladroitement certes, mais s’était intégré sur ces terres pures et pourtant, ils ont du fuir, ils ont été reprouvés. Il sait qu’il ne retournera probablement jamais dans son pays, c’est un choix qu’il ne regrette pas. Il y a tant de choses qu’il abandonnerait pour sa Violet, pour continuer de vivre à ses côtés et ne pas la voir glisser de manière définitive de l’autre côté. Il ne veut pas la perdre, pas parce qu’il a peur de cette ville.

« Je ferais de mon mieux... » C’est que les ennuis, même sans les chercher, ils viennent tout seuls à lui. Il n’a pas vraiment besoin de faire d’efforts pour mettre sa vie en péril.

Impossible d’envoyer un message texte, il râle évidement, en plus, il n’a pas l’argent de se prendre un nouveau téléphone, pas même de ceux que des mecs louches vendent dans le métro. « Oh... Oui, il faut... Que je m’habitue à parler un peu plus... A l’américaine. » Dit-il en exagérant amplement un accent américain un peu cutéreux sur les bords, il esquisse un faible sourire. Malgré qu’il soit à côté de ses pompes, il aura toujours son petit humour bien à lui. Pourtant, il était tendu, la présence de plusieurs Coven en ville n’est pas rassurant pour sa petite femme. Il ne veut pas qu’ils l’obligent à se servir de son pouvoir, si Violet doit s’en servir, il veut que ce soit parce qu’elle le décide, parce qu’elle se sent prête, mais avec le danger qu’elle court...

Ils parlent du coven, puis il balance son portable à l’arrière. Keon se sent idiot de par son geste, mais il est trop tard. Il est assez déçu d’apprendre que le sorcier ne pourra aucunement l’aider avec ces histoires d’esprits. Le médium soupira faiblement avant de répondre « Ils... Ils veulent toujours que je fasse des choses pour eux... » Le plus triste étant qu’une fois fait, ils l’abandonnent, rarement avec un merci. Non, rien du tout. « Ils me parlent sans cesse, mais... Je n’comprenais pas tout ça Monsieur Karl, j’étais... J’avais dix ans quand j’ai vu ce médecin et qu’il m’a donné des médicaments contre la schizophrénie. Les voix me disaient de ne pas les prendre, mais quand j’avais peur, je les prenais quand même... » Puis les médicaments sont devenu de l’alcool, puis de la drogue, puis des morsures de vampires... Il sourit malgré tout, puis ajoute « C’est pour ça que j’vous demandais ça, au cas où... J’suis pas très doué dans mon domaine, mais ça n’a pas d’importance. » Ouais, ça faisait bien vingt ans de survie avec un don pareil, et il avait vraiment le sentiment de s’améliorer d’année en année depuis qu’il avait rencontré sa femme et qu’il savait finalement ce qu’il était réellement. Mais oui, il n’est clairement pas talentueux, mais qu’importe. Il n’était pas un sorcier, alors, il avait bien fait de tenter la chose. Aucun risque qu’on veuille d’un canard boiteux comme lui dans un coven, ce qui n’était pas le cas de Violet.

A la vue des néons rouges, il plonge entre les deux fauteuils, son corps fin se faufile sans peine alors qu’il se met à fouiller la banquette arrière pour retrouver son portable ! Une fois chose faite, il ne peut s’empêcher de partager la joie de sa trouvaille, comme un enfant en pleine chasse au trésor « Ouais ! J’l’ai trouvé ! » Par contre, il se devait de retrouver sa baskets perdu en chemin... Il recommence à gesticuler dans tous les sens jusqu’à enfin mettre la main dessus ! Le temps de l’enfile, il sent le véhicule ralentir il relève les yeux et voit clairement le diner devant ses yeux « Ah bah voila, Hocus Pocus, c’est ce que j’disais depuis tout à l’heure ! » Qu’il dit joyeusement en tapotant l’épaule du costaud, faut dire qu’il est clairement soulage d’être arrivé et entier !

Il sort par la portière arrière alors que le véhicule n’est même pas encore immobilisé, c’est qu’il avait vraiment besoin de sortir de ce truc. Evidement, il se casse lamentablement la figure, il ne met pas longtemps à se relever. Il remarque la voiture déglinguée de sa femme sur le parking, ne sait toujours pas quoi faire. Et si Karl sent que Violet est une sorcière ? Dans quel pétrin est-ce qu’ils se sont mit ? Il fait de grand signes au régent et beugle « Ouais, musclor ! J’t’attends à l’intérieur ! »

Il galope à l’intérieur pour tout dire. Il demande à la première serveuse qu’il croise « Vite ! Viiiite ! Dites à Violet que j’suis là ! » Bon sang, mais où est-ce qu’elle est. Puis il se perd dans la contemplation de cet endroit affreux ! Oui vraiment ! Il aimerait qu’elle puisse avoir mieux que ça, elle mérite ce qu’il se fait de mieux ! Il reste planté là, puis remarque que Karl est déjà à ses côté « Ah ! Vous avez  fais vite ! » Même pas eu le temps d’aviser son épouse, quand on parle du loup... Le médium blêmit alors qu’il voulait faire la surprise, il s’était bien raté... Il fit mine de lire le nom sur la blouse de sa femme, se disant au passage que malgré son uniforme immonde, elle est toujours aussi sublime... « Ah euh, Violet hein, joli prénom, bien, bonsoir... Dites, vous auriez pas vu ma femme, elle travaille ici...  C’est ehm... Ger... »
Oh non, voila qu’il récidive !
Vite ! Quelque chose !
Gertrude, Germaine... Surtout pas Germaine !
Il recommence à grimacer. « Geraldina... » Il se racle la gorge, n’osant plus regarder sa propre femme dans les yeux ! Ferdinand et Geraldina, qu’est-ce qu’il aurait pu faire de pire ? Ah oui... Ce nom de famille. « ...Allard. » Il prend une inspiration aussi discrète que possible en relevant le regard vers les yeux si bleus de la serveuse, i faudrait qu’il arrête de regarder si amoureusement Violet la serveuse inconnue, pas vrai ? « Et aussi, avec mon nouvel ami Karl, enfin j’aimerai bien qu’on soit ami parce qu’il est rudement baraqué et que je ne cherche surtout pas de problèmes, je n’ai d’ailleurs strictement rien fait de mal j’vous l’jure, oui vraiment, j’ai été très sage. Et donc, on voudrait une table, mais pas trop loin de la sortie... Ou pas... C'est juste une idée... Rire nerveux. « On va simplement manger quelques ta-coven, euh... Tacos... Entre potes, vous saisissez ?»
Niveau subtilité ? On peut difficilement faire plus médiocre, sans parler de sa voix légèrement plus aiguë qu’à la normal, le stress des mensonges ça ne le réussit toujours pas.

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Message# Sujet: Re: I've been traveling in the desert of my mind | Karlytacos & les Quill     I've been traveling in the desert of my mind | Karlytacos & les Quill  EmptyMer 21 Aoû - 0:12




I've been traveling in the desert of my mind


Violet aperçu son mari entrer dans le restaurant. Elle ne remarqua pas immédiatement l’inconnu avec qui il était, n’ayant d’yeux que pour celui qui avait su gagner son cœur. Elle se dirigea immédiatement vers lui, prête à lui sauter dans les bras quand elle entendit sa voix un peu trop aigue. Celle qu’il avait lorsqu’il mentait. Elle connaissait si bien son mari, elle avait parfois l’impression de le connaitre mieux qu’elle se connaissait elle-même. Probablement une question d’intérêt. Elle regarda le grand homme à ses côtés et fit un sourire pincé. Il avait l’art de la mettre dans de drôles de situations.

« Elle est déjà partie il y a une bonne demi-heure de ça. »

Mentit-elle tout naturellement. Franchement, Geraldina? Comment est-ce qu’elle avait pu lui faire confiance pour choisir des noms quand il lui sort des trucs du genre. Il ne lui avait pas dit son nouveau nom fictif et elle avait passé à un cheveu de l’appeler Keon. Elle brûlait d’envie de l’embrasser, de lui sauter au cou, de lui dire comment elle était heureuse de le voir parce qu’aujourd’hui, c’était particulièrement une journée de merde. Son premier client de la journée s’était sauvé sans payer alors qu’elle avait le dos tourné. Ça avait beau être illégal de punir les employés pour ce genre d’incident, c’était tout de même pratique courante de faire payer l’addition à l’employer, ce qui était le cas de la pauvre Violet. Un autre avait vomi directement sur le bar et dans le bac à glace ce qui avait nécessité un grand nettoyage, vidage et une désinfection extensive. Pas qu’elle n’avait pas l’habitude du vomi à cause des addictions de son mari, mais il y avait tout de même une différence entre ramasser celui d’un inconnu bourré et celui de l’homme qu’on avait marié.

« Vous avez de la chance monsieur Karl et…? Je suis désolée je crois pas que Geraldina m’a dit votre nom encore. C’est la journée tacos à 1$ Suivez-moi, je vais vous installer à une table. »

Dit-elle comme si elle travaillait dans un grand restaurant cinq étoiles en glissant deux menus sous son bras. Elle les installerait à une table où elle pouvait les observer de lui, une qui n’était pas trop loin de l’arrière. Keon était d’une délicatesse parfois. La sorcière dû se retenir de ne pas se frapper le visage de désespoir lorsqu’il lui glissa de manière très peu discrète « Tacoven » avec une petite lueur de fierté dans ses yeux. Il avait l’art de se faire remarquer et de les mettre dans des situations délicates. D’ailleurs, plus d’une fois ils avaient dû partir à cause de ses maladresses. Que pouvait-elle, son innocence et sa pureté faisaient partie de ce pourquoi elle l’aimait tant. Il y avait des désagréments à ces belles qualités qui avaient tendance à se retourner contre eux, mais comme elle aimait tout ce qu’il y avait de bon qui en sortait. Lorsque Karl se retourna, elle fronça les sourcils vers Keon avec un air de « Bordel comment t’as fait pour te mettre dans ce merdier? » qui pouvait probablement très bien se lire dans ses yeux. La blonde posa les menus sur la table, en pleins milieu de la salle, visible de partout. Son sourire qui était plus une grimace d’inconfort mal caché par de la fausse politesse était resté accroché à ses lèvres.

« Je vous apporte quelque chose à boire messieurs? »

Elle regarda de nouveau avec insistance Keon. S’il commandait de l’alcool, elle ne pourrait pas refuser, au risque de se faire démasquer. Elle espérait qu’il aurait au moins la présence d’esprit de ne pas la mettre dans cette situation. C’était si difficile d’avoir l’amour de sa vie devant elle et de ne pas pouvoir lui montrer les signes d’affections qu’elle avait d’habitude avec lui. Comme cette petite poussière bien accrochée à son t-shirt qu’elle avait terriblement d’enlever. Juste ce genre d’attention démontrait une proximité beaucoup trop grande pour deux personnes qui venaient seulement de se rencontrer. Elle regarda son téléphone sur sa table. Elle n’arrivait pas à se rappeler s’il avait une photo d’elle comme image d’accueil ou même dans son portefeuille. Est-ce qu’il ferait ce genre d’erreur?


© Frimelda, sur une proposition de © Blork


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