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 Take me back to the flow | Sealish

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Ailish E. Moore
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Message# Sujet: Take me back to the flow | Sealish   Take me back to the flow | Sealish EmptyLun 26 Aoû - 21:19

Take me back to the flow
Seamus C. O'MordhaAilish E. Moore

Le bitume humide de la rue était éclairée par la lumière venant du diner, passant les hautes fenêtres. C'était une des seules sources de lumière de la rue, outre les lampadaires qui grésillaient à intervalle régulier. Il était tard, pratiquement minuit, mais l'endroit n'était pas fermé. En fait, il était même ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre, le personnel opérant un roulement pour qu'il y ait toujours au moins un cuistot et une serveuse dans l'endroit pour nourrir et servir les clients qui se pointaient à toute heure. Il fallait bien avouer que passer dix heures du soir, il y avait beaucoup moins de monde, jusqu'à ce que les travailleurs les plus matinaux retournent au boulot, vers six heures du matin. Là, le diner était pratiquement vide, une serveuse discutait avec l'unique client de la soirée, assis au bar, à qui elle servait du café en souriant. Elle venait de prendre son service alors que sa collègue, la petite rouquine à l'accent étrange, reprenait ses affaires pour partir.

La minuscule irlandaise passa dans la salle, A demain Jen' lança-t-elle avant de pousser la porte et de gagner la rue humide de Los Angeles, pas beaucoup plus remplie que le diner. Elle avait passé la journée à travailler, faisant des heures longues mais pas désagréables pour autant. La vie de serveuse n'était pas ce qui se faisait de mieux, c'était certain, mais c'était loin d'être le pire qui existait. Ou qu'elle ait connu. Sans doute qu'elle aurait pu trouver mieux, si elle avait cherché, si elle avait voulu, mais ce n'était pas très important, en fin de compte. Elle pouvait vivre, elle pouvait payer un appartement, elle pouvait se nourrir et, parfois, se faire des petits plaisirs, alors elle n'avait pas besoin de plus. Elle vivait une vie simple, voilà la vérité sur la petite irlandaise et ce n'était pas facile tous les jours, il y avait des fois où elle devait arrondir ses fins de mois avec des photos ou des heures supp. Tout dépendait des pourboires qu'elle avait touchés, c'était la seule chose qui conditionnait ses séances photo, dont elle n'avait pas forcément envie...

Aujourd'hui avait été une plutôt bonne journée, elle avait eu des pourboires convenables et s'estimait heureuse des clients qu'elle avait croisés. Il y avait eu une famille, de sortie avant la reprise de l'école pour l'anniversaire du plus petit. Elle voyait le père de temps en temps, il venait prendre le petit déjeuner en rentrant du boulot. Le petit dernier adorait les pancakes du coin, alors pour son anniversaire, il en avait voulu. Il était mignon ce gamin, blond comme les blés, toujours souriant, l'irlandaise ne pouvait s'empêcher de lui sourire et d'être gentille avec lui et sa famille. Il y avait aussi eu Jesus. Cet homme était si étrange ! Mais elle l'aimait bien, elle ne pouvait s'empêcher d'aller le voir, de lui apporter un peu plus de café qu'à d'autres et de faire plus attention à lui. Jen' trouvait qu'elle roucoulait un peu trop avec lui. Mais ce n'était pas cela, ça n'avait rien de roucoulade en réalité. Elle appréciait juste cet homme si particulier.

En sortant du diner, Ailish tira de son sac à main un paquet de cigarettes, des mentholées longues et fines, et en prit une qu'elle glissa entre ses lèvres avant de l'allumer à l'aise d'une allumette. Old school disait Jennifer, mais l'irlandaise s'en moquait bien, elle préférait les allumettes. Elle portait sa tenue de service, une robe pin-up blanche avec de fines rayures bleu marine, un tablier blanc et le serre-tête avec un gros nœud assorti. Elle la mettait chez elle avant de travailler et faisait le trajet dans sa tenue, le diner n'avait pas de vestiaire de toute façon, alors elle ne pouvait pas se changer sur place. La cigarette au bec, elle commença à filer dans la rue, sans faire attention à ce qu'il pouvait y avoir autour d'elle. Elle ne vivait pas très loin d'ici, dans un petit studio d'un immeuble ancien, elle serait rentrée en moins de dix minutes.

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Seamus C. O'Mordha
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Message# Sujet: Re: Take me back to the flow | Sealish   Take me back to the flow | Sealish EmptyMar 27 Aoû - 14:53



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ailish & seamus

◊ ◊ ◊

Los Angeles. Et sa chaleur. Bordel que je haïssais cette chaleur. Je préférais, et préférerais toujours ma bonne vieille Irlande où les températures, elles, étaient bonnes pour un mec comme moi, un mec beaucoup trop haut en température. Que pouvait trouver Lish à cette ville ? Le fait de pouvoir se fondre dans un amas d’humanité cherchant à tirer son épingle du jeu ? Peut-être bien, se faire l'aiguille dans une botte de foin était somme toute une chose foutrement intéressante… Conrad faisait de son mieux. L’appartement restait plus que bien rangé pour trois Irlandais Chasseurs. Même le café était bon, c’était pour dire le niveau d’accueil. J’avais bien bu pire que ça, surtout en opération extérieur. J’avais fini par me foutre au thé tellement, il était dégueulasse d’ailleurs. Au moins, il n’y avait que l’eau chaude à préparer…

La maison, blanche, se trouver au fin fond d’une ruelle. Derrière le terrain, le peu de forêt rendait invisible un possible vis-à-vis. On était loin des demeures en pierre de ma bonne vieille patrie. Pas d’Atelier non plus, juste une cave suréquipée, d’une superficie quadruple à la base de la bâtisse en surface. Personne ne suspecterait une maison comme celle-ci, d’abriter des personnes au profil de Chasseurs. Les chambres étaient à l’étage, et j’avais établi mes quartiers dans celles la plus au nord. Depuis que j’étais arrivé sur le sol américain, j’avais déjà aidé par deux fois mes hôtes dans leurs missions. J’en avais bien besoin, car de toute, j’avais encore besoin des talents de Suibhne pour localiser sa sœur. Sa sœur… Voilà que je commençais à l’appeler ainsi. Même mon putain d’esprit se retourner contre moi et me disait de la laisser tranquille. Ouais. Mais non en fait. Je ne pouvais pas. Surtout pas sans excuses. Surtout pas sans explication.

Le son de notification de mon laptop me fit ouvrir les yeux. Suibhne avait envoyé les dernières informations que je lui avais demandées. Je soupirais et me redressais. Je m’étirais comme un gros chat, levant les bras au-dessus de la tête, faisant craquer mes articulations avant de me lever. Je m’installais à califourchon sur la chaise en bois de bistrot et déplaça le curseur sur le nouveau mail. Les photographies montraient le logement de Lish, son boulot, les connaissances et clients réguliers. Les bulletins de paie, des horaires informatisés et d’autres informations avait été rajoutés en plus dans les pièces jointes. Je me pinçais le nez en découvrant la misère qu’ils payaient Lish. Je mis sous clé ma fureur pour ses petits cons et continuer de décrypter. Ce soir, c’était décidé, j’irais voir ma rouquine. Je soupirais en entendant, grognant d’être dérangé, mais changeai vite d’expression et de sentiment en voyant la tronche de Ciaran. Je décrochais l’appel et souris en voyant mon meilleur ami et beau-frère tenir compagnie à sa femme à la maternité. Un sourire de joie naquit sur mes lèvres en voyant les deux jumeaux. Une demoiselle et un garçon. J’annonçais à Ciaran que je comptais la voir ce soir lorsqu’il s’éloigna pour prendre des nouvelles de ma quête. Il me demanda sincèrement, et cette fois-ci, de le tenir au courant. J'acquiesçais et l’appel se finit.

Aegh, tête entre les pattes, me regardait, comme si lui aussi savait que nous allions sortir. Je me préparais, holster et harnais en place, mes armes les rejoignants rapidement. Boots en cuir, tee-shirt noir, pantalon gris, la mode était superflu pour moi, et je préférais me saper dans une tenue dans laquelle je pouvais être rapidement confondu avec la population. Le logement se trouvait de l’autre côté de la mégalopole et je dus emprunter le pick-up de Lewis. Conduire à gauche ne faisait pas grand chose, contrairement à Hael… Je pris la route, suivant l’itinéraire sur mon portable, Aegh sur le siège passager, curieux de notre destination. En arrivant à L.A, j’avais coupé mes cheveux, réduit ma barbe. Je voulais lui montrer que j’avais changé, physiquement comme mentalement, car je la voulais elle et rien d’autre au monde. J’étais partie en milieu de matinée, me garant non loin de chez elle, pistant son départ et mettre en place ce que j’avais en tête depuis que j’étais partie de notre maison.

Aegh se mit au pied du siège, et je calai sur ma tête une casquette et une paire de lunettes. Elle sortir de l’immeuble, ses cheveux enflammés me faisant esquissé un sourire. Elle était belle, comme toujours. Un magnifique diamant. J’attendis qu’elle remonte la rue, la regardant tourner pour rejoindre son lieu de travail. Je soupirais, les yeux humides, une certaine mélancolie me prenant. Le vieil Irlandais que j’étais se sentait coupable. Encore plus maintenant que je la voyais. J’avais du temps, beaucoup de temps devant moi. Je descendis du pick-up, Aegh sur les talons et rejoignis le bâtiment. J’entrais sans grande peine et soupirais à nouveau. Je montais les escaliers, longeai un couloir et arrivais devant sa porte. Une petite vieille sortit à ce moment-là et je fis mine de chercher la bonne porte. Tss, pathétique. Une fois seul, je sortis un kit de crochetage et défis le loquet, puis le verrou supérieur et inférieur avant de tourner la poignée.

L’appartement en lui-même me fit grogner. « T’es vraiment qu’un con bordel… » me dis-je à moi-même. Je me pinçais le nez, et refermai la porte en entendant du bruit arriver. Je verrouillai intérieurement et observai le logement. Tout ici sentait le vieux. Le renfermé. Depuis combien de temps ma douce vivait elle ici ? Et combien payait elle pour un endroit si insalubre. J’avais des envies d’embrochements d’un certain proprio tout d’un coup. Je revins en arrière, prenant gare à ne rien toucher et ne rien bouger. Je défis et remis en suivant seul la serrure. J’avais quelques petites choses à récupérer. Conrad me fila des adresses où je pus trouver ce que je souhaitais. Je revins mettre en place mes achats, et ressortie de l’appartement, verrouillant comme je l’avais découvert, la porte et ses nombreux loquets de sécurité.

Je repris la route, cette fois-ci pour stationner proche de son job. Mon ventre gargouillé, mais je ne pouvais pas me pointait et commander. Je ne ferais que l’effrayer. Je craquai quelques heures plus tard pour prendre de quoi manger dans une supérette non loin de là et dégusta mon repas dans le pick-up. Aegh aussi eu droit à sa part. Je restais là, assis, observant dans cette tenue qui ne lui allait franchement pas, la jeune irlandaise, cette jeune femme, qui m’avait fui… L’heure tourne, l’heure pour la demoiselle de quitter son travail, et je démarre pour rejoindre sans empressement son logement. Cette fois-ci, je n’attendrais pas dans la ford. J’attendrais côté escalier de secours. Aegh resta à la voiture, comme je lui en donnai l’ordre et je me hissais sous ses yeux peinés sur l’échelle en métal et montais les quatre escaliers me séparant de sa fenêtre. Je m’assis, attendant, écoutant. Ses petits pas dans la ruelle m’indiquèrent qu’elle n’allait pas tarder à entrer.

Dans quelques minutes, elle découvrirait des roses partout, une boîte de chocolat, celles qu’elle affectionnait par-dessus tout, une lettre, et surtout, un cadre de lit pour son matelas. Si elle voulait rester ici, et ne plus jamais voir l’irlandais, celui-ci ne chercherait pas, il ne la forcerait pas. Je ne pourrais pas. Jamais.

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Ailish E. Moore
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Message# Sujet: Re: Take me back to the flow | Sealish   Take me back to the flow | Sealish EmptyMar 27 Aoû - 16:48

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Le bruit de ses talons hauts claquant sur le bitume légèrement humide à cause de la nuit résonnait dans la rue, pas assez fort pour couvrir le murmure de la ville. Les klaxons, les sirènes en tout genre, les cris et voix diverses, même à cette heure qui commençait à être tardive, se faisaient entendre partout et en tout temps. C'était ce qui avait le plus dérangé l'irlandaise quand elle était arrivée dans ces grandes villes américaines qu'elle ne connaissait pas. Le bruit, toujours présent, toujours plus obsédant, toujours plus fort et insupportable à ses douces oreilles...La nature lui manquait. Les grandes plaines lui manquaient. La pierre froide et en même temps si chaleureuse lui manquait. Elle se surprit même à penser que Aegh lui manquait. Mais elle chassa bien vite cette pensée de son esprit, elle s'était promis de ne rien regretter, de ne rien ramener avec elle de ce pays verdoyant qu'elle aimait pourtant à la folie. Non, ce passé était mort pour elle et aucun retour en arrière n'était possible pour elle, c'était une froide certitude qu'elle avait eu en montant dans l'avion qui quittait le pays, des mois plus tôt.

Sa cigarette se consuma lentement, le long du trajet, jusqu'au mégot, juste avant qu'elle n'arrive à la porte de l'appartement. C'était toujours ainsi, elle savait qu'elle avait juste le temps de fumer sa cigarette pendant le trajet qui la ramenait chez elle après sa journée, épuisante, de travail. Elle avait mal aux pieds et plus qu'une seule envie à l'heure actuelle : gravir les quatre étages pour se faire couler un bain et s'y délasser un peu avant de s'endormir. Elle aurait même été capable de s'endormir dans le bain, jusqu'à ce que l'eau froide la réveille. Ça lui était déjà arrivé, ce n'était pas des plus agréables de se réveiller dans l'eau qui avait refroidi, elle aurait aimé avoir une de ces baignoires dont l'eau ne refroidit pas. Ce n'était clairement pas dans ses moyens ni dans ses préoccupations du moment cela dit...

Jetant son mégot au bas de l'immeuble, Ailish y entra tranquillement. Le loquet de la porte était cassé depuis longtemps et personne ne semblait s'en inquiéter, le propriétaire ne voulait pas le faire réparer et ce n'était dans les priorités de personne de le faire à sa place au sein des habitants de l'endroit. Si pendant son travail, il lui était facile de garder le sourire et l'air jovial que tous lui connaissaient, dès qu'elle était seule, elle abandonnait cet air doux pour la mine froide et basse qu'elle arborait dans son appartement. Elle joua avec le trousseau de clefs, faisant retentir les petits cliquetis caractéristiques, tout en montant les marches une à une jusqu'à arriver à son étage, puis à sa porte. Elle soupira longuement avant de glisser la bonne clef dans la porte et de tourner, enlever le verrou, pour pouvoir enfin ouvrir et pénétrer chez elle.

La porte claqua, poussée par les doigts fins de l'irlandaise, l'isolant du reste du monde. Derrière les vitres en simple vitrage, on entendait encore le murmurer de la ville et le bruit des voitures de police, une musique devenue familière à Ailish désormais. La seule lumière provenait de ces mêmes fenêtres, une lumière jaune produite par le lampadaire en contrebas. Laissant son serre-tête à noeud sur la console à côté de la porte, avec ses clefs, Ailish alluma la lumière et contempla l'endroit qui lui servait d'appartement.

Elle poussa un cri, se crispant et voulant reculer mais buta contre la porte d'entrée. Quelqu'un était entré chez elle pendant qu'elle était au diner, il ne pouvait subsister aucun doute alors qu'elle posait des yeux affolés dans tous les coins de l'appartement. Il y avait des roses partout, des fichues roses que quelqu'un avait répandu par terre, sur le lit, absolument partout. Et le lit, d'ailleurs, n'était plus le sien, il ne consistait plus en un matelas posé par terre mais il y avait maintenant un cadre pour le soutenir et l'éloigner du vieux parquet grinçant. Et si cela avait été tout...Mais non, non ce n'était pas tout. Il y avait aussi une boite de chocolats, à n'en pas douter ses préférés, elle le savait sans même avoir besoin de le vérifier, ainsi qu'une lettre. Une foutue lettre.

Les larmes se mirent à couler sur ses joues en un flot ininterrompu qu'elle ne pouvait arrêter, même si elle l'avait voulu. Des sanglots lourds montèrent de sa gorge et tout son visage se crispa, ses dents se serrèrent, comme sa gorge, affreusement nouée par ce qu'elle ressentait. Elle s'effondra, glissant contre la porte jusqu'à toucher le sol, à genoux, une main sur le visage, une autre par terre dont les ongles crissaient sur le parquet. Elle tremblait, chouinait et aurait voulu, de toutes ses forces, partir en courant. Mais à quoi bon...? Elle avait quitté son pays, sa petite île verdoyante, avait traversé d'autres pays et s'était installé à l'autre bout du monde. Et tout ça pour quoi...? Pour rien. Pour être retrouvée en quelques moi à peine. Pour qu'il s'introduise chez elle en son absence, comme un fantôme, comme une menace contre laquelle elle ne pourrait jamais rien. La main sur son visage descendit jusqu'à son ventre, qui lui fit mal soudainement, en même temps qu'elle ressentait une violente nausée la prendre. Elle avait envie de vomir, de hurler, de s'enfuir...Mais elle resta là, contre sa porte d'entrée à pleurer toutes les larmes de son corps, priant qu'il ne soit pas là, tapi dans l'ombre à l'attendre...

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Seamus C. O'Mordha
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Message# Sujet: Re: Take me back to the flow | Sealish   Take me back to the flow | Sealish EmptyMar 27 Aoû - 18:44



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◊ ◊ ◊

Les sons, ils résonnent, s’entrechoquent, rebondissent entre les murs étroit de cette ville. Tout est plus grand. Tout est plus lugubre. Le béton fait office de base, la nature n’ayant plus de droit sur ce territoire. L’herbe verte d’une pelouse sauvage, le champs de fleur derrière la colline. Le ruisseau entre les deux propriétés. Tout cela n’était qu’un souvenir bien lointain. Ici, rien que le sable et la chaleur, la sécheresse ayant ravagée chaque potentiel lopin de terre. Bon sang qu’on étouffait, bon sang que j’avais du mal à respirer dans cette foutue ville.

Je n’avais attendu qu’une quinzaine de minute. Ses talons résonnant sur le sol. Ses talons passant la porte de l’immeuble. Ses même talons que j’entendais par souvenir dans les escaliers. Ses mêmes talons passant la porte de cet appartement dans lequel j’avais pénétrer. Il était tard. Trop tard. Dans tous les sens du terme. Un étage au dessus, sur le métal froid, j’attendais. J’attendais et j’écoutais. Je vis la lumière s’enclenchait, révélant ce que je pensais être une surprise, une belle surprise. Je ne l’entendis pas marcher. Je n’entendais rien. Je bougeai un peu, rien qu’un peu, pencha la tête, inquiet. Et… Et.. C’était des sanglots que j'entendais, des putains de sanglots. Des larmes, que j’imaginais rouler de ses yeux, roulant, caressant ses joues, celles là même où j’aurais aimer déposer mes lèvres. Je me redressa et glissa, je m’assis contre le mur encore chaud de cette journée typiquement ouest américaine, croisa mes mains, posé sur mes genoux redressé et attendis.

Qu’avais je fait au juste pour la blesser, la faire pleurer, encore, encore une fois ? Je ferma les yeux. Ses yeux qui retombèrent dans les coulisses de la mémoire. Quelques mois encore, je tombais sur des documents montrant une visite chez le médecin… Je n’y comprenais pas grand chose, sur le plan médical, Hael était le meilleur mais.. je ne voulais pas le déranger, je ne voulais déranger personne. Je ne voulais pas la déranger elle. Je voulais juste m’excuser. Lui dire que je l’aimais. Et même ça. Je fautais. Je n’étais qu’un enfant, un têtard qui n’avait aucune expérience dans cette catégorie. Je me rappelais quelques jours après avoir trouver les documents dont je ne comprenais rien, recevoir un coup de fil, celui du médecin, demandant à voir Ailish. Je me rappelais très bien avoir dit : « Ailish n’est pas disponible, je suis son mari… » et l’homme de science répondre d’un Ah bas, ceux déçue. J’avais demandé ce qu’il se passait, j’avais demandé à ce médecin la nature de sa visite. « Votre femme était enceinte Mr O'Mordha. Elle à fait une fausse couche... Ne vous l'a t-elle pas dit ? » Le téléphone m’avait échappé des mains. Mes mains en l’air. Comme un criminel. Et les larmes qui montaient, les larmes qui coulaient. Et mes mains, mes pattes d’ours me prenant la tête, mon corps de colosse reculant pour se bloquer contre un mur proche. [i]Oh par tous les dieux. Oh…[i] Je pleurais dans un silence, entendant le médecin demander si quelqu’un était encore là et fini par raccrocher. Le téléphone sonna la tonalité et je resta là, seul, très seul, plus que jamais un jour je n’aurais imaginer l’être.

Mon coeur avait un rythme bien trop calme. Je le savais. J’aurais dû la laisser tranquille, ne pas entrer chez elle, ne rien faire de tout cela. Mais je ne voulais que l’aider, lui prouver mon amour, le seul qui compter. Lui expliquer aussi. Trop tôt ? Trop de trop en fait. Je l’entendais pleurer, encore et encore, et je savais que ce que j’avais fait il y a des mois sous la tristesse intense d’un deuil familiale ne serait jamais vraiment pardonner.

Je me redressais, me remettant sur mes jambes et craqua mon cou. Il fallait que je lui dise ce qu’elle n’osait pas lire. Une fois dit, seulement, je partirai. [i]Oh mon ange, oui, je te laisserai si c’est cela que tu veux. Tu pourras vivre sans que je ne sois là, tu pourras vivre.[i] Je montais l’échelle menant au toit et passa par la porte de celui-ci. Je descendis d’un pas lourd, triste et coupable. Je descendis, et marcha dans le couloir, jusqu’à me poser contre sa porte, celle-là même contre laquelle je la sentais adossée. Et ma voix, dans un sanglot, sortit : «  Je suis désolé Ailish. Juste désolé. »

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Message# Sujet: Re: Take me back to the flow | Sealish   Take me back to the flow | Sealish EmptyMar 27 Aoû - 20:01

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Ce n'était pas la tristesse qui forçait les larmes à couler, à rouler sur les joues douces de l'irlandaise. Oh non c'était un sentiment bien plus violent, bien plus fort, bien plus dangereux que cela. Elle avait peur. Elle était terrifiée par ce qu'il pourrait faire, par ce qu'il pourrait lui faire si il le voulait...Elle ne se demandait pas comment il l'avait retrouvé, cette pensée ne l'effleura même pas, bien sûr que non, tout ce à quoi elle pensait était d'une nature très différente : qu'allait-il faire maintenant ? Il était rentré chez elle, sans remord, pour étaler son amour et ses excuses à une femme qui l'avait fui...Et si ça ne lui suffisait pas...? Et si il était saoul...? Il pourrait faire n'importe quoi, ce qu'il voulait d'elle, la minuscule petite crevette. Sa minuscule petite crevette. Et lui il était son immense nounours...

Ailish pleura encore plus fort en pensant aux surnoms qu'ils se donnaient, ses petits noms affectueux qu'elle aimait tant. Elle pleura à chaudes larmes, incapable de s'arrêter, incapable de faire autre chose. Même si elle avait voulu. Et elle ne voulait pas. Elle pleurait, elle pleurait à raison. Parce qu'elle avait peur, parce qu'elle était triste. Parce qu'elle savait qu'elle ne retrouverait jamais son Seamus, son nounours bien à elle contre qui elle aimait se blottir...Son petit coeur allait imploser, il y avait bien trop de sentiments en lui, bien trop qu'elle ne pouvait pas faire sortir. Hurler au milieu de la nuit n'était jamais une solution, même si ça la soulagerait...

Et soudain, un bruit, une voix derrière la porte, une voix qu'elle connaissait si bien. Mais cette voix était différente pourtant, comme prise de...sanglot...? Jamais elle ne l'avait entendu pleurer, jamais elle ne l'avait entendu partager ses sentiments ou dire ce qu'il éprouvait à propos de toutes les choses horribles qui lui étaient arrivées. Alors entendre dans cette voix, autrefois si rassurante, le son d'un sanglot...Elle s'attendait presque à ce qu'elle se brise d'un instant à l'autre, l'imaginant presque pleurer, à condition que cela soit possible. Ce n'était pas possible, il ne pouvait pas pleurer, il ne pouvait pas être derrière sa porte à regretter, il ne dirait pas une chose pareille, pensa-t-elle, blessée comme jamais.

Reniflant bruyamment, Ailish se tourna vers la porte, posant une main dessus, ainsi que son oreille, pour essayer d'en entendre plus. Des sanglots la faisaient encore tressauter, ses petites épaules s'agitant à cause des tremblements que lui provoquaient ses pleurs. Elle voulait l'entendre parler à nouveau, elle voulait qu'il dise autre chose, qu'il prouve qu'il était là pour une bonne raison, qu'il prouve qu'il voulait vraiment s'excuser...Et encore, même là...Elle n'était pas certaine de le croire. L'alcool était un poison, un poison qui changeait les hommes, qui les rendait mauvais, qui les rendait violents, qui les faisait mentir...Parfois, quand elle était seule le soir dans son lit, Ailisi se posait des questions sur la vie que menait son époux, lorsqu'il était loin d'elle, en mission. Et parfois, quand elle était vraiment triste, elle l'imaginait la trompant, avec une Chasseresse, avec quelqu'un qu'il méritait vraiment...

" Seamus... " souffla-t-elle, incapable de dire autre chose avant d'être interrompue par de nouveaux sanglots qui lui coupèrent le souffle.

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Message# Sujet: Re: Take me back to the flow | Sealish   Take me back to the flow | Sealish EmptyMar 27 Aoû - 20:28



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◊ ◊ ◊

Je cala l’arrière de ma tête contre la porte. Serra mes phalanges entre les autres. J’avais mal. Mal. Qui étais je ? Un homme, chassant, chassant la misère et le surtrop d’un monde surnaturel ? Un mari coupable ? Un ivrogne ? Qui étais je ? De quel droit me permettais je ? Là, contre cette putain de porte qui nous séparer, ce bout de bois, si fin, si merdique que je pourrais aisément le brisé, je pleurais.

C’était bien la première fois, mais ce ne serait sans doute pas la seule fois. Non, je n’arrêterai pas. Je n’arrêterai pas car j’en avais besoin. Un besoin vitale, un besoin de montrer et de faire entendre ma peine, et ce, même si j’en était le premier responsable, l’investigateur, le coupable. J’étais coupable, et ma peine ? Etait ce de perdre le joyau dans mon coeur ? Celui, derrière cette porte, que j’entendais encore, pleurer et pleurer sans s’arrêter. Cette douleur, celle de l’entendre, était pire que tout, pire qu’une balle dans un bras, pire qu’un couteau dans un cuisse, pire que tout, même des pires tortures que l’homme eu créer pour obtenir informations. J’avais si mal. Mon feu follet, mon chaton, mon amour, mon coeur, ma… crevette. Les surnoms entre nous c’étaient dit naturellement, au creux de l’oreille, sur l’oreiller, en caresse sur ses lèvres si douces.

J’étais un homme, de ceux qu’il ne faudrait pas pardonner. Je n’avais peut être pas le droit à cette rédemption tout compte fait. Je devais me punir, et la souffrance psychologique était une punition à la hauteur de mon manque, de cette erreur, celle de n’avoir pas partager. Le serment ne disait il pas de protéger, communiquer, transmettre ? A quel point avais je raté les points élémentaire et fondamentale de mon propre mariage au juste ? A quel point étais je mauvais.

Je passai mes mains sur mon crâne, les larmes coulants un peu plus fort, tel des rapides, tel l’eau coulant dans les turbines d’un barrages. Bordel, la douleur dans mon crâne commencé à faire écho à ma douleur mentale. Oh mon ange, mon amour, si tu savais à quel point… Et… J’entends sa voix, dans un souffle, dans un murmure. Les sanglots sont là, encore plus violents après avoir entendus sa voix. La mienne, elle, répète : « Je suis désolé… Je te demande pardon mon ange… » Qui aurait pu croire le jour où on père m’avait annoncer mes fiançaille forcé à cette déesse que j’en deviendrais follement amoureux ? Qui ? Personne, pas même moi. Mon coeur hurlait, dans un diapason étrange, avec mon esprit. J’avais mal autant à l’un à qu’à l’autre.

Je devais faire acte. Acte de courage. Acte de bonté. Acte de pardon. Pour elle. Pour ma reine, ma princesse. Je ne voulais que son pardon en échange d’explication, et même si après cela elle ne voulait pas de moi, j’aurais au moins eu mes trois actes de réaliser pour elle. Peut être que le Chasseur ne serait plus. Peut être que les haches irait sur un mur. Peut être que… Tellement de possibilités sans certitude.

J’entend sa respiration, saccadé et si je me concentrais un peu plus, j’entendrais presque le battement de son coeur. Je relâche mon crâne de son emprise, relève la tête et fixe le plafond avant de tourner la tête vers la porte de cette vieille vu le matin même. Son regard se fait attendrissant, remplis de compassion et elle esquisse un sourire, l’air de dire, Continue mon garçon. Je passe mes doigts pour retirer le mélange de poussière ambiante et mes larmes, tente de me calmer, mais les sanglots continue. Un homme pleure. Seul. Pas par preuve de virilité. Non. Un homme pleure pour ne pas peiné son entourage. Pour ne pas montrer qu’il n’a plus les épaules pour porter le monde. Les Irlandais savent porter le monde, les Chasseurs aussi. « Ailish… ?  » Ma voix se fait murmurante, suppliante. Etait elle partie ? Loin de cette porte ? Avait elle prit peur finalement ? Mon ouïe me faisait défaut en ce moment même et je n’entendais plus rien de l’autre côté de la porte...  

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Message# Sujet: Re: Take me back to the flow | Sealish   Take me back to the flow | Sealish EmptyMar 27 Aoû - 22:08

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En Irlande, elle n'avait jamais été libre de rien. Elle n'avait pas pu choisir son éducation, elle n'avait pas pu choisir les activités qu'elle aimerait, elle n'avait pas pu choisir avec qui elle voulait trainer, elle n'avait pas pu choisir son mari...Le seul choix qu'elle avait fait avait été de partir, partir loin de l'île aux trèfles, partir loin de sa famille, de son époux, de la peur et du carcan familial qui était devenu bien trop étriqué pour elle. Mais même là, ça n'avait servi à rien. Sa fuite avait été comme celle qu'elle avait faite adolescente : un moment d'accalmie au milieu de sa vie toute tracée. Cela avait duré quelques mois, pas plus. Quelques mois où elle s'était sentie libre. Maintenant, elle n'attendait plus qu'une chose, en pleurant, elle n'attendait qu'il entre pour la ramener chez eux et l'enfermer à nouveau dans ce rôle qu'elle ne voulait pas tenir à côté de cet homme qui l'avait blessée et déçue plus que n'importe qui d'autre dans toute sa petite vie d'humaine...

La voix éraillée de l'homme retentit à nouveau. Il voulait le pardon pour ce qu'il avait fait. Un pardon qu'elle ne pouvait pas lui donner. Comment le pourrait-elle...? Il lui avait fait perdre plus que la simple confiance en lui. Il lui avait fait perdre tellement...Elle s'était remise à pleurer, rien qu'à prononcer son nom. Entendre sa voix lui donna encore plus envie de hurler, elle avait naguère était si douce cette voix, si réconfortante quand elle l'entendait au creux de son oreille...Mais ce n'était plus le cas, cette voix ne lui apportait plus rien de réconfortant, juste du malheur et de la tristesse.

Et puis son nom, prononcée par cette même voix, sur un ton qu'elle ne connait pas venant de lui. Elle avait été suppliante, comme si son coeur à lui allait se briser si elle ne lui répondait pas. L'oreille toujours plaquée contre la porte, elle entendait ce qu'elle n'avait jamais entendu auparavant : des pleurs. Et pas les siennes mais bien celles de son mari. Son mari était...en train de pleurer...? De l'autre côté de cette porte qu'il pourrait réduire en copeaux comme le loup de l'histoire des trois petits cochons, il pleurait. Le coeur de l'irlandaise se serra, lui faisant mal comme jamais, à l'idée de voir son mari, son amour, les larmes roulant sur ses joues, à se laisser totalement. Elle prit son courage à deux mains, difficilement et respira aussi profondément qu'elle le put pour ravaler sanglots et larmes.

" Seamus...Je...Je ne peux pas... " Elle déglutit, essayant de formuler les mots dans son esprit avant de les prononcer à mi-voix, les lèvres collées sur la porte, y laissant la marque sombre de son rouge-à-lèvre. " Je ne peux pas...te pardonner...Pas comme ça...Pas aussi vite...Tu...Tu m'as fait... " Ailish se remit à pleurer, sa gorge se nouant, son souffle restant dans ses poumons. Repenser à ce bébé était une épreuve. La douleur qu'elle avait ressenti ce jour-là, la peur aussi, elle avait mal et ne pouvait pas l'excuser pour ça. " J'étais enceinte, " avoua-t-elle en sanglotant, sur un ton pathétique, presque au supplice de devoir lui dire cela de cette manière. " J'ai eu tellement peur...J'ai eu un tel choc, ce soir-là...Je l'ai perdu... " Sa voix se brisa, incapable de dire quoi que ce soit d'autre après ça, revivant la douleur qu'elle avait ressenti en sachant qu'elle aurait pu être et que ça ne se ferait jamais...Elle avait été seule quand on lui avait annoncé ça. Elle avait été seule pour affronter ça, en prendre toute la mesure et agir en conséquence...Et ce soir, derrière sa porte, elle se sentait encore plus seule...

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Message# Sujet: Re: Take me back to the flow | Sealish   Take me back to the flow | Sealish EmptyJeu 29 Aoû - 11:25



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◊ ◊ ◊

Être irlandais. C’était en soi une belle liberté. Celle d’avoir su se défaire de l’emprise anglaise, celle de savoir ce que l’on souhaite pour son avenir, devenir un homme parmis tant d’autres. Être irlandais, et naître dans une famille de Chasseur… Le premier était réduit à néant avec le second. Chaque acte. Chaque parole. Chaque pensée même était choisis, dirigé, manipuler pour vous. Un Chasseur doit faire si. Un Chasseur doit faire ça. Dire cela. Ne pas parler de cela. Une vie de non choix. Une vie où les anciens étaient les guides, des bergers, gardant la jeunesse sous leur joug, prêt à envoyer les chiens pour rappeler le sens et la voie de notre communauté. Tout le monde ne passaient par l’étape de l’apprentissage, long, fastidieux, épuisant. Toute les familles n’avaient pas le même regard face au passage des épreuves. J’avais quoi ? Huit piges quand on m’a mis une arme dans les mains ? Dix quand j’ai commencé à tirer avec ? A quel âge avais je eu ma première fracture ? Ma première blessure ? La vie d’un Chasseur était elle signe de pouvoir et d’excellence ou une malédiction que nous portions tous différemment ? J’n’ai pas eu d’enfance. Pas de jouet. Pas de tendresse. Tout ça, parce que je suis né le premier. Hael à connu bien plus de douceur, et ne parlons pas de Finn… J’étais et serais toujours le digne et légitime fils de mon putain de père. Un soldat, créer par deux généraux. De ma naissance à ma mort j’aurais une arme dans les mains si ce n’est pas les mots. La mort, la faucheuse est notre plus grande alliée. C’était ma grand mère qui me le rappelait. Pourquoi Grand Mère ? Pourquoi est elle notre alliée ? Demandais je, naïf, bien avant de commencer mon chemin vers ce que j’étais à présent. Elle se rapprochait, et chuchoter dans mon oreille. La mort est notre alliée car elle nous permet de rester en vie. Elle nous permet de survivre mon enfant.

Assis contre cette porte, je repensais à ma tendre grand mère. Les larmes ruisselaient et j’avais la tête qui tournait, le mal de tête se logeant dans mes tempes. J’entendis une porte grinçait, non loin de là. La vieille, petite, cheveux d’une blancheur inégalable, regardait, la main posé sur l’encadrement, un petit chat grisés entre ses jambes. J’avais mal. Mal. Mal d’être ce que j’étais. Mal de la sentir, elle, si mal. Ma douce colombe, emprisonné dans mes bras par la décision de nos parents. La dame me sourit, elle tente de comprendre ce qu’il ce passe. Je lève la main, mon l’alliance et la voit, surprise. Sa main se pose sur son coeur, m’adresse un sourire de compassion et rentre à nouveau chez elle. J’ai mal, si mal. Mal au coeur, mal au tripes. Mal à cette putain de tête. J’aimerais tellement retrouver mon amour, mon bijoux. Ma lune. Mon amante. Mon yang.  

Et j’entends. Cette voix. Couverte de larme. Couverte de peur. J’entends les mots. Elle ne peut pas. Elle ne peut pas me pardonner. Pas ainsi, pas comme cela. Pas… si vite. Je ferme les yeux, déglutit. Mes jambes allongés se redresse un peu mais retombe lâchement. Je redresse la tête, regarde le plafond, couvert de moustiques et de mouches. Qu’est ce que je me haïssais. Si fort. « Je sais Ailish. Je l’ai su, deux jours après que tu sois partie..  » Les sanglots sont toujours présent. A cause de ma bêtise, à cause de ce que je lui ai fait, montrer, fait endurer. De ce qu’elle a perdu mais de ce que j’ai perdu tout autant. J’aurais pu être père si je n’avais pas perdu mon sang froid. J’aurais pu annoncer à mes parents qu’ils seraient grand parents. Peut être que je ne leur annoncerait jamais. Le silence, il s’installa comme la neige tombe sur les plaines. Ce silence était long, froid. J’avais envie de partir, de la laisser tranquille. En cette instant, je me persuadais d’être la pire chose pour elle. Enfait, je l’était, non ? J’imaginais un fils auquel j’aurais donné le choix. Donner le choix. Etait ce possible pour moi ? Etait ce possible pour elle, pour lui ? D’aller contre les valeurs de notre communauté ? De le laisser en dehors de tout ça, de toute cette mort ? Si je le voulais, c’est que je pouvais. Je serais le premier. Je m’en faisais serment.

Les larmes commencent à s’arrêter. J’ai si mal dans mon coeur que ma raison à décidé de reprendre le flambeau. Je l’ai perdu mon petit ange. Mon chaton. Ma sauveuse. Je ne crois pas qu’elle se rendent compte que ses sourires me réchauffer tant le coeur. Ni ses attentions quand je rentrais loin de mission. Je ne crois pas que ma belle et douce compagne se rendait compte que le problème ne venait pas d’elle, mais bien de moi. Mon dos se décolle de la porte en bois, et je prend dans une poche un paquet de clope. J’ai commencé il y a un moment, pour atténuer l’envie de retomber dans l’alcool. Un irlandais qui ne boit pas. En voilà une bonne. Une bonne réalité. J’attrapais mon zippo et allumé le rouleau de tabac dont j’en inspirer une bouffée. Il était temps que je parte. J’avais encore merder et rester ne ferait qu’empirer les choses. Ma voix, cette fois ci, se fit calme. « Je suis désolé Ailish. Pour tout ce que je t’ai fait. Je vais partir maintenant, te laisser vivre… Adieu mon amour.  » Les mots me tuent, me brûlent. Je prend une nouvelle bouffée et me remet sur mes pieds. Il est temps de partir me répète cette voix dans ma tête. Ma voix. Ma raison. Je tremble, mais je commence à marcher, à m’éloigner vers les escaliers. Je me retrouve dehors bien plus vite que je ne le pensais. Dans cette rue. Aegh me regarde et passe la fenêtre du pickup pour me rejoindre, il cale sa tête dans ma main car il sait. Il sait que son maître est mal.

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Message# Sujet: Re: Take me back to the flow | Sealish   Take me back to the flow | Sealish EmptyJeu 29 Aoû - 13:58

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Les larmes ne semblaient pas vouloir se tarir, comme une source qui coulait encore et toujours, sortant des entrailles de la terre pour se déverser sur le monde. Et il semblait à Ailish que plus elle pleurait, plus elle avait envie de pleurer, les larmes appelant les larmes encore et encore, et que cela ne s'arrêterait absolument jamais. Tout ce qu'elle ressentait, tout ce qu'elle était capable de ressentir à l'instant, était l'effroyable tristesse d'être si seule et d'avoir perdu la seule chose qui aurait pu chasser cette tristesse à jamais. Et le fait de l'entendre, lui, pleurer à quelques centimètres de lui et pourtant inaccessible, ne l'aidait en aucun cas à se sentir moins seule. C'était en réalité le contraire. Parce que jamais il ne lui avait montré cette part de lui, jamais il ne s'était montré triste avec elle, à exprimer ses sentiments quand il souffrait...Elle n'était pas la bonne épouse qu'elle avait cru au même titre qu'il n'était le mari idéal qu'elle s'était convaincu d'avoir épousé.

L'entendre à nouveau sembla briser quelque chose en elle : elle ne lui avait rien dit, pas même laissé un mot pour lui dire ce qu'il aurait pu être. Et c'était dur de réaliser cela. Si elle avait été seule à subir et comprendre tout ce que cela impliquait, c'était sa faute, son entière faute, parce qu'elle ne lui avait rien dit, parce qu'elle n'avait pas pris le temps de lui parler de ça...Ils étaient deux fautifs dans l'histoire, deux fautifs incapables de changer, elle le savait.

L'irlandaise sanglotait toujours contre la porte, mais ne plus rien entendre de l'autre côté l'inquiéta et la fit se calmer progressivement. Elle ne l'entendait plus pleurer non plus. Brutalement, elle ressentit un froid terrible, en dedans, comme si son âme entière s'était gelée. Il était parti, il l'avait laissée seule, elle en était persuadée. Et elle le méritait entièrement. Elle l'avait fui, comme si il ne représentait rien pour elle. Elle avait eu peur de lui comme de rien d'autre en ce monde. Elle avait hurlé et pleuré en voyant ce qu'il avait fait chez elle aujourd'hui. Et là, elle ne lui avait pas ouvert la porte alors qu'elle aurait pu. Quel homme, même un homme comme Seamus, pouvait pardonner ce genre de comportement...?

Sa voix...Elle lui manquerait, elle le réalisa soudainement alors que cela semblait être la dernière fois qu'elle pouvait l'entendre. Dans cet adieu, elle entendait toute une ère prendre fin, comme si plus rien ne serait jamais plus comme avant, comme si leur vie avait été définitivement balayée par les choix qu'ils avaient faits, qu'elle avait faits. Les choix cruels qui l'éloignaient de sa famille, de son pays, de son amour...Mais comment ne pas les faire...? Comment rester là-bas...? Qui le lui reprocherait ? Qui pouvait la juger ? Que celui qui aurait agi autrement lui jette la première pierre, si une telle personne existait néanmoins...

Puis plus rien. Plus un bruit. Plus un mot. Juste le silence horrible.

Le vide et le froid qui s'emparaient du coeur de l'irlandaise ne se dissiperaient jamais. Elle le savait. En avait-elle seulement envie...? Elle méritait de vivre seule, à jamais triste et malheureuse, parce qu'elle avait fait fuir la seule personne qui pourrait jamais l'aimer et la rendre heureuse. Ailish s'était arrêté de pleurer, comme si la souffrance s'était levée d'un coup pour être remplacée par l'horrible vérité : c'était sa faute et elle méritait ce qui lui arrivait.

Alors pourquoi se releveait-elle pour ouvrir cette bon dieu de porte...? Ses talons résonnèrent dans le couloir, d'abord lentement, puis à un rythme bien plus rapide à mesure qu'elle progressait. Elle se tordit la cheville une fois, manquant de tomber et de se faire vraiment mal. Elle laissa les chaussures à talons choire au milieu des escaliers, continuant son chemin sans elles, dévalant les marches pieds nus. Il était peut-être reparti, elle était peut-être en train de courir pour rien, cavalant de la sorte pour avoir l'amère déconvenue de sa fuite à lui...Quand elle poussa la porte de l'immeuble pour sortir, elle s'attendit à ce qu'il ne soit plus là et pourtant...

" Seamus... " murmura-t-elle le souffle court. Il était si grand, si imposant, en quelques mois, elle l'avait presque oublié...Elle avait surtout oublié à quel point elle semblait insignifiante à côté de lui...

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Message# Sujet: Re: Take me back to the flow | Sealish   Take me back to the flow | Sealish EmptyVen 30 Aoû - 11:39



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◊ ◊ ◊

Le couloir me semblait si long avant d’atteindre la cage d’escalier. L’air se faisait la malle, ou peut être était ce mes poumons qui ne pouvaient plus en contenir. J’avais l’impression d’être réduit en lambeaux. Tel un roi des clochards qui aurait reçu sept plaies. J’abandonnais, pour la laisser heureuse, mais j’abandonnais une vie entière. Apprendre à se reconstruire ne se ferait pas en un claquement de doigts et j’appréhendais le regard de Ciaran. Ses jumeaux ne connaîtraient pas leur tante. Et moi, je ne connaîtrais certainement pas la paternité… Je comprenais ce sentiment de destruction intérieure, d’abandon. Je la comprenais. J’avais toujours su au fond que je gâcherais tout en réalité. J’aurais dû fuir, avorter ce mariage et la laisser, la laisser vivre en l’emmenant dans un endroit où jamais personne ne pourrait la retrouver. J’aurais peut-être dû, j’aurais dû. À quoi pensais-je en la retrouvant, en la couvrant de rose pour me faire pardonner ? À quoi pensais-je ? À moi ? Ou à elle ? Les deux ? Dans ma tête, durant tout le chemin jusqu’à cette ruelle, je repensais à nos années, celles où nous étions de frais amoureux en pleine découverte, nous avouant que tout cela n’était pas si mal. Les sentiments naissent, même quand cela n’est pas voulu dans un premier temps. Parfois, ils ne prennent pas racine, mais nous avions eu la chance de connaître une magnifique floraison. Au Revoir, tendresse du soir, baiser du matin, câlins sous l’eau. Au Revoir, mon tendre amour. En moi, une partie de mon âme s’effritais comme un mur trop vieux pour soutenir ses pierres. Qu’aurais-je pu avoir si la mort ne m’avait pas conduit à devenir un être égoïste ? Qu’aurais-je pu connaître si ce soir-là, j’avais compris qu’elle ne me quittait pas, mais partait juste en voyage ? Cela aussi, je l’avais découvert après son départ, son amie avait appelé.

Une bouffée, une expiration, une autre bouffée et une expiration à nouveau. La nicotine s’insérer dans mes veines grâce à mes poumons. Elle calmait ma tristesse et bien d’autres maux, mais ne faisait en aucun cas descendre la douleur que je ressentais. Je l’avais cherché, je l’avais trouvé, et j’en payais les actes commis. J’étais vide, vide de tout, et pas un instant, je ne pensais à une possible rédemption. Je me foutais pas mal de déclencher un quelconque système contre les départs de feu, de toute, je savais en voyant les nombreux câbles pendants en haut de mur, que le système était mort, obsolète, inexistant. Ce bâtiment tomberait en ruine un jour ou l’autre, un jour qui arrivera bien trop vite. À cette pensée, une inquiétude, celle de la laisser ici. Putain de merde… Je sors dehors, ouvrant la porte d’un coup de pied et m’arrête pour prendre la chaleur étouffante de cette ville qui me déplaît déjà. Je lâche le mégot, l’écrase sous ma boots et en reprends une tandis qu'Aegh vient me rejoindre. Il s’assoit tandis que j’allume ma clope et revient me prendre le bras pour que je le caresse. Je m’accroupis, offre un sourire tendre au canidé et caresse sa tête noire. « On va rentrer à la maison, fiston… » murmurais je. Il tourne la tête et vient me foutre un coup de langue sur la joue. Il est temps de rentrer. Temps de tourner la page et la laisser écrire la sienne. Je n’écoute pas, je suis si mal que je n’interroge pas mon ouïe. Je soupire, me relève, et sors mon portable qui vient de vibrer. Ciaran. Un message de Ciaran. Une grimace de tristesse part mon visage quand je lis le seul mot : Alors ? Je réprime un sanglot. Il est trop tard pour pleurer de toute façon et… Mon ouïe entend les bruits de pas derrière moi, la porte que j’ai défoncé d’un coup de pied s’ouvre. Je prends une grande bouffée de tabac avant de tourner la tête sans me retourner pour autant. Dans mon champ de vision panoramique, je vois quelqu’un, petit, et… Un coup de vent passe, léger, soulève ses cheveux et… Feu.. C’est le mot qui me vient à l’esprit. J’entends, j’entends quelque chose d’autre, deux syllabes, mon prénom. Dis dans un murmure.

Je me retourne, deux bons mètres me sépare de ma rouquine. Ma… Je vais devoir abandonner ce pronom. Ma langue claque, pas à son attention, elle le sait, elle sait comment je communique mes ordres à Aegh. Le malinois noir tourne sur ses pattes et revient à sa place initiale sans pour autant quitter les deux du regard. Je regarde ma… Je la regarde. Bordel... « Ailish... » perce ma voix, ce silence qui commence à me rendre fou. Je n’avais pas oublié, à aucun moment, la beauté de mon ange. Les larmes ne coulent plus, je crois que je n’en ai plus. Mon visage tente de rester neutre, mais peut être, qui sait, la tristesse teintera à nouveau celui-ci. De toute, elle se voit dans mes yeux. Le chagrin change un homme bien plus que l’alcool. La culpabilité, le remords accompagne ce sentiment. Je reste là, trop proche d’elle à mon goût, retenant le cœur de prendre le contrôle. J’ai bien trop peur qu’elle recule, car si elle le faisait, diable, je ne saurais pas comment moi, je réagirais, mais je saurais, la douleur que cela engendrerait. Elle serait pire que la souffrance causée par un couteau entre les côtes. J’inspire une nouvelle bouffée de tabac et l'a fini. Je la fais tomber, à nouveau, et écrase le mégot. Les bras le long du corps, je ne sais pas quoi faire, et puis, je tends un bras suivi de l’autre, comme quand je lui proposais un câlin, quand je revenais, après quelques semaines d’absence...

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