Partagez
 

 Ca commence toujours... par un café

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Sorcier
Karl Fitzgerald
⚝Paroles Échangées : 352
⚝Age : 43
⚝Localisation : quelque part à LA

Ca commence toujours... par un café Empty
Message# Sujet: Ca commence toujours... par un café   Ca commence toujours... par un café EmptyMer 28 Aoû - 2:22




Karlabert



Ca commence toujours par un café.



Il était tôt, une heure indécente pour les couche-tard, une habitude pour Karl Fitzgerald qui n'était pas le genre de personne à faire des grasses matinées. Présent dans son bureau dès la première heure, il recevait son fidèle conseillé. La conversation venait à peine de débuter et face à Matthew Crawford, le régent de Red House ne put se retenir de pousser un long soupir. Il n'y avait rien à signaler, ni à Black Stone Street, ni aux alentours des quartiers les plus chauds du tout Los Angeles. Aucune trace d'Arthur Fitzgerald, comme toujours. « Karl, il ne veut pas être retrouvé ! Tu devrais aller de l'avant » lâcha Matthew sans prendre de pincettes. Il savait, au vu de son rang, qu'il pouvait se le permettre. Le régent de Red House se leva de ce siège qu'il trouvait tout d'un coup plus inconfortable et acquiesça avant de faire signe à son bras-droit de s'en aller. Il avait sûrement des cours à donner à l'académie. À nouveau seul, Karl put laisser éclater sa frustration en envoyant valdinguer contre le mur, le premier livre qu'il avait à portée de main. « - Où est-ce que tu es ? » Et sans surprise, aucune réponse ne se fit entendre. C'était dur pour Karl qui ne ménageait pas ses efforts pour retrouver son père, mais qui au vu de ses échecs répétés, commençait à désespérer de le revoir un jour. Il ramassa le livre et posa son regard sur la fenêtre. Le soleil irradiait de toute son intensité, un temps radieux en somme, assez pour profiter de la douce quiétude matinale et de la plage, désertée par les lèves tôt. Il faisait du surf depuis peu. Loin d'être un pratiquant chevronné, il aimait toutefois plonger sans trop réfléchir, à la recherche de la première vague à portée de main. Petits, grands rouleaux, rien ne semblait l'effrayer. C'est donc sans se faire prier qu'il quitta son domaine, récupéra ses affaires et sa planche, avant d'embarquer dans sa fidèle Corvette, direction la plage la plus proche et dans la cité des Anges, ce n'est pas ce qui manquait.

Arrivé sur le parking, à l'abri des regards, le régent du coven de Red House se déshabilla pour enfiler sa combinaison. Récupérant sa planche dans la foulée, il pénétra la plage presque déserte. Le spectacle était à couper le souffle. Le soleil pas encore à son apogée, se parait de sa teinte, oscillant entre la douceur d'un rose pâle et la chaleur d'un orange incendiaire. Les nuages eux-mêmes adoptaient cette teinte, ne sachant que choisir. Les premiers goélands virevoltaient déjà dans le ciel, tandis que la mélodie des vagues venant mourir sur le rivage, remontait aux oreilles du sorcier qui ferma les yeux pour profiter de cette douce musique. Maze, le familier de Karl, rejoignit son sorcier sur le sable profitant lui aussi de ce spectacle. « - Si la vie était aussi simple, nous n'aurions pas à souffrir autant. » Le loup colla sa truffe contre le bras de son maître exigeant de ce fait une caresse. « - C'est ta façon à toi de me dire que tu ne veux pas m'entendre me morfondre ? » Et sans se faire prier, le sorcier leva ses fesses du sable et planche sous le bras, regagna la mer tandis que son familier s'éloignait à nouveau. D'abord hésitant, Karl entra progressivement et commença par se mouiller la nuque et le visage avant d'avancer. Il était peut-être un peu trop tôt cette fois, pour avoir de bonnes vagues, néanmoins l'apprenti surfeur ne boudait pas son plaisir d'être là. Il s'assit donc sur sa planche et se laissa bercer par les vagues.

Quelques minutes, peut-être même quelques heures de pleine liberté avant de retrouver la réalité et toutes les responsabilités qui vont avec. À ceci près, que pour une fois, Karl prit la décision de s'octroyer un peu de temps pour lui et prit la direction du Nord, où il connaissait quelques commerces fort sympathiques. N'étant pas à une contradiction près, le régent de Red House jeta finalement son dévolu sur un établissement qu'il n'avait encore jamais testé. Il gara donc son véhicule à quelques encablures du Béni-boui-boui. Tout en réajustant son costume bleu, il quitta sa voiture de collection et regagna le trottoir pour ensuite pénétrer l'intérieur du commerce avant de prendre place. Une agréable odeur de café régnait dans tout l'établissement. Karl, qui n'était pourtant pas un adorateur de cette boisson, se surprit à apprécier en savourer l'odeur. Et quand enfin un serveur dénia s'approcher... « - Vous avez du thé ? » L'homme acquiesça avant d'énoncer les deux seules propositions qui figuraient sur la carte. « - Ok, bon et bien je crois que je vais m'en passer. Mettez-moi un rallongé cela sera suffire. Merci, j'espère qu'il est bon ! » tenta-il avec légèreté ?

(c) DΛNDELION


 
Le temps est assassin...
 
et emporte avec lui, les rires des enfants.


#186157
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Esprit
Albert Muranov
⚝Paroles Échangées : 89
⚝Localisation : Los Angeles

Ca commence toujours... par un café Empty
Message# Sujet: Re: Ca commence toujours... par un café   Ca commence toujours... par un café EmptyMer 28 Aoû - 17:25




Karlabert



Ca commence toujours par un café.


J’avais décidé de m’offrir une journée de congé. J’en avais plus que marre de répondre à 250 courriels chaque jour, de discuter avec des investisseurs à la bourse et passer mes journées enfermé dans un bureau froid et un ordinateur. J’avais besoin de prendre du recul et profiter un peu du bâtiment que je restaurais avec une attention toute particulière. J’avais annulé les ouvriers pour la journée. Ils méritaient également un jour de repos et je leur payais avec un immense plaisir. Je prenais donc mon temps ce matin lent et me faisais un café bien corsé. J’étais torse nu dans mon salon et j’allais près des grandes fenêtre pour regarder les gens passer dans rue. Dire qu’en 1860, ce bâtiment était l’un des plus gros avec ses trois étages. Maintenant, il était minuscule et détonnait avec la modernité des lieux. Les rues avaient énormément changés depuis toutes ces années. Je poussais un soupir. Les gens ne prenaient plus le temps de vivre et de profiter du moment présent. Ils avaient des horaires surbookés et passaient beaucoup trop de temps devant la télévision ainsi que leur ordinateur.

C’était sans aucun doute ce qui m’avait motivé à ne pas faire entrer de télévision dans ma maison. J’avais un portable qui me servait seulement pour le bureau. Albert Muranov n’avait pas de page Facebook et ce genre de choses. Je fermais les notifications de courriel sur mon téléphone. Les réponses attendraient au lendemain. Je portais ensuite mon regard sur la boîte de bois contenant des souvenirs. Amelia avait passé des heures à graver des fleurs sur celle-ci à la lumière d’une chandelle et du feu de foyer le soir. Je posais une main douce sur cette dernière en caressant le vieux bois. La teinture avait fini par disparaître par endroit et le vernis avait bien jaunis.

- Tu me manques … tellement Amelia. J’espère seulement que tu es bien, peu importe où tu te trouves.


J’espérais que Dieu avait ouvert les portes du paradis à cette femme généreuse et aimante qui avait toujours pris soin des autres avant sa propre personne. Je me sentais nostalgique. Je m’assoyais donc dans le sofa dans le coin de la pièce et je me mettais à repenser à mes nombreux souvenirs de cette vie qui n’existait plus. J’ignorais combien d’heures j’avais passé dans cette position, mais je sortais de mes souvenirs à une heure plus tardive que normalement. Je devais me bouger. J’avais besoin de voir des gens, même si je ne discutais avec personne.

Je m’habillais avec une chemise blanche et je mettais ma vieille alliance usée. Je n’étais pas prêt de m’en débarrasser et c’était le seul moyen d’avoir un peu d’Amelia avec moi chaque seconde de cette vie éternelle. J’avais encore l’alliance d’Amelia, cette dernière était bien caché à un endroit que moi seul avait accès. J’enfilais un pantalon noir, au diable le veston ce soir et la cravate. J’appelais mon chauffeur de taxi favori, Frank, avant de descendre et verrouiller la porte du Bâtiment Wilkins avec un immense soin. Personne ne venait jamais et c’était tant mieux. Un immeuble hanté et vieux n’a rien d’attrayant, même les junkies n’y venaient pas. Ils avaient trop peur de croiser le fantôme qui hantait les lieux.

Je souriais à cette pensée. Combien de fois j’avais fait peur à des jeunes gens trop aventureux? Beaucoup trop. J’entrais dans le taxi un coin de rue plus loin et lui demandait de me conduire au Béni-boui-boui. J’adorais de plus en plus cet endroit. Il était calme, rempli de gens la plupart du temps et les petites pâtisseries étaient délicieuses, surtout celles aux agrumes.

Arrivé à bon port, je payais le chauffeur avant d’entrer dans le fameux café. Je m’installais au comptoir en prenant le journal et commandais la même chose que d’habitude : un café au lait avec de la cannelle et un quatre quart au citron et aux graines de pavots. Je prenais le journal du jour pour le lire avec nonchalance lorsqu’un homme entra et demanda un thé. Il avait l’air sympathique et espérait que le café serait à son goût. J’avais retiré mon alliance pour jouer avec cette dernière en lisant le journal. J’étais à demi plongé dans ma lecture lorsque je lui répondais calmement en souriant.

- Le café ici est excellent. Sans aucun doute l’un des meilleurs de la ville sans compter les pâtisseries. Je vous conseille les quatre quarts. Ils sont fabuleux.


J’avais un ton de voix léger et de bonne humeur malgré le début de journée que j’avais passé. Comme quoi sortir de chez soi fait du bien pour l’âme.

(c) DΛNDELION


Albert Muranov
Vous êtes chez moi ici...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sorcier
Karl Fitzgerald
⚝Paroles Échangées : 352
⚝Age : 43
⚝Localisation : quelque part à LA

Ca commence toujours... par un café Empty
Message# Sujet: Re: Ca commence toujours... par un café   Ca commence toujours... par un café EmptySam 31 Aoû - 19:00




Karlabert



Ca commence toujours par un café.



Il sentait encore le vent sur sa peau et l'odeur iodée de l'océan lui remontait jusqu'aux narines alors qu'il avait pourtant délesté sa planche depuis plusieurs minutes. Une liberté qu'il s'octroyait au moins une fois par semaine et qui devenait primordiale, lorsqu'il était à nouveau confronté à l'échec dans les recherches qu'il avait entrepris depuis la disparition de son père. Un temps pour lui qu'il culpabilisait de prendre, persuadé que l'on pouvait avoir besoin de son aide à n'importe quel moment. C'était tout lui ça, dévoué aux autres, à tel point qu'il finissait par s'oublier lui-même. Mais soit, il n'était pas sur place, Matthew s'occupait du coven et au besoin, il lui passerait un coup de fil pour s'enquérir de la situation. Pour l'heure, il découvrait un café qu'il n'avait encore jamais testé et ce n'était pas faute d'avoir exploré bons nombres de commerces ces dernières années, histoire, peut-être, d'avoir un œil sur la concurrence. Chose qui ne lui ressemblait pas, il opta pour un café à défaut d'avoir un bon thé entre ses mains, l'établissement n'en proposant que deux sortes, qui n'avaient point les faveurs du régent, qui ne perdit pas le nord en tentant de s'enquérir en amont sur le café. Un type, adossé au même comptoir et qui semblait perdu dans la lecture de journal, se permit d'éluder la question en coupant la serveuse dans son élan. « - Bien si quelqu'un le dit, c'est que cela ne doit pas être faux. J'ai quand même une préférence pour les tartes aux citrons meringuées. Vous en avez ? » lança-t-il à la serveuse qui acquiesça presque aussitôt. « - Et bien, je vais vous en prendre une part en plus alors » La demoiselle ravit d'avoir su convaincre son client d'un jour, s'éloigna aussitôt, le laissant ainsi savourer son café. « - J'en déduis que vous êtes un habitué ! » Il espérait le voir lâcher son journal pour faciliter la conversation. « - Karl Fitzgerald ! » tenta-t-il en guise de premier pas en espérant que la conversation ne soit pas si vite avortée.

(c) DΛNDELION


 
Le temps est assassin...
 
et emporte avec lui, les rires des enfants.


#186157
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Esprit
Albert Muranov
⚝Paroles Échangées : 89
⚝Localisation : Los Angeles

Ca commence toujours... par un café Empty
Message# Sujet: Re: Ca commence toujours... par un café   Ca commence toujours... par un café EmptyMer 4 Sep - 15:59




Karlabert



Ca commence toujours par un café.


L’homme prenait en considération mes conseils. Étonnant, la plupart dans cette gens m’auraient simplement demandé de me la fermer de la manière la moins courtoise au monde. Je terminais la lecture de mon article distraitement. L’homme avait pris la décision de s’offrir une part de tarte aux citrons meringuées. Une excellent choix selon moi, j’étais moi-même un amoureux du citron depuis que j’étais tout petit. Les agrumes et leur acidité, me rendaient fou de joie chaque fois que je consommais l’un d’eux. Comme quoi les petites joies de la vie ne sont parfois que des choses simples.

Je posais mon journal lorsqu’il entamait la conversation. J’étais tout de même un homme poli et hors de question de laisser une personne me parler sans y répondre. Je regardais l’homme qui venait maintenant de se présenter : Karl Fitzgerald. Je me tournais sur mon banc pour lui serrer la main par politesse. J’avais une poigne ferme par habitude. Les hommes avec qui je travaillais repéraient la moindre faille.

- Albert Muranov. Vous avez bien déduis monsieur Fitzgerald, je suis un habitué de l’établissement. C’est l’endroit où je viens me détendre après le travail lorsque j’en ai la chance même si parfois les journée sont longues ou encore comme aujourd’hui lorsque je suis en congé au grand désespoir de ma secrétaire qui doit noter tous les appels que je manque.

Je rigolais et remettais mon alliance dans mon annulaire gauche. Je prenais une bouchée de mon quatre quart en plus du café. Mon Dieu que c’était réconfortant. Je décidais de continuer de converser avec lui. Il avait l’air d’un type bien et sympathique. Faire de nouvelles connaissances étaient toujours une bonne chose selon moi.

- Je note que vous avez également choisi un dessert aux citrons. J’ai un grand faible pour cet agrume depuis que je suis tout jeune, plus que les autres fruits acidulés. Il est acide et goûteux. Son arôme mélangé avec le sucre donne une saveur des plus particulière. Je suis moins limonade étonnamment. Je les trouve souvent trop sucrées et artificielles. Ma femme détestait les citrons. Elle était du type vanille et faisait des gâteaux délicieux.

Je faisais tourner mon alliance dans mon doigt. Je la revoyais dans la cuisine avec son tablier rempli de farine à prendre la précieuse gousse de vanille pour en mettre dans le gâteau sucré. C’était un véritable luxe à l’époque. La vanille coûtait cher, mais je faisais tout en œuvre pour lui faire plaisir. J’avais parlé de ma femme au passé. Elisabeth commençait à se faire une place dans ma vie doucement et je ne voulais pas la brusquer pour la faire fuir. Je ramenais mon attention sur l’homme.

- Fitzgerald est un vieux nom de famille dans région, est-ce que je me trompe?

(c) DΛNDELION


Albert Muranov
Vous êtes chez moi ici...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sorcier
Karl Fitzgerald
⚝Paroles Échangées : 352
⚝Age : 43
⚝Localisation : quelque part à LA

Ca commence toujours... par un café Empty
Message# Sujet: Re: Ca commence toujours... par un café   Ca commence toujours... par un café EmptyDim 15 Sep - 15:02




Karlabert



Ca commence toujours par un café.



N'étant pas du genre farouche et asociale, Karl prit en considération les conseils de l'inconnu et avec le sourire qui plus est. L'homme devait certainement être un habitué des lieux, au vu de la relative décontraction dont il faisait preuve et des échanges courtois qu'il semblait avoir avec le personnel. Son humeur précédemment maussade, ne l'empêcha point d'entamer une conversation, bien au contraire. Karl aimait sortir hors de son périmètre de prédilection, découvrir de nouvelles choses, de nouvelles personnes sans avoir en amont, besoin de se faire connaître. Ici, dans ce commerce qu'il n'avait pas l'habitude de fréquenter, c'était un peu comme s'il repartait à zéro. Personne ne le connaissait, lui et son rang. Il pouvait ainsi s'octroyer un peu de temps pour lui, loin de toutes ses responsabilités de régent. C'est donc tout sourire et avec bienveillance, qu'il entama la conversation avec l'inconnu qui lui, se délesta de son journal pour en faire de même. Ils échangèrent de ce fait, une poignée de main des plus virile avant que l'homme à la chevelure poivre et sel ne se présente à son tour. « - Enchanté Albert » Muranov, cela sonnait russe, bien que le gaillard n'ait aucun accent. Peut-être était-ce juste de lointaines origines. « - C'est la première fois que je viens ici pour ma part » se sentait-il obligé de répondre, bien que cela soit évident pour l'habitué qui lui faisait face. « - C'est vrai que c'est un endroit charmant pour s'octroyer un peu de temps. » Albert avait le rire facile de toute évidence et jouait avec son alliance comme si cela n'était qu'un vulgaire bijou décoratif. « - Homme d'affaires ? » tenta le régent avec les quelques indices qu'il avait en sa possession, sans se répandre lui-même dans les détails. Fitz contrairement à d'autres régents, se faisait discret, pas par méfiance, juste par modestie. Attendant la réponse de son nouvel interlocuteur, il savoura sans se faire prier, les douceurs qui venaient de lui être déposées. « - Depuis gamin, j'adore les tartes aux citrons. Ma mère en faisait de très bonnes. Elle cuisinait aussi d'excellentes tartes à la citrouille pour les grandes occasions. De vraies madeleines de Proust. » L'homme fit ensuite tout un monologue sur le citron, ce qui fit sourire Karl « - Ah, je vois que je suis face à un fin gourmet. » Il parlait du « citron » avec passion et le vocabulaire d'un homme cultivé, qui aime les bonnes choses et les petits plaisirs de la table et de la vie qui parfois nous semble si banales et pourtant essentiels à nos vies. « - Mon ex-femme cuisinait très mal » rajoutait-il alors à sa suite pour verser dans l'humour alors que l'homme continuait à jouer avec son alliance tout en faisant montre d'une curiosité qui surprit Karl. « - C'est un nom commun surtout. Je fais partie de la deuxième génération ici en tout cas. Et vous ? Muranov, ça sonne plutôt russe non ? »




(c) DΛNDELION
[/quote]


 
Le temps est assassin...
 
et emporte avec lui, les rires des enfants.


#186157
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Esprit
Albert Muranov
⚝Paroles Échangées : 89
⚝Localisation : Los Angeles

Ca commence toujours... par un café Empty
Message# Sujet: Re: Ca commence toujours... par un café   Ca commence toujours... par un café EmptyLun 30 Sep - 21:50




Karlabert



Ca commence toujours par un café.


Fitzgerald était un homme vigilant et surtout observateur en ce qui avait à trait aux détails. J’avais le rire facile, je l’avais toujours eu : un malaise, un événement heureux, un malheur ou une mauvaise blague, je riais toujours ou du moins je souriais un minimum. Je continuais de savourer lentement mon café lorsque l’homme mentionna que j’étais un homme d’affaire. C’était une chose plutôt facile à dicerner chez un homme comme moi. Il suffisait simplement de regarder mes vêtements ainsi que mon attitude.

- Malheureusement courtier en bourse au Wilshire Grand Center. Beaucoup de travail et peu de temps pour profiter de la vie malheureusement. Je m’octroie cependant des petits jours de congé comme aujourd’hui de temps à autre. L’argent mène le monde plus que l’on ne peut le croire, surtout chez le genre humain.

Il me parlait de sa mère qui avait probablement dut être une femme fabuleuse à ses yeux car il en parlait au passé. Il parla de tartes à la citrouille et je souriais de nouveau. C’était une excellente tarte américaine également. Il me qualifiait de fin gourmet. Il était vrai que j’aimais profiter des bonnes choses de la vie lorsque j’en avais l’occasion que ce soit une bonne bouteille de vin à 4000$ en charmante compagnie ou encore un vulgaire quatre quart au citron en compagnie d’un inconnu avec qui je tissais des liens. Il parla de son ex-femme et de sa cuisine visiblement horrible. Amelia cuisinait excessivement bien même lorsque nous avions des moyens plus que minimales. Je levais les yeux de nouveau vers lui.

- Tout le contraire de ma défunte femme. Elle cuisinait comme une reine même avec les aliments les plus basiques. Elle avait un don pour ça.

J’étais veuf. C’était un fait et cela rendait la plupart des gens mal à l’aise. Généralement c’était les divorces qui déchiraient la majorité des couples dans le monde moderne et non pas la mort de l’être aimé. Être aimé, que la vie m’avait ,semble-t-il, permis de retrouver sans que je ne sache pourquoi. La discussion bifurqua ensuite sur mon nom de famille russe. Heureusement que j’avais étudié la famille de Muranov, sinon j’aurais été bien embêté pour répondre à Karl.

- Vous n’êtes pas un homme commun monsieur Fitzgerald tout comme je n’en suis pas un. Mes parents étaient en effet russes. Des immigrants qui ont cru au rêve américain et qui se sont retrouvés mêlés à une affaire de drogue comme des milliers d’autres. Je suis né ici et je ne porte que leur nom, pas le fardeau de leurs erreurs. J’ai choisi de m’éduquer pour devenir un homme que je qualifierais de respectable, dans la mesure où l’on ne considère pas que la bourse est une mafia moderne et légale.

J’étais amusé de parlé avec lui, mon ton de voix se voulait chaleureux et aucunement méchant ou sarcastique.

- Et vous, quel est votre travail? Que faites-vous réellement?

Les mensonges et les cachotteries étaient mon lot quotidien et je tolérais mal les mensonges.


(c) DΛNDELION


Albert Muranov
Vous êtes chez moi ici...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sorcier
Karl Fitzgerald
⚝Paroles Échangées : 352
⚝Age : 43
⚝Localisation : quelque part à LA

Ca commence toujours... par un café Empty
Message# Sujet: Re: Ca commence toujours... par un café   Ca commence toujours... par un café EmptyDim 6 Oct - 23:01




Karlabert



Ca commence toujours par un café.




Les lieux étaient sympathiques, assez pour prendre le temps de savourer l'instant et de converser avec les personnes aux alentours, le voisin de comptoir en l'occurrence. Karl n'était pas du genre à aller facilement vers les gens, sauf en cas de force majeure ou lorsqu'il était en mission pour son coven ou à la recherche d'un jeune sorcier en perdition. Cette fois, il ne jouait pas à domicile et était exempt de ses atours de régent. Ici, loin de ses habitudes, il n'était personne, juste un lambda parmi les lambdas et il devait bien reconnaître que cela n'était pas dérangeant tout comme la prémisse de conversation qu'il engageait avec ledit voisin qui ne pouvait être autre chose qu'un homme d'affaires – l'attitude et les vêtements achevaient déjà de la trahir – le cas échéant, il se jouait assez bien des apparences. « - Courtier vous dites ? Effectivement, vous ne devez pas rire tous les jours. » Il ne releva pas tout de suite la fin de la réplique de l'homme d'affaire, laissant ainsi la conversation se faire. « - Permettez-moi de rectifier le tir, c'est bien le pouvoir qui mène le monde. L'argent n'est qu'un moyen pour y parvenir. » L'échange était fluide et agréable malgré le fait qu'ils ne se connaissent ni d'Adam ni d'Eve, mais le cadre et le temps propice aux sorties, devaient certainement y être pour beaucoup. Karl évoqua le passé et le doux souvenir de sa défunte mère, ainsi que ces merveilleuses tartes à la citrouille qu'elle préparait avec amour pour quiconque prenait le temps de la goûter.

Il se surprenait même à évoquer son ex-femme et cette absence de don qu'elle avait pour la cuisine – qui lui faisait défaut à lui aussi – qui n'avait certainement pas aider leur mariage à perdurer. « - Ah pardonnez-moi ! C'est maladroit de ma part de vous dresser le portrait peu flatteur de mon ex-femme, bien vivante. » Il se sentait con, mais comment diable aurait-il pu deviner qu'il avait affaire à un veuf ? – surtout si le gars porte encore son alliance – Par chance, monsieur Poivre et sel ne sembla s'offusquer de la maladresse de son interlocuteur et parvint à rebondir aisément sur le nouveau sujet de conversation qui lui était proposé. « - On porte tous le fardeau du passé de nos ancêtres, c'est ce qui fait de nous ce que nous sommes. J'ai lu ça dans un livre, je ne saurais vous dire lequel, mais cela m'a suffisamment marqué pour être capable de ressortir la citation. Pour ma part, j'ai accepté le passé de mon père – un passé parfois difficile à porter – mais il s'est donné les moyens pour changer. Ça m'aide à supporter les erreurs et à aller de l'avant » Tout allait bien jusqu'à ce que le russe d'origine se laisse aller à la curiosité. « - Ce que je fais ? Je suis dans le commerce, je tiens un bar, le Red House en centre- ville. Vous connaissez ? » Il préféra ne pas s'étaler incapable de savoir qui lui faisait face.


(c) DΛNDELION


 
Le temps est assassin...
 
et emporte avec lui, les rires des enfants.


#186157
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Esprit
Albert Muranov
⚝Paroles Échangées : 89
⚝Localisation : Los Angeles

Ca commence toujours... par un café Empty
Message# Sujet: Re: Ca commence toujours... par un café   Ca commence toujours... par un café EmptyJeu 10 Oct - 20:57




Karlabert



Ca commence toujours par un café.


L’homme qu’était Karl Fitzgerald était simple et sans détour. Le genre de personnage avec qui une des conversations les plus banales pouvait devenir une richesse intellectuelle sans fin. Il s’excusait de parler de son ex-femme. Qui étais-je pour juger de ce qu’il pensait de cette personne ? Je n’étais qu’Albert Muranov, l’un des courtiers à la bourse de L.A. les plus efficaces et en demande. Je prenais une gorgée de café en lui faisait un petit signe négatif de la main. Pas d’excuses. Elles n’avaient pas leur place dans cette conversation.

- Je ne suis pas là pour juger vos paroles. Je ne connais pas votre ex-femme mais j’imagine que si vous êtes divorcé, c’est que vous aviez de bonnes raisons monsieur Fitzgerald. Ne vous excusez jamais pour vos paroles. Elles sont le reflet de vos pensées et c’est bien parfait ainsi.

J’étais du genre décontracté en ce moment. Aucun stresseur ne semblait m’atteindre. C’était sans aucun doute l’effet Elisabeth Black qui prenait tout son sens sans que je ne m’en aperçoive vraiment. Je mangeais un bout de quatre quart en souriant toujours. Le sourire était une chose que je faisais facilement. Que je sois mal à l’aise, heureux ou dans une situation périlleuse. Je riais et je souriais. J’étais comme ça. J’étais moi-même. J’avalais ma bouchée avant de continuer à parler.

- Une très belle citation que j’ai également déjà entendue. Vous avez énormément de courage d’accepter les actes passés de votre père. Peu de gens peuvent se vanter d’avoir cette qualité ce qui prouve que vous êtes un homme d’exception avec, sans aucun doute, un destin des plus particuliers qui vous est propre.

La curiosité était un vilain défaut chez moi. Sans doute, n’aurais-je pas du demandé ce que cet homme faisait comme travail dans la vie, mais je n’avais pas pu résister. L’impulsivité était également dans l’équation. Ces défaillances d’âme forgeaient l’homme que j’étais présentement et que j’avais toujours été. Je le regardais dans les yeux. Le Red House rien de moins. J’étais déjà allé à cet endroit. Ce n’était pas mon favori, mais je gardais tout de même un excellent souvenir de ce dernier.

- Homme d’affaire également. Je suis allé de nombreuses fois dans votre établissement. Il s’y dégage quelque chose de particulier que je ne saurais qualifier. J’ai apprécié mes visites et je retournerais volontiers prendre un verre dans votre antre. Vous me trouverez sans doute aventureux dans mes propos mais … Red House est également le nom d’un des coven de sorciers de la cité des Anges.

J’avais parcouru suffisamment les limbes et cette ville pour savoir que l’on n’était jamais au bout de ses surprises. Ce qui pouvait se tramer au Red House ne me regardait aucunement. Je pouvais également me tromper, l’attitude de mon interlocuteur allait m’en dire long à savoir si j’avais misé dans le mile ou non. L’esprit en moi prenait un peu le dessus. Karl Fitzgerald était un homme puissant et pas qu’au sens travailleur du terme.


(c) DΛNDELION


Albert Muranov
Vous êtes chez moi ici...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sorcier
Karl Fitzgerald
⚝Paroles Échangées : 352
⚝Age : 43
⚝Localisation : quelque part à LA

Ca commence toujours... par un café Empty
Message# Sujet: Re: Ca commence toujours... par un café   Ca commence toujours... par un café EmptySam 26 Oct - 14:46




Karlabert



Ca commence toujours par un café.



Il était loin de son territoire, de chez lui et de sa zone de confort. Loin des regards, des rumeurs, de ces personnes qui vous observe au quotidien et attendent la moindre erreur pour se repaître de votre chute. Pourtant, Karl semblait à l'aise, assez pour trouver la conversation agréable et se livrait sans contrainte – après tout personne ne le connaissait, encore moins son interlocuteur. Il se surprit même à évoquer des sujets – trop personnels – que d'ordinaire, il taisait histoire de ne pas trop s'étendre. Son père, les fois où il consentait à passer du temps avec lui, laissait entendre qu'il ne fallait pas trop en dire dans une conversation, encore moins à un parfait inconnu. Arthur Fitzgerald était du genre paranoïaque et il espérait transmettre cette obsession du contrôle à son fils pour que ce dernier puisse convenablement se protéger, lui et l'institution dont il était désormais le seul représentant. Malheureusement pour Arthur, Karl avait hérité de la bienveillance de Penelope, il était donc difficile pour lui de voir des ennemis partout, plus encore dans un café aussi banal soit-il.  « - En fait ce n'est pas tant pour le jugement que je tenais à vous présenter mes excuses. C'était maladroit de ma part d'ainsi parler de mon ex-femme alors que la vôtre est... » Il fit mine de toussoter pour détourner son regard et tentait d'amoindrir la gêne qui venait de l'assaillir suite à ses dernières paroles. « - D'ordinaire, je ne suis pas aussi maladroit. » Néanmoins, cet aveu de maladresse, qui aurait pu passer pour de la faiblesse, le fit sourire. C'était presque banal à en crever et pour la première fois depuis longtemps le régent de Red House se sentait « normal » Il n'était ni un sorcier puissant, ni le régent d'un coven, il était juste un type adossait à sa table, savourant un café et une confiserie et faisant la conversation à un habitué.

« - Alors je porte un toast à l'honnêteté et la liberté de pensée dans ce cas » Il porta sa tasse de café jusqu'à ses lèvres, surprit une fois encore d'apprécier le nectar qu'il avait en sa possession au détriment du thé. Et c'est un Karl encore plus à l'aise, qui consentit à parler un peu plus de lui, tâchant toutefois de ménager certains éléments de son récit. Car oui, il demeurait encore hésitant sur la nature de son interlocuteur et ne pouvait – si ce dernier s'avérait être un humain – révélait sa véritable nature de sorcier. Il devait dès lors y aller à tâtons. Toutefois, les paroles d'Albert, touchèrent assez le régent pour mettre à mal l'hésitation quant à la nature de son interlocuteur. Était-il lui aussi un sorcier, ou une autre créature ? Ce questionnement somme toute légitime, commençait à vraiment titiller la curiosité du régent à tel point qu'il ne pensait qu'à résoudre au plus son interrogation, au profit d'une agréable conversation. « Un destin des plus particuliers » Qu, entendait-il par-là ? Ces paroles, avaient-elles un sens ou n'étaient-ce que de beaux mots, pour flatter Karl ? Albert se vantait à présent de connaître le Red-House, un fait non-extraordinaire au vu de la popularité des lieux depuis des années. Mais les mots qu'il fit entendre à la fin de sa réplique, attirèrent presque aussitôt toute l'attention de Fitz, qui comprit alors qu'il n'était pas en face d'un humain lambda. « - Tiens donc, vous connaissez le Coven de Red House ? Je n'ai donc pas affaire à un humain. J'aurai tendance à penser, vu votre prestance, que vous êtes un sorcier. White Chapel ? Quoique non... vous feriez trop d'ombre à la reine des abeilles. »

(c) DΛNDELION


 
Le temps est assassin...
 
et emporte avec lui, les rires des enfants.


#186157
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Esprit
Albert Muranov
⚝Paroles Échangées : 89
⚝Localisation : Los Angeles

Ca commence toujours... par un café Empty
Message# Sujet: Re: Ca commence toujours... par un café   Ca commence toujours... par un café EmptyMar 12 Nov - 20:17




Karlabert



Ca commence toujours par un café.


Karl Fitzgerald me demandait directement si j’étais un sorcier. Je me contentais de prendre une grande gorgée de café bien chaud avant de répondre. Devais-je dire la vérité à cet homme et risquer ainsi de me faire exorciser ? J’étais dans un certain dilemme. Il semblait connaître également la régente de White Chapel, une femme que j’avais croisée quelques jours plus tôt dans une rencontre plutôt … imprévue. Je me raclais légèrement la gorge en tournant mon regard vers Fitzgerald. Nous avions porté un toast, mais j’avais une sacrée frousse de me mettre dans l’embarras. Je posais ma tasse avec douceur malgré son gros calibre. J’aimais beaucoup trop le café. Foutue addiction qu’est la caféine.

- Je connais Red House de nom simplement. Ne vous m’éprenez pas, je ne compte pas me mêler aux histoires des sorciers de cette ville. Tant qu’à la « reine des abeilles », comme vous aimez la prénommer, j’ai eu la chance de faire sa connaissance dernièrement. Une rencontre que je qualifierais d’étonnante et inattendue. Elle a un franc parlé surprenant, ce qui ne m’étonne pas vraiment. Les dirigeants de Coven ont une lourde « couronne » a porté. J’ai vu quelques-uns défilés sans vraiment jamais avoir la chance de converser avec l’un d’eux jusqu’à ce jour. Je dois donc en déduire que la vie me sourire à moins que ça ne soit Dieu qui ait décidé de finalement pointé le bout de son nez dans mon existence après plus de … Beaucoup trop d’années d’absence.

Mais quelle mouche m’avait piqué ? Pourquoi j’avais divulgué autant d’informations ? J’étais une vraie pipelette quand je le voulais, cela venait sans aucun doute de ma longue solitude. Si j’avais pu, je me serais flagellé moi-même au milieu de ce café, mais l’heure n’étais pas à l’automutilation sur la place public. Comme le dirait Hagrid dans les livres Harry Potter « Ah, j’aurais pas dut dire ça… ». J’étais, certes, âgé et je n’avais pas la télévision chez moi, mais j’adorais lire lors de mes temps libres. C’était une chose qui n’arrivait pas aussi souvent que je ne l’aurais voulu malheureusement. Je me risquais alors sur un sujet des plus aventureux. Je voulais savoir jusqu’où allait l’ouverture d’esprit de l’homme avec qui je conversais présentement.

- Croyez-vous aux êtres de la nuit monsieur Fitzgerald ? Sans doute que oui, étant donné que vous êtes visiblement un sorcier si mes déductions sont exactes. Croyez-vous que les êtres affiliés aux ténèbres sont tous nécessairement mauvais et empreints de mauvaises intentions ?

Je prenais une pause avant de le regarder droit dans les yeux.

- Croyez-vous aux fantômes monsieur Fitzgerald ?

J’étais le plus sérieux du monde. Les choses pouvaient mal tournées dans un quart de tour.




(c) DΛNDELION


Albert Muranov
Vous êtes chez moi ici...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

Ca commence toujours... par un café Empty
Message# Sujet: Re: Ca commence toujours... par un café   Ca commence toujours... par un café Empty

Revenir en haut Aller en bas
 

Ca commence toujours... par un café

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» G - "With or Without You" [HENTAÏ] [PV Mina]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Perfume of Blood :: Los Angeles :: ♰ North of L.A :: Béni-boui-boui-