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 Can you see me longing for you forever ? | Anton

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Phénix
Christopher Marlowe
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Message# Sujet: Can you see me longing for you forever ? | Anton   Can you see me longing for you forever ? | Anton EmptyMer 16 Oct - 0:31

Can you see me longing for you forever ?
How could it end like this?
There's a sting in the way you kiss me
Something within your eyes
Said it could be the last time

Joseph & Kit
“ Why should you love him whom the world hates so ? Because he love me more than all the world, ” récitèrent deux acteurs se donnant la réplique, dans le poste de radio posé sur la table de chevet à côté du lit. Il s'agissait d'une représentation audio d'une pièce de théâtre classique, quelque chose qui s'était beaucoup fait en Angleterre, des années plus tôt, mais qui n'avait plus souvent lieu. Déjà parce que le théâtre classique n'intéressait plus grand monde et parce que ce genre d'émission radiophonique n'était plus vraiment à la mode chez les gens qui écoutaient encore la radio de nos jours. La radio tournait depuis ce matin, s'étant allumée toute seule pour réveiller l'occupant des lieux, qui n'avait cependant pas daigné sortir de son lit. Il n'avait pas envie de sortir de son lit depuis que cet inconnu s'était glissé dans sa vie, avait joué des coudes pour s'y faire une place et avait disparu aussi soudainement qu'il était apparu.

Pourtant, lorsque les deux répliques retentirent dans la chambre, le phénix tourna la tête. Il se redressa même pour regarder le poste de radio avec un air interrogateur et surpris. Il n'avait pas prêté attention au son, à ce que les voix disaient, jusqu'à ce qu'il entende les deux répliques. Elles provenaient de Edouard II, la scène 4 de l'acte I. Il le savait, comme il savait presque par coeur chaque réplique de cette pièce. Pourquoi ? Parce qu'il l'avait écrite. Il avait tracé d'une plume chaque ligne, chaque mot, de cette pièce et s'en rappelait comme si c'était hier. Mais quelles répliques auraient pu être aussi appropriées que celles-ci...? Il ne pouvait pas dire qu'il ressentait de l'amour. Ou que l'homme qu'il avait rencontré en avait ressenti. Il n'en savait rien. Il ne savait plus vraiment ce qu'aimer voulait depuis. Mais il savait une chose : cet homme, parmi tous les autres, avait été le seul à le toucher, à l'atteindre, à lui faire ressentir de nouveau une joie, un bonheur qu'il avait cru perdu à jamais.

Pouvait-il vraiment laisser ça de côté et déprimer...? Cet homme lui avait fait retrouver des sensations qu'il pensait ne plus pouvoir éprouver et il était parti. Il s'était enfui sans un mot, comme un mal-propre, comme si être ici avait été honteux. Christopher avait eu mal. Il ne connaissait même pas son nom, il ne savait rien de lui et n'aurait pas dû s'attacher autant à un inconnu. Mais il n'avait pas pu faire autrement. Cet inconnu pouvait changer sa vie. Cet inconnu pouvait redonner un sens à sa vie. Même si il ne l'aimait pas, peu importait. Il voulait lui rendre ce qu'il avait reçu, l'aider dans sa vie comme lui l'avait aidé. Le retrouver allait être difficile, il le savait déjà. Après tout, il n'avait aucun nom, aucun surnom, juste une description vague d'un homme qui ne vivait visiblement pas dans un endroit décent et ne devait pas manger souvent à sa faim. Des hommes comme ça, dans cette ville, il y en avait beaucoup.

Plusieurs jours avaient passé depuis qu'il avait entendu sa rélique à la radio. Peut-être une dizaine depuis que le guitariste était entré dans sa vie par inadvertence. Il voulait le retrouver et il avait passé la dernière semaine à le rechercher dans les rues de Los Angeles. Il avait arpenté les rues, les bars, les clubs...Trouver un SDF dans une ville comme Los Angeles était impossible. Il le savait. Mais il se devait d'essayer. Au moins pour sa tranquillité d'esprit. C'était la fin d'après-midi, le soleil était encore haut dans le ciel et le phénix commençait à désespérer un peu, au moins pour aujourd'hui. Il ne voulait pas abandonner, il n'abandonnerait pas avant quelques semaines encore, même si pour cela il devait arrêter de chercher à vendre ses scénarios et ses textes. Tant pis, il avait bien mieux à faire de toute façon. Il lui fallait encore du temps pour se dire qu'il ne retrouverait jamais cet homme...

Christopher soupira longuement en arrivant dans un parc du quartier qu'il avait fouillé aujourd'hui. Peut-être était-il temps de faire une petite pause pour aujourd'hui, penser à autre chose, arrêter de le chercher jusqu'à demain...Il avisa un banc vide et alla s'y installer, regardant un instant autour de lui, le parc, les gens qui s'y promenaient, les enfants qui y jouaient...C'était un endroit agréable, calme et doux. De son sac à bandoulière, il tira un vieux carnet usé et un crayon, ainsi que sa boite à lunettes. Les binocles sur le nez, l'écrivain se mit à faire ce qu'il savait faire le mieux en ce monde : écrire. Perdu dans ses pensées, sans plus se soucier de ce qui se passait autour de lui, le phénix écrivait ce qu'il avait sur le coeur, sous forme de poèmes, comme il l'avait toujours fait. Cela l'aidait. Il acceptait bien mieux ce qu'il ressentait après l'avoir écrit noir sur blanc. Et là, il avait besoin d'accepter des tas de choses...

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Esprit
Anton J. McAllister
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Message# Sujet: Re: Can you see me longing for you forever ? | Anton   Can you see me longing for you forever ? | Anton EmptyMer 16 Oct - 16:52



Can you see me longing for you forever ?

Kit et Joseph

◊ ◊ ◊

Jamais il n’avait vécu pareille souffrance, il lui avait fallu bien plus qu’une simple journée à se cacher dans les rues sombres de Los Angeles. Avait-il rêvé ? Avait-il tout imaginé ? Non, il savait très bien que non, il était encore bien trop capable de se souvenir de chaque détail de ce visage, de la mélodie de ses soupirs, de cette façon d’embrasser. C’était familier, douloureusement familier. Il avait l’impression de devenir dingue. L’espoir s’était glissé dans son cœur et la raison tentait de l’extirper. Il avait tué l’homme qu’il aimait, il l’avait tué le jour où il avait laissé sa nature prendre le dessus en rejoignant un champ de batailles.

C’est l’instinct de survie qui avait fini par prendre le relais, l’entraînant dans ce monde comme le fantôme qu’il était au fond. Allant boire, à défaut de manger. Les jours passaient et avec eux, il perdit quelques kilos. Il se sentait faible, triste, il était retourné dans le bar où ils s’étaient rencontré dans l’espoir de revoir l’inconnu, il était retourné dans l’autre bar plus tard et s'était rapidement rendu à l’évidence. Cette soirée était une farce cruelle du Destin, il ne reverrait jamais cet homme. Ce n’était pas Christopher, c’était impossible et bien que son cœur l’avait tant espérer, il se rendit à la triste évidence qu’il n’était pas sur Terre pour retrouver son âme soeur, mais bel et bien pour expier ses fautes.

Et la vie venait de le lui rappeler.

Combien de temps s’étaient écoulé maintenant ? Il était incapable de le dire. Les mains dans les poches de son jean trop sale, il marchait sans but. Se retrouvant dans un parc, sa guitare sur le dos, il manqua de peu d’être bousculé par un enfant qui courait, rapidement suivit par d’autres qui le poursuivaient en riant. Il les observa une seconde, s’assurant peut-être qu’il ne s’agissait pas d’une quelconque agression entre enfants. Assuré d’un contraire, il s’apprêtait à reprendre sa route quand son regard se posa sur un homme assis sur un banc. Son cœur s’arrêta net et il se tétanisa.

Les yeux rivés sur lui, il ne savait pas comment se sentir... La colère monta en premier lieu en lui. Il avait compris la leçon la première alors pourquoi diable, on le remettait sur sa route ? N’était-il déjà pas assez blessé ? Une part de lui savait que non mais une autre était fatigué par toute cette souffrance et cette tristesse. Il hésita à simplement partir sans même chercher à retrouver un quelconque contact, mais son corps refusait catégoriquement cette option et au contraire, il s’approcha d’un pas sûr.

Qu’allait-il faire au juste ? Cogner l’inconnu juste parce qu’il ressemblait trop à l’homme qu’il avait aimé ? Un tas de mauvaises pensées le gagna, mais le sentiment qui le dominait parmi tous était la rage. La faim n’aidait en rien, la tristesse non plus et le désespoir venait rendre ce mélange parfaitement explosif alors il explosa. Sa main gauche fit voler le carnet plus loin alors que la droite, serrer en poing, percuta le visage de l’inconnu et il hurla :

"QUI T’ENVOIE ?"

Parce qu’il ne pouvait pas croire que c’était une coïncidence, il ne pouvait pas croire que tout ça n’était pas le fruit d’un jeu tordu.

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Phénix
Christopher Marlowe
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Message# Sujet: Re: Can you see me longing for you forever ? | Anton   Can you see me longing for you forever ? | Anton EmptyMer 16 Oct - 17:22

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Joseph & Kit
Les mots étaient censés aider, ils aidaient d'habitude. Mais pas là. Là son coeur était toujours aussi lourd, toujours aussi plein de trop de choses qu'il ne pouvait faire sortir comme ça. Quelqu'un lui avait conseillé, il ne savait plus qui mais ce n'était de toute façon pas un détail important, de faire une de ces "anger room" que l'on pouvait trouver un peu partout maintenant. Il s'agissait de casser des objets pour se défouler, pour exprimer sa rage et tout ce qui restait à l'intérieur. Kit n'était pas quelqu'un de violent, loin de là, alors cette idée lui avait paru incroyablement barbare. Casser des choses, comme ça, pour se défouler, ce n'était pas très correct. Après tout, il était anglais, c'était dans ses gênes de se montrer correct tout le temps. Mais il fallait bien avouer que là, puisque l'écriture ne semblait plus suffire, il faudrait peut-être qu'il passe à autre chose pour faire sortir tout ce qui était enfoui au fond de lui...

Et tout d'un coup, son carnet lui échappa des mains, projeté par quelqu'un qui avait donné un violent coup dedans. Avant même qu'il ait pu émettre le moindre son de protestation, un poing vint heurter son visage avec force, lui faisant brutalement tourner la tête et créant dans sa mâchoire une douleur sourde. Il ouvrit la bouche, laissant un râle de douleur sortir et il porta la main à sa joue. Il n'avait pas pris une telle pêche depuis sa soirée arrosée au bar où il avait défendu un guitariste qui avait disparu dans la nuit. Et justement...La voix qu'il entendit soudain lui hurler dessus n'était autre que celle du guitariste. Comment était-ce possible...? Le sort avait une drôle de manière de faire les choses, vraiment...Et pourquoi lui avait-il jeté son poing au visage ainsi ? Une question qui effleura l'esprit du phénix mais à laquelle il n'espérait pas vraiment avoir de réponse.

Christopher releva les yeux, lentement, vers l'homme, scrutant son visage et la rage qu'il y voyait. Pourquoi avait-il mérité autant de si soudaine haine ? Son souffle était quelque peu court et il se contenta de le regarder en se frottant la joue qui commençait à devenir rouge. Il avait un goût de fer dans la bouche, le coup avait dû lui écorcher l'intérieur de la joue sur ses propres dents, il allait avoir mal un moment.

" Je te cherchais ! " cria le phénix à son tour se relevant du banc en repoussant l'homme en face de lui. Il ne lui voulait aucun mal mais le feu en lui n'aimait pas vraiment être frappé de la sorte et brûlait au fond de ses prunelles bleutées. " Tu es parti sans un mot, je voulais te retrouver ! Pas parce que quelqu'un m'envoie ! Juste parce que...Parce que je ne sais rien de toi et que je veux te connaître ! " continua-t-il, la voix tremblante, assaillie par les émotions. Il le repoussa encore des deux mains, presque méchamment. Avait-il encore envie de l'aider et de le connaître...? " Si j'avais su que je me ferais frapper, je n'aurais peut-être pas pris la peine de te chercher à travers toute la ville ! "

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Message# Sujet: Re: Can you see me longing for you forever ? | Anton   Can you see me longing for you forever ? | Anton EmptyJeu 17 Oct - 14:06



Can you see me longing for you forever ?

Kit et Joseph

◊ ◊ ◊

Bien sûr qu’il le cherchait, comment en serait-il autrement étant donné qu’il était là pour le faire souffrir plus encore ? Cet aveu venait nourrir sa colère, mais cela ne dura que quelques secondes à peine avant qu’il ne se sente décontenancé et un peu perdu. Il affirmait que personne ne l’envoyait, qu’il voulait juste apprendre à le connaître et cette idée fit glisser le long de son échine une sueur froide. La peur s’injecta doucement dans ses veines comme un poison, il avait pris pour habitude d’éviter que les gens veuillent apprendre à le connaître et la raison était simple : cela lui évitait d’être abandonné.
L’adulte qu’il était n’avait jamais vraiment su se défaire de cette peur infantile et il resta un peu comme un con devant les gestes de l’inconnu, reculant à chaque fois qu’il le poussait, il le fixait, complètement perdu et au fond de ses yeux, l’enfant apeuré était discrètement présent.

"Il n’y a rien à connaître."

Avait-il fini par lâcher d’un ton las. C’était vrai, il n’avait rien à offrir. La raison pour laquelle il n’avait pas de toit au-dessus de sa tête, plus de papier, c’était bien parce que l’homme qu’il était réellement était mort il y a des années et qu’aujourd’hui, il purgeait simplement sa peine dans l’enfer qu’il s’était créée. Que pouvait-il bien lui trouver d’intéressant si ce n’est le jeu sadique de porter le visage d’un homme qu’il ne voulait pas oublier. Les yeux sur lui, il les détourna pourtant, se sentant soudainement prit au dépourvu, un peu con et surtout complètement paumé. Il n’aimait pas ça, il n’aimait pas ça du tout et il avait besoin de reprendre le contrôle de la situation.

"Anton..." Finit-il par lâcher "Je m’appelle Anton"

Ce n’était pas la première fois qu’il se présentait ainsi, de cette manière. Mais ça lui faisait toujours étrange d’utiliser un autre prénom que le sien, même s’il se présentait toujours de la même manière.

"Un prénom, c’est tout ce que j’ai à offrir à Monsieur, alors ne soyez pas insistant"

Conclua-t-il, parce que même s’il appréciait les sensations familières et rassurantes que lui procurait l’inconnu, ce n’était que l’écho d’un souvenir et le plaisir ressenti ne faisait pas le poids à la tristesse qu’il ressentait après lorsqu’il se rendait compte à quel point Christopher lui manquait. Reculant d’un autre pas, il s’éloigna de l’inconnu pour retrouver le carnet qu’il avait envoyé valdinguer plus loin.

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Phénix
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Message# Sujet: Re: Can you see me longing for you forever ? | Anton   Can you see me longing for you forever ? | Anton EmptyVen 18 Oct - 6:39

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Joseph & Kit
Le fait qu'il se rebelle et tempête contre son agresseur semblait avoir servi à quelque chose, le guitariste avait l'air de s'être calmé, comme si il était dans ses pensées. Et constater que l'emportement n'avait été que passager, soudain, rendit également au phénix tout son flegme anglais naturel qui le servait d'ordinaire si bien. Il eut envie de répondre "si bien sûr, il y a forcément quelque chose à connaître" mais il ne le put. Parce que lui-même ne serait sans aucun doute jamais honnête totalement avec cet homme, il ne lui dirait jamais qui il était, ce qu'il était, ce qu'il avait enduré pour traverser les époques jusqu'à aujourd'hui. Non, il ne pourrait jamais tout lui dire, alors peut-être que, chez lui non plus au fond, il n'y avait rien à connaître.

Le phénix soupira longuement, ses épaules s'abaissant et son corps semblant devenir moins grand. Le poids des ans se faisait sentir, pas sur ce corps qu'il habitait mais bien sur son âme, qui se fletrissait chaque jour un peu plus dans sa solitude. Il avait eu une brève accalmie quand il avait rencontré cet homme, mais ce n'était que cela : une accalmie. Un moment de paix avant que tout n'empire. Quand on meurt de froid, il y a toujours un moment où l'on a l'impression de mourir de chaud, c'est le cerveau, il essaie de se rassurer, de se dire qu'il ne va pas mourir mais à ce moment-là, il est déjà trop tard pourtant. Peut-être était-ce un peu pareil. Peut-être que ce moment de paix n'était que l'annonce d'une fin imminente.

Les yeux vides de l'écrivain se réveillèrent, sortant du lointain où ils étaient plongés pour réfléchir à cette étrange idée à laquelle l'homme commençait malgré lui à se faire. Anton. Soit, il serait Anton alors, même si ce n'était pas vraiment son nom, même si ce n'était qu'un prénom, même si il n'y avait rien qui prouvait au phénix que c'était une vérité. Ce n'était pas l'envie qui lui manquait de connaître cet Anton, non il savait qu'il le voulait, il savait qu'il ne s'était pas senti aussi bien, aussi libre, depuis des années. Mais le guitariste n'était pas du même avis. Cela se voyait. Cela se sentait. La distance qu'il mit entre eux, par ces quelques mots, par ces pas qu'il fit jusqu'au carnet, tout cela était des signes suffisants qu'il ne voudrait jamais le connaître et qu'une nuit avait été la seule qu'ils partageraient jamais.

Une ombre de tristesse passa dans le regard bleuté, alors qu'il observait l'homme s'éloigner et ramasser le carnet qu'il avait lui-même lancé. " Alors, laissez moi, s'il vous plait, vous offrir au moins la même chose, " articula lentement le phénix en soupirant. Il avait eu un prénom, l'autre aurait de même, il ne s'imaginait pas ne pas au moins lui dire comment il s'appelait. " Je m'appelle Christopher, " commença-t-il les yeux toujours braqués sur lui, " Mais beaucoup de gens m'appellent juste Kit. "

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Message# Sujet: Re: Can you see me longing for you forever ? | Anton   Can you see me longing for you forever ? | Anton EmptyVen 18 Oct - 11:10



Can you see me longing for you forever ?

Kit et Joseph

◊ ◊ ◊

Son regard parcourait la pelouse du parc à la recherche de ce foutu carnet, lorsqu’il posa les yeux dessus, il se pencha, le ramassa et commença à doucement l’épousseter. Il s’apprêtait à revenir vers lui lorsqu’une décharge électrique parcouru tout son corps, crispant chacun de ses muscles. Ce prénom, ce visage, son métier, cela commençait à faire beaucoup trop de choses pour que cela soit simplement une coïncidence. Son regard se porta sur le carnet qu’il tenait entre ses mains. Elles tremblaient si fort qu’il était étonnant que ce petit livret ne soit pas déjà à nouveau sur la pelouse du parc. Son cœur cognait dans sa poitrine, l’espoir renaissant douloureusement. Ce n’était probablement pas la meilleure chose à faire, mais il ne put s’empêcher d’ouvrir le livret. Il l’avait tant observé écrire qu’il connaissait par cœur le dessin de chacune de ses lettres. Plus que les mots et leur sens, l’écriture le frappa comme un coup de poignard. Ses yeux s’emplissaient de larmes au fur et à mesure qu’il parcourait les pages sans vraiment lire.

Relevant ses yeux sombres sur l’homme, il n’osait pas y croire, les larmes coulant doucement sur ses joues.

"Joseph... Je m’appelle Joseph..."

Dit-il à demi-voix, sachant que ces mots auraient forcément un impact sur ce dernier s’il était celui qu’il espérait qu’il soit.
Avec l’espoir, les interrogations commençaient à venir, remettant en perspective toutes ces années de cauchemar et d’enfer qu’il s’était créé. Il l’avait tant attendu dans leur demeure, certain qu’il reviendrait, mais il n’était jamais revenu, c’était ce qui avait fini par le persuader qu’il était mort, mais... N’était-il pas là, sous ses yeux ? Alors pourquoi n’était-il pas revenu ?

La réponse s’imposa à lui comme à chaque fois qu’il s’était senti abandonné. Personne ne voulait de lui, personne n’était réellement capable de l’aimer. Sa mort avait peut-être été une délivrance pour le phénix. Peut-être avait-il été le seul idiot à croire en leur histoire. Après tout, sa propre mère n’avait jamais su l’aimer, comment un homme comme Kit aurait pu ? Il était tellement bon qu’il avait probablement subi chaque année pour ne pas le blesser et lorsqu’il eut enfin l’occasion d’être libéré... Il avait saisi cette chance tout simplement. Pouvait-il seulement lui en vouloir ?

Il baissa la tête, le livret tombant à ses pieds alors que son corps tout entier semblait perdre de son énergie. Il ne savait pas du tout comme réagir, ses pieds restaient ancrés au sol, il avait l’air idiot à pleurer ainsi sans même esquisser le moindre geste. Ressemblant à un homme condamné à la peine capitale et qui avait simplement accepté cette fatale décision. C’était des décennies entières de cauchemar qui repassait sous ses yeux ; des années et des années à se faire souffrir, à s’autodétruire et à revenir recommencer ce cycle parce qu’il avait cru avoir tué l’homme qu’il aimait. Peut-être avait-il réellement fini par atterrir en enfer. N’osant même espérer qu’il s’agissait éventuellement du paradis et qu’on lui avait réellement ramené l’homme qu’il aimait. Imaginant toujours le pire sans jamais envisager le meilleur.

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Phénix
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Message# Sujet: Re: Can you see me longing for you forever ? | Anton   Can you see me longing for you forever ? | Anton EmptyVen 18 Oct - 13:53

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Joseph & Kit
Sans doute qu'il était trop tard pour qu'un prénom change quelque chose à la situation. Le guitariste n'avait pas apprécié que Christopher le cherche, c'était certain, et maintenant, il allait s'en aller et il n'aurait probablement plus jamais la chance de le revoir de toute sa vie. Ces yeux sombres, cette barbe rugueuse, ce corps...Il ne pourrait plus jamais les voir, les toucher. C'était sans doute ainsi qu'allait le monde, pour les gens normaux, les rencontres d'un soir se faisaient beaucoup à cette drôle d'époque. C'était sa première rencontre d'un soir et il ne savait pas comment réagir. Apparemment, chercher son amant dans toute la ville pour le connaître et apprendre au moins son prénom n'était pas quelque chose se faisait. Il le saurait pour la prochaine fois. Si prochaine fois il y avait. Il n'était pas certain de vouloir réitérer l'expérience et de souffrir encore de la perte d'une personne qui avait été proche de lui, ne fut-ce que pour une seule nuit. Peut-être que le phénix se liait bien trop facilement aux gens autour de lui, au final, il devrait faire attention à arrêter de se prendre d'affection pour tous les oiseaux tombés du nid...

" Joseph... "

Le phénix se contenta de répéter le prénom, comme pour vérifier qu'il l'avait bien entendu, qu'il s'agissait bien de ce nom. Il ne put douter, à cet instant, qu'il s'agisse de la pure vérité, qu'il s'appelait bien ainsi, cet homme au teint halé et aux yeux noirs qui n'avait rien de commun avec le fossoyeur qu'il avait connu. Ce ne pouvait être vrai. En aucun cas. Comment ce qu'il espérait au fond de son coeur aurait-il bien pu être vrai...? Le monde, il le connaissait, il l'avait arpenté, peut-être pas dans sa totalité, peut-être qu'il n'était pas très vieux, mais il savait parfaitement que ce n'était pas possible. Il avait vu des créatures toutes plus fabuleuses les unes que les autres, il avait vu des esprits et des monstres, des ombres qui se tapissaient loin des humains.

Mais cet homme ne pouvait être Joseph.

L'inconnu s'était arrêté de bouger, le carnet qu'il avait ramassé chut à nouveau dans l'herbe du parc où les cris de joie des enfants résonnaient gaiment. Christopher n'avait pas le coeur à supporter ce genre de bruits. Il avait l'impression de chuter, lui aussi, dans un abîme sans fond, un abîme noir et terrifiant, où il n'y avait aucun autre son que ses propres cris de tristesse et de désespoir. Qu'avait-il fait...? Qu'avait-il fait en quittant leur maison, leur terre, leur pays...? Et si depuis tout ce temps, Joseph avait été un esprit qui hantait le monde, comme une âme en peine inconsolable...? Par les dieux qu'avait-il...

Son corps était lourd mais il parvint à le lancer, à faire un pas, puis un autre, et encore un autre, de plus en plus rapide. Il atteignit rapidement le guitariste et l'enlaça sans lui demander son avis, les larmes s'étant mises à ruisseler sur ses joues avec force. Il sanglota, enfouissant sa tête dans l'épaule de cet homme qu'il pensait, du fond du coeur, connaître. Et si ce n'était pas le cas. Si ce n'était là qu'une de ces hallucinations, de ces impressions dont il avait pris l'habitude, pour lui faire voir un homme qui n'était plus, pour lui faire croire à des fantasmes qui n'existaient que dans son esprit malade...?

" Joseph...? " répétat-il, la voix brisée par les sanglots, serrant aussi fort que possible l'homme dans ses bras, comme si il n'existait rien d'autre sur terre qu'eux deux.

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Message# Sujet: Re: Can you see me longing for you forever ? | Anton   Can you see me longing for you forever ? | Anton EmptyVen 18 Oct - 14:37



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Kit et Joseph

◊ ◊ ◊

Même lorsqu’il retrouva la chaleur de son étreinte, son corps fut incapable de faire le moindre mouvement. Son cerveau étudiant encore la situation, cet homme n’était pas un inconnu, ni une coïncidence, cet homme était depuis le départ l’homme qu’il n’avait jamais cessé de pleurer depuis tout ce temps. Il pouvait sentir contre son corps les tremblements de Kit à travers ses larmes, ce n’est qu’en l’entendant une nouvelle fois prononcé son prénom que ses membres répondirent encore à cet appel. Il l’entoura à son tour de ses bras, posant une main à l’arrière de la tête de Kit. Pouvoir le sentir réellement dans ses bras venait le rassurer quant à la réalité de cette situation à laquelle il avait du mal à croire. Les minutes s’écoulaient durant lesquels des regards curieux, c’était tourné vers eux, des doigts pointé parfois, mais rien de tout ceci ne semblait avoir une quelconque importance. La terre pouvait bien s’arrêter de tourner maintenant qu’il ne le remarquerait même pas.

Il respirait doucement, son corps tremblant alors qu’il essayait de réfléchir correctement à tout ceci. Incapable de savoir s’exprimer, de savoir quoi dire. La situation était tellement étrange et surprenante. Il avait beau s’être imaginé ce genre d’histoire folle, cela n’avait toujours été que ça : des histoires pour l’apaiser. Il avait cessé de croire au miracle depuis bien longtemps et pourtant, n’était-il pas en train d’en vivre un à l’instant ?
Laissant son nez inspiré du parfum de l’homme, il ne se soucia pas de sa propre odeur. Ils s’étaient tout deux connu à une époque où l’hygiène était un luxe plus qu’autre chose et à l’époque, il était fossoyeur.

"Je croyais t’avoir tué..."

Sa voix était à peine audible, murmurer au creux de son oreille comme un honteux aveu de culpabilité. Une petite voix lui en venait lui rappeler qu’il avait attendu, qu’il était resté dans leur maison tellement longtemps qu’il n’avait plus reconnu leur monde quand il en était enfin sorti en acceptant l’horrible fait que son âme sœur s’était laissé mourir et ne reviendrait jamais.
Pourtant il était bien là et avec sa présence, il ne pouvait s’empêcher de se demander pourquoi ce n’était qu’aujourd’hui qu’ils se retrouvaient. Il avait tant d’interrogation et pourtant, il se sentait bien trop fatigué et faible pour en poser n’en serait-ce qu’une seule ? Le paysage autour de lui devint flou et son corps picota légèrement aux extrémités. Avant même qu’il prenne conscience de ce qui lui arrivait, il tourna de l’œil. Depuis combien de temps n’avait-il pas mangé ? Lui-même l’ignorait et le choc émotionnel de cette situation avait eu raison de ces dernières forces pour la journée.

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Phénix
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Message# Sujet: Re: Can you see me longing for you forever ? | Anton   Can you see me longing for you forever ? | Anton EmptySam 19 Oct - 10:35

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Said it could be the last time

Joseph & Kit
Comment décrire ce qu'il ressentait, comment exprimer tous ses sentiments qui déferlaient en lui, comme une vague gigantesque qui s'abattrait sur un désert aride et sec...Il avait fondu en larmes, parce que c'était la seule chose qu'il était capable de faire à cet instant, la seule chose que son corps voulait bien faire, en plus de serrer dans ses bras cet homme. Le monde pouvait s'écrouler, l'enfer pouvait s'ouvrir sous leurs pieds, qu'il s'en serait fichu. Tout ce qui lui importait était de ne plus jamais lâcher l'être qui se trouvait dans ses bras à cet instant, de ne plus jamais le laisser partir et le quitter à nouveau. Ses larmes ruisselaient, ses sanglots le secouaient alors qu'il sentait cette main si réconfortante se poser sur son crâne, comme pour lui dire que tout irait bien à présent, que tous ses malheurs allaient s'arranger à partir de cet instant précis.

Il y avait mille et une choses qu'il aurait voulu dire, hurler, pour s'excuser, pour se faire pardonner, pour que l'amour de sa vie comprenne ce qui s'était passé. Tout resta enfoui en lui, exactement comme son visage l'était dans ce corps chaud et réconfortant. Sa gorge était nouée, serrée à l'excès et il aurait pu étouffer si son cerveau de lui ordonnait pas de reprendre une bouffée d'air de temps en temps, entre deux sanglots déchirants. Sa voix exprimant ce terrible aveu qu'il avait dû porter, toutes ces années, comme un fardeau horrible et lourd, déchira plus encore le coeur du phénix. Parce que ce n'était pas celle qu'il avait connue mais il savait que c'étaient pourtant bien ses mots, que c'était lui derrière ce visage métisse auquel il pourrait très vite s'habituer, il le savait.

Tout ce qu'il put faire en réponse, ce fut de le serrer encore plus fort dans ses bras, comme si c'était seulement possible. Il aurait voulu lui dire que ce n'était rien, que c'était lui qui aurait dû attendre, être patient, mais il n'avait pas pu supporter la douleur de vivre seul dans leur maison. C'était lui le fautif dans l'histoire, l'odieux être qui avait fui plutôt que d'affronter la réalité et son chagrin. Soudain, le corps qu'il tenait se détendit et Christopher en sentit tout le poids. Il comprit que Joseph avait perdu connaissance et se laissa tomber au sol avec le corps de son âme soeur, l'accompagnant dans sa chute.

A genoux au sol, le phénix desserra enfin sa prise, pour regarder le visage de ce corps étranger. Les sanglots commencèrent à s'estomper et il s'essuya les yeux d'un revers de manche, gardant contre lui l'homme évanoui un moment. Il réalisa qu'on les regardait, que des promeneurs s'étaient même arrêté pour comprendre ce qui se passait mais il n'en avait cure. Tout comme il se moquait bien de l'image qu'il donnait, le fringant homme en costume pleurant et serrant dans ses bras un SDF que d'aucun trouverait repoussant, aussi bien par l'aspect que par l'odeur. Ces gens-là n'étaient pas nés à leur époque, ils ne pouvaient comprendre à quel point ce genre de détails était accessoire et stupide. La seule chose qui comptait à cet instant était Joseph, bien vivant, contre lui, après toutes ces années de solitude et deuil épouvantable.

Tapotant légèrement la joue de celui qu'il avait toujours considéré comme son époux, Christopher murmura doucement à son attention. " Joseph...? Réveille toi... " Etait-ce le choc ? Etait-ce autre chose ? Le phénix ne pouvait le savoir, mais si il le fallait, il le soulèverait et l'emmènerait lui-même aux urgences où on s'occuperait de lui. " Mon amour, s'il te plait...Pardonne moi...Pardonne moi d'être parti, de ne pas t'avoir attendu, de... " Il s'arrêta dans sa phrase, sa voix se cassant sur un énième sanglot qu'il parvint à réprimer tant bien que mal. Peu importait si Joseph ne pouvait entendre, Christopher avait besoin de dire tout cela à voix haute, pour la première fois de sa vie. " D'avoir vécu sans toi...Si tu savais à quel point je m'en veux d'avoir réussi à vivre sans toi à mes côtés, sans ton amour... "

b l a c k f i s h
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You were my light, I'm in the dark without you
Team Sulfura
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