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 Death inspires me like a dog inspires a rabbit | Lyanna & Keon

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Message# Sujet: Death inspires me like a dog inspires a rabbit | Lyanna & Keon   Death inspires me like a dog inspires a rabbit | Lyanna & Keon EmptyVen 26 Juil - 21:55


   


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Le troisième jour est souvent difficile pour Keon, passé ce cap, l’envie d’alcool se dissipe progressivement et la vie redevient plus légère. Il aurait certainement dû attendre de l’avoir franchi pour retourner au travail, mais le couple a beaucoup trop besoin d’argent et il n’a pas envie de rester dans la solitude chez lui à broyer du noir. Il s’est levé tôt, dans les bras de son épouse qui s’épuise au travail. Il aimerait tant lui offrir tous les diamants du monde pour qu’elle puisse se reposer, mais il n’est qu’un minable homme de chambre et surtout il ne se contrôle pas. En dépit de son salaire supérieur à celui de sa femme, celui-ci était régulièrement tronqué par ses rechutes dans l’alcool. Pas plus tard que mardi, il avait dilapidé l’argent de ses poches, ses pourboires n’ont pas survécus à ses achats dans les bars et dans ce magasin d’alcool. Par chance, il ne dispose d’aucune carte de crédit, ou plus de carte de crédit. Leur expérience à prouvé qu’il n’était pas capable d’être raisonnable s’il avait accès à leur compte bancaire peu épais et il avait accepté de renoncer à disposer de leurs fonds communs, pour leur bien et leur survie.

Il est devant ce même magasin d’alcool.
Dans la rue encore éclairée par le puissant soleil de l’été en dépit du début de soirée qui s’annonce déjà. Il ne veut pas rentrer chez lui, Violet ne rentrera qu’aux petites heures du matin et la nuit s’annonce tout simplement  interminable, pathétique et douloureuse... Et il tient sa main blessée au niveau du poignet, il s’est coupé avec les morceaux de verres d’un vase brisé. La vue de son sang lui cruellement inspiré maintes pensées. Peur et désir. Il associe à cette substance les plaisirs le plus intenses qu’il ait ressentis au cours de son existence, mais aussi la terrible mort à laquelle il avait échappé trois ans plus tôt. Il avait fini par sa faire un bandage sommaire après être resté planté dans la chambre, fixant le sang goutter de ses doigts. C’est tiraillé par cette vision du sang, entre le désir de boire, de morsure qui l’oppresse un peu plus à chaque instant, qu’il tente de terminer sa journée.
L’air devient tout à fait irrespirable...
Un peu d’alcool, c’est tout ce que son cerveau réclame pour le laisser en paix...

Il ne ressemble à rien, à moitié débraillé, les cheveux en bataille, une fine pellicule de sueur de stresse et de manque le couvre intégralement et son sang recommence à percer à travers son bandage. Il n’a pas les moyens d’aller se faire les points de sutures de toute évidence indispensable. Sa blessure, bannie au loin de ses priorité...  Il tremble comme une chose fragile sur le point de se briser, mais ce n’était pas ce qui attirait le regard sur lui, c’était le fait qu’il parle tout seul. Et cela depuis plus d’un quart d’heure. Les gens changent de trottoir, le regardent avec pitié ou parfois ont un sourire moqueur. Encore un clodo, ou plutôt... Un alclodo.

Pour dire vrai, il ne discute pas tout à fait seul. Les voix qu’il entend et qui ne cessent de chuchoter à ses oreilles de bien affreuses choses lui fichent la migraine alors que ses yeux restent river sur son bandage rougit de sa substance vitale. « J’y suis pour rien, laissez moi tranquille... J’peux pas vous aider, j’peux pas... » Non, il ne peut déjà pas s’aider lui-même. Il n’a pas été très riche en pourboires aujourd’hui, il faut dire qu’il est peu présentable, sent encore l’alcool en dépit d’un nombre incalculable de douche prises et il avait brisé ce vase. Il n’avait qu’à peine de quoi se payer une bière ou deux... Mais voila, il les veut, il ne demande que ça... Il lutte terriblement, cela le fait affreusement souffrir aussi bien à travers tout son corps que dans sa pauvre cervelle.

A force de gesticuler devant ce magasin, il finit par bousculer une passante. Du moins, il pense que ce n’est qu’une passante, qui viendrait à sa rencontre ? Pourquoi est-ce qu’elle n’a pas changé de trottoir comme tous les autres. Il agrippe ses mains autour de son propre thorax comme s’il était devenu indispensable qu’il se tienne ainsi pour que ses viscère n’explose pas sa cage thoracique pour se faire la malle, parce que lui... Il aimerait tant sortir de son propre corps. Et bien souvent, il jalouse Violet qui a le don de s’en libérer, de partir sous cette forme ectoplasmique... Seulement, s’il avait ce pouvoir, il se serait perdu depuis bien longtemps dans le plan astral sans jamais vouloir revenir.

Son regard fou se pose sur la brune qui était proche de lui, elle était assez élégantes pour crécher dans l’hôtel où il travaille. « Non ! » Il en a assez de toutes ces chimères qui viennent lui ronger l’esprit, ils profitent de son état pour le mettre à terre et il le sait. « J’ferais rien de ce que tu me demande ! J’t’obéirais pas, c’est fini tout ça ! » Il ne sera plus l’esclave de personne ! Il recule parce qu’il ne sait pas se battre et encore moins envers une femme qu’il prend pour un esprit alors qu’il vient de physiquement la percuter. Son pied rate le trottoir et il chute sans protéger son crane, comme si son cerveau avait besoin d’un choc supplémentaire...



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Lyanna Johnston
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Message# Sujet: Re: Death inspires me like a dog inspires a rabbit | Lyanna & Keon   Death inspires me like a dog inspires a rabbit | Lyanna & Keon EmptySam 3 Aoû - 22:33


   


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Lyanna avait toujours eu un seul but depuis qu’elle avait été nommée au poste de régente : faire de White Chapel un coven d’élite, d’exception, d’excellence, et de n’y recruter que les sorciers les plus aptes, les plus doués, ceux qui transcenderaient la magie blanche pour évincer toutes les autres. Ces autres formes de magies impures qui ne valaient pas la peine qu’on s’y consacre, pratiquées par des êtres inférieurs… Aussi, quand la régente était informée de l’arrivée en ville de sorciers au potentiel intéressant pour son coven, elle faisait en sorte de leur démontrer que leur place était à White Chapel. Ainsi, lorsque le couple Quill avait débarqué, les informateurs de Lily lui avaient indiqué une sorcière avec en plus des capacités physiques remarquables et… un mari bizarre. Un medium apparemment, mais plutôt porté sur la bouteille. Violet avait été difficile à convaincre, mais peut-être que si elle parlait à son mari, Lyanna parviendrait à la faire plier. Pour une raison bien mystérieuse, Violet semblait méfiante. Elle avait un passé trouble, c’était certain, et sans doute le couple avait-il peur de quelque chose. Lily voulait savoir, aussi se débrouilla-t-elle pour trouver le mari. Keon.
Le chauffeur de la régente la déposa dans la rue qu’elle lui avait indiquée. L’après-midi touchait à sa fin, le soleil continuait à briller. Lily portait une robe légère en soie bleu ciel imprimée en ton sur ton de motifs fleuris, cintrée à la taille par une ceinture métallique dorée. Lunettes de soleil sur le nez, elle avançait dans la rue jusqu’au moment où elle aperçut l’objet de sa recherche : le mari de Violet. Sourire au lèvres, elle ralentit la cadence, l’observant à mesure qu’elle progressait vers lui. Il avait l’air légèrement perturbé. L’une de ses mains semblait mal en point. Que s’était-il passé ? Alors qu’elle fut à sa hauteur, Lyanna comprit qu’il semblait en état de manque. Il paraissait délirer à parler seul. Alors qu’elle voulut lui adresser la parole, Keon la bouscula, un peu comme s’il ne l’avait pas vue. Peu habituée à être malmenée, la belle brune grimaça en perdant l’équilibre. Elle se raccrocha à la devanture de la boutique d’alcool sur laquelle semblait lorgner Keon avant de se redresser.

- Hey, calmez-vous, commença-t-elle avec douceur.

Mais trop tard, il venait de chuter en reculant… Quel dépravé. Se retenant de rouler des yeux, Lily s’avança vers lui, espérant qu’il ne s’était pas cogné trop fort.

- Est-ce que ça va ? Vous semblez… désorienté. Je peux peut-être vous aider.

Elle hésita mais finit par lui tendre la main pour l’aider à se relever.

- Vous venez d’arriver, n’est-ce pas ? Je connais bien la ville.

Il fallait le mettre en confiance, aussi, Lyanna souriait-elle avec bienveillance. Elle sentait que ça n’allait pas être simple.

- Vous semblez tourmenté. Ce sont des esprits qui vous ennuient ? Ou est-ce le manque d’alcool ?

Elle désigna du regard la boutique. Ce n’était pas difficile de se douter que son état peu reluisant résultait d’une furieuse envie de boire. Lyanna aurait bien pris un petit verre aussi, mais pas sûr qu’avec le camé d’en face, ce soit la meilleure idée qui soit.

- Ce n’est pas tous les jours facile, pas vrai ?

Elle lui parlait avec douceur, il fallait le mettre en confiance et s’il était aussi méfiant que son épouse, ce ne serait pas une mince affaire.

- ça va votre tête ? Vous ne vous êtes pas cogné trop fort j’espère. Et votre main, qu’est-ce qui s’est passé ? Attendez …

Elle sortit un mouchoir propre de son sac et avec délicatesse, enveloppa la main ensanglantée de Keon. Le sang, ce n’était vraiment pas son truc. Plutôt un truc des Red House...

- Comment vous vous appelez ? demanda-t-elle en faisant tenir le tissu.

Lyanna en venait à se demander comment une sorcière avec le potentiel de Violet avait pu finir avec un tel… déchet. Sans doute que Keon devait avoir des qualités, mais pour l’heure, la régente ne les voyait pas.



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Message# Sujet: Re: Death inspires me like a dog inspires a rabbit | Lyanna & Keon   Death inspires me like a dog inspires a rabbit | Lyanna & Keon EmptyMar 6 Aoû - 21:50


   


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Quelque part, au fond de lui, il sait qu’il a l’air complètement fou. Le problème n’était donc pas d’avoir conscience de son comportement, mais de le contrôler. Son cerveau lui en faisait voir de toutes les couleurs, il a beau essayer de se remettre dans le droit chemin, faire de son mieux, s’enfoncer dans le crâne des pensées pour tenter de l’éloigner de la tentation... Son esprit malade refuse d’offrir une chance à l’espoir. Ses pensés vrillent la lumière, plonge ses sens dans une confusion si intense que le mot désorienté n’est jamais assez fort pour d’écrire son triste état.

Cette femme qu’il a bousculée, il lui faut un peu de temps pour l’intégrer dans la réalité, dans un plan dans lequel lui appartient pleinement. Il en a assez de voir le monde se diviser, les gens n’ont pas idées de savoir ce qu’il se trame dans les différentes couches de ce monde. Il existe les esprits et bien des monstres. Pourtant, parmi tous ces plans, il avait rencontré sa femme, il avait vu la plus belle chose de sa vie, doit-il se fermer ou se donner la chance de voir de belles choses ? Elles sont si rares il faut bien l’admettre et la dimension la plus vivable n’est pas forcement celle des vivants.

L’étrangère aurait du passer son chemin comme tous les autres, peut-être lui accorder un regard de pitié ou bien même de dégout. Elle reste cependant face à lui, lui tendant la main et après une profonde crainte plus que visible sur son visage, il tendit sa main valide pour se relever. Oui, parce qu’il n’aurait pas su le faire tout seul, ou cela lui aurait demandé une énergie et un temps infinis. Il a apprit depuis bien longtemps que faire preuve de fierté est absurde, il n’a aucune raison de faire son orgueilleux, on lui a déjà dérobé toute forme de dignité. Elle continue d’en poser des questions, beaucoup trop de questions. Il n’a pas envie de lui répondre, il sait qu’il ne doit pas se fier aux inconnus. C’est une règle que l’on apprend à l’âge de cinq ans, mais avec son absence d’éducation a fait que cette leçon était arrivée bien plus tard. Il est bien naïf ce Keon, trop pur et souillé à la fois.

Il a cependant acquiescé lentement lorsqu’elle lui fit remarquer que ce n’était pas facile tous les jours, mais ce oui répondait aux deux interrogations précédentes. Les esprits et le manque d’alcool, un cocktail parfait pour la tourmente. Une douleur dans sa main lui fit réaliser qu’elle était en train de tenter de panser celle-ci, il relève un regard tendre, débordant de cette gratitude démesurée dont il avait le secret. Elle continue de poser des questions, c’est ahurissant le nombre de choses qu’elle semblait vouloir savoir à son sujet, elle avait cependant réussi à happer son attention.

« Pourquoi vous me demandez tout ça ? » qu’il demande quelque peu anxieux. S’il a constaté quelque chose aux Etats-Unis, c’est que les gens ne sont pas aussi bienveillants qu’au Canada et si quelqu’un vous aborde dans la rue, c’est qu’ils ont une idée derrière la tête. Et bien souvent la raison était la suivante : « Désolé, mais... Je ne veux pas vous acheter de la drogue. » Faut croire que les dealers sont devenus hyper sexy et classe vers Los-Angeles, mais par tant de bienveillance, il reconnaissait bien le comportement d’un revendeur de drogue ou quelque chose du genre... Quoi que ce soit, il n’avait pas d’argent pour ça, et puis il devait faire l’effort de rester clean, pas vrai ? « J’essaie vraiment... Vraiment de m’en sortir... Il faut que j’m’en aille d’ici. » Oui parce qu’il allait faire une connerie, il ne voulait pas décevoir Violet, pas deux fois dans la même semaine, ce serait beaucoup trop. Pourtant, il avait déjà fait pire, il avait déjà disparu plusieurs jours et il n’était pas revenu, c’était elle qui avait du remuer ciel et terre pour le retrouver à temps. Ils ont progressé, il a progressé. Mais cette ville est un cancer et il le sent au plus profond de son être mais il sait qu’ils n’ont nulle part d’autre où aller.

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Lyanna Johnston
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Message# Sujet: Re: Death inspires me like a dog inspires a rabbit | Lyanna & Keon   Death inspires me like a dog inspires a rabbit | Lyanna & Keon EmptySam 10 Aoû - 20:26


   


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Pauvre homme… Lyanna ressentit soudain de la pitié à le voir ainsi perdu, plutôt paumé, oui c’était le mot, carrément paumé. Elle se félicitait de n’avoir jamais été dans un tel état. Si Violet daignait entrer à White Chapel, il faudrait absolument trouver un moyen de ramener son mari sur le chemin de la dignité. Tâchant de se montrer bienveillance, elle lui parlait avec douceur, posant quelques questions par-ci par-là, ce qui sembla éveiller en lui des soupçons. Décidément, le mari et l’épouse étaient tous deux sur la défensive. Que pouvaient-ils bien fuir ? Lily lui sourit.

- Eh bien, comment puis-je vous aider si je ne vous connais pas ?


C’est alors qu’il répondit quelque chose qui aurait pu la vexer mais qui la fit rire aux éclats. De la drogue ? Il pensait vraiment qu’elle était là pour lui vendre de la drogue ? C’était la meilleure blague de l’année. Se reprenant et le regardant avec les yeux rieurs, elle secoua la tête, souriant toujours.

- Ai-je donc l’air d’une revendeuse de drogue ? Au risque de vous décevoir, ce n’est pas ma fonction. Mais j’y songerai si d’aventure il me fallait entrevoir une reconversion professionnelle.

Ah ces camés, ce qu’ils pouvaient être drôles. Mais l’amusement fit de nouveau place à la pitié en l’entendant prononcer des mots désarmants de sincérité. Il voulait s’en sortir et ça, c’était une bonne chose.

- Oui, je comprends, c’est tout à votre honneur. Vous avez raison, éloignons-nous. Tenez, vous avez peut-être faim ? Et si je vous invitais à manger des tacos ? Je connais un super mexicain près d’ici. Ainsi, nous pourrions discuter un peu et faire connaissance.

Qui pouvait refuser une telle invitation ? A ce qu’elle avait appris, ils ne roulaient pas sur l’or et peut-être avait-il faim. Il était maigrichon, le pauvre garçon. Elle espérait l’appâter avec de la nourriture, comme elle l’aurait fait avec son chat s’il n’avait pas été plus mâlin puisque familier.

- Promis, ce ne sont pas des space tacos. Et leur guacamole est une merveille, vraiment.

Et l’envie de s’envoyer une petite margarita la prit… mais non, il fallait rester concentrée et non pas prendre le risque de faire replonger le specimen d’en face dans ses travers. Le but était de faire venir Violet, et si par la faute de Lily son clodo de mari cédait à l’envie d’alcool, la jeune sorcière ne lui ferait plus confiance. Déjà que c’était plus que fragile…. Dommage que Ruffus son familier ne soit pas là. Tout le monde aimait les chats, peut-être qu’il aurait été plus facile d’amadouer Keon avec cette jolie petite boule de poils. A moins qu’il ne soit allergique… Cette pensée la fit sourire, car parfois le manque de chance s’acharnait. Mais la régente était du genre persévérante, avec ou sans Ruffus, elle parviendrait à ses fins, elle en était persuadée.

- Qu’est-ce que vous faites dans la vie ? Est-ce que cela vous plaît ? commença-t-elle en marchant, incitant du regard son interlocuteur à la suivre.

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Message# Sujet: Re: Death inspires me like a dog inspires a rabbit | Lyanna & Keon   Death inspires me like a dog inspires a rabbit | Lyanna & Keon EmptyLun 12 Aoû - 6:11


   


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Il recule un peu lorsqu’elle se met à rire. Oui bien sur qu’elle a besoin de le connaitre, comment cerner son client sans quoi ? Il sait reconnaitre un dealer, ils fonctionnent tous de la même manière dans le fond. Ils savent lire les gens, comprendre la technique adéquate pour accaparer leur attention. Keon ne peut que contempler son sourire, c’est beaucoup trop lumineux pour qu’il puisse lui refuser sa drogue bien longtemps. C’est vrai, quoi qu’elle prenne, ça avait l’air de rendre vachement beau et heureux. C’est ce qu’il voudrait bien avoir, toucher la beauté et le bonheur. Cela ne semble pas incongru comme désire, c’est ce que n’importe qui demanderait... Son sevrage alcoolique lui inflige des signes cliniques qu’il connait que trop : respiration trop rapide, tremblement dans les mains, prolongé sur les avant bras, sueurs au niveau des paumes et du front, un état d’agitation généralisé mais pour l’heure contrôlable et par chance, aucune hallucination à déplorer ce jour, phono et photophobie... « Va-valium... » Murmure-t-il désemparé.
C’est de ça dont il aurait besoin, il le sait, mais il n’en a pas les moyen. Le Valium, la molécule médicale que l’on donne dans le cadre du sevrage et il connait ça trop bien... Médicalement il en aurait bien besoin aussi, mais financièrement, il ne peut pas se présenter en pharmacie.

Puis c’est la dégringolade, elle lui affirme ne pas vendre de drogue. Il baisse les yeux honteux, bien que toujours anxieux de ce qu’elle lui voulait au final si ce n’était pas lui vendre quelque chose. Il lui dit vraiment tout faire pour s’en sortir, du moins, il essai terriblement. Pourquoi est-ce qu’il souffrirait comme ça ? Se donnerai la peine d’endurer les sevrages s’il n’avait pas la moindre volonté ? Il se laisse conduire par la femme, une part de son cerveau le supplie encore d’entrer dans cette boutique pour palier son manque, mais il se mit à la suivre suite à son regard... Et certainement principalement en raison de cette proposition de tacos, même si ce ne sont pas des spaces-tacos, bien que l’idée soit assez prometteuse selon lui. Deux tacos dans la même semaine !
N’accepte pas les bonbons d’étrange, est-ce que c’est valable pour les tacos ?

« Je... J’suis valet d’chambre... » Est-ce que ça lui plait ? Il ne s’est jamais posé la question. Il prit la peine d’y réfléchir, c’est un métier pu valorisant il imagine, mais c’est le plus honnête qu’il ait jamais eu et dans le fond c’était assez payant pourvu qu’il ne dépense pas tout en drogue. Le canadien relève son regard vers la brune « Je crois que c’est bien, je... » Que dire ? Il est confus, passe sa main moite dans ses cheveux alors qu’il continue de la suivre avec hésitation. Il ignore encore s’il peut lui faire confiance, il la suit par curiosité, un point qu’ils ont en commun.

« Et vous... Madame ? » Oui car après tout, ils ne se sont finalement pas présentés. « Pourquoi vous voulez m’aider ? » Ce n’était as habituel, surtout... Qu’elle n’a pas le profil de quelqu’un susceptible de s’intéresser à lui. Elle était trop bien habillée, trop distinguée, s’inquiète-t-elle de tous les malheureux qu’elle croise ? C’est louche, il n’en démord pas malgré son immense naïveté. « Tu travailles pour qui ? » La réponse lui fait peur, mais il a remarqué une ruelle par laquelle il pourrait tenter de prendre la fuite, il y a du monde et elle est étroite ; c’est plutôt idéal pour se fondre dans la masse. C’était bien trop louche, est-ce qu’on pouvait le reconnaitre ? Il a peur c’est vrai, mais tant que c’est lui, ce n’est pas important. Il ne dira jamais rien sur sa femme, il préfère mourir, de toute manière, la mort, c’est ce qui aurait du lui tomber au coin du nez il y a fort longtemps. « Personne n’aide sans raison... » Qu’il ajoute, comme un écolier récitant une leçon qui n’a pas forcement de sens à ses yeux, mais qui est sensé être une vérité absolue...

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Lyanna Johnston
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Message# Sujet: Re: Death inspires me like a dog inspires a rabbit | Lyanna & Keon   Death inspires me like a dog inspires a rabbit | Lyanna & Keon EmptyMer 14 Aoû - 19:32


   


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Elle avait l’impression d’être face à un chaton apeuré trouvé dans une poubelle. C’était pitoyable, c’était affligeant. Pour autant, le mari de la sorcière qu’elle voulait recruter lui faisait penser à son protégé Zéphyr. Pourtant, quand elle voyait Zéphyr, ce n’était pas la même impression qui s’en dégageait. Heureusement que le jeune sorcier n’était pas dépendant de drogues et d’alcool. Mais Keon, lui, l’était, et en pleine période de manque au vu de son allure et ses tremblements. Et voilà qu’il réclamait du valium. Lyanna soupira silencieusement.

- Allez, venez, on va voir ce que l’on peut faire pour vous.

Il y avait forcément une pharmacie dans le coin, il y en avait toujours un peu partout. Il suffirait d’envoûter la préposée si elle posait trop de questions. D’ailleurs il valait mieux d’ores et déjà l’envoûter histoire qu’elle ne croit pas que c’était pour elle. La régente avait une réputation à tenir tout de même. Ils marchaient pour quitter la rue de la tentation et bongo ! Une enseigne pharmaceutique.

- Attendez-moi là.

Elle se tourna vers l’entrée de la pharmacie.

- Mutatio autem species
, murmura-t-elle.

Instantanément, elle changea d’apparence, c’était une autre femme qui entra dans l’établissement. Elle en ressortit quelques minutes plus tard avec le médicament tant convoité par Keon, et reprit son apparence personnelle.

- On va les manger, ces tacos ? dit-elle avec un sourire engageant.

Ils reprirent la marche et elle lui demanda alors ce qu’il faisait dans la vie, s’il aimait cela. Valet de chambre ? Jamais Lily n’aurait pensé qu’on ait pu lui confier un poste tel que celui-là. Cela incombait quand même quelques petites responsabilités.

- Oui, bien sûr que c’est bien. Vous vous appliquez à la tâche, n’est-ce pas ?

Et le petit curieux lui retourna la question. C’est qu’il prenait de l’assurance. Elle lui sourit.

- Je suis régente d’un coven, White Chapel. On peut dire que je travaille pour moi, ou plutôt pour le bien des sorciers de mon coven, que je me dois de protéger, répondit-elle avec bienveillance.

Elle lui sourit, toujours dans l’optique de le mettre en confiance.

- Tu me fais penser à l’un de mes protégés. Il est un peu comme toi.

Zephyr avait une propension à se foutre dans la merde assez incroyable. Un garçon gentil et altruiste mais qui se faisait souvent rouler, parfois même frapper, un piètre sorcier incapable de gérer convenablement un sort élémentaire… Lyanna désespérait qu’un jour il apprenne à être adulte malgré ses vingt-trois ans.

- J’aspire à un monde meilleur pour mes protégés, voilà ma raison.

Ils ne tardèrent pas à arriver devant l’enseigne du restaurant mexicain où un serveur vint leur ouvrir la porte, saluant poliment Lyanna qui était déjà venue quelques fois. Il lui était arrivé d’emmener Zéphyr aussi, lui qui peinait toujours à garder son argent et donc était incapable de se nourrir correctement. La naïveté des propos de Keon était touchante au demeurant, il avait raison, mais les intentions de la régentes n’étaient pas mauvaises.

- J’aime savoir qui arrive en ville, c’est tout, dit-elle avec honnêteté. Il n’y a rien de mal à vouloir aider des nouveaux, n’est-ce pas ? demanda-t-elle à son tour avec une intonation un peu naïve.

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Message# Sujet: Re: Death inspires me like a dog inspires a rabbit | Lyanna & Keon   Death inspires me like a dog inspires a rabbit | Lyanna & Keon EmptyJeu 15 Aoû - 7:40


   


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Il ne sait pas ce qu’il fait, pourquoi il la suit. Il est resté un long moment sur ce trottoir, à faire des petits pas, à tenir sa tête entre ses mains, à lutter contre ces voix qui susurrent à ses oreilles les pires horreurs.  Il n’avait as prête attention à son sort, les minutes s’égrainent et il oublie pourquoi il se trouve là, devant une pharmacie. Le canadien s’éloigne puis revient, regarde autour de lui, inspecte la rue, la craint aussi. Une femme passe par là, puis... Changea d’apparence. Il la fixe hébété, avant de secouer doucement la tête. Pas trop fort, il a suffisamment la migraine ces derniers temps, pas la peine de tenter le diable ! Cette femme... Ce fut comme s’il a voyait pour la première fois avant de retrouver ses esprits, chassant ceux qui tentent justement de grignoter sa psyché.

Ils prennent la route, discutent comme s’il ne s’était rien produit. Il parle de son travail, maladroitement, il ne sait pas s’il mérite un tel emploi. Il est voleur pour la survie de son petit couple certes, mais il n’est pas véritablement digne de confiance, n’est-ce pas ?

Lorsqu’elle l’interroge, il opine lentement du chef. « Je fais de mon mieux madame c’est mon premier vrai job, j’apprends doucement pour bien faire, c’est très différent d’être obligé de se... » Il s’interrompt, un éclair de lucidité jaillissant dans son esprit... Il ne doit pas parler du passé ; jamais. Il passe sa main sur la cicatrice qui barre sa gorge, un pense bête bien pratique...

Un coven ? Keon ne sait pas grand-chose des covens de sorciers si ce n’est qu’il valait mieux éviter de s’en approcher, faire profil bas. Il devine cependant, avec son peu de jugeote, qu’elle sait qu’il n’est pas un simple humain puisqu’elle se permet de lui évoquer ce genre de chose. Il lui semble vain de jouer les innocents... Pourtant... « Mais... Je ne suis pas un sorcier, madame. » Ce simple fait allait probablement lui faire perdre ce taco, mais la sécurité de Violet vaut tous les tacos du monde. Il sait qu’elle ne peut pas trop utiliser son pouvoir, et qu’un coven lui demanderait d’en faire usage comme elle l’eut fait pour le sauver lui... Violet a beaucoup plus d’ennemis qu’il ne l’aurait jamais imaginé avant de les voir au cours d’une de ces séances. Elle lui a enseigné comment protéger son corps des esprits lorsqu’elle partait dans le plan astral et que c’était probablement la seule chose mediumique qu’il savait faire quasiment parfaitement. Il s’applique pour cette fonction, il ne supporterait jamais de la perdre, ce n’est pas comme ça que ça doit se passer... C’est lui... Il va mourir en premier. Ses addictions vont le tuer, aucune mixture magique ne durera assez pour préserver l’état de son corps, il finira par se dégrader ou pas trépasser suite à une overdose.
En dépit de tous ses efforts, il se sait condamné.

Ils sont déjà dans ce restaurant pourtant, il hésite longuement avant de s’asseoir face à la sorcière. L’odeur de la nourriture, des serviettes en papiers, manger au restaurant, comme... Des gens normaux. Il finit par s’asseoir, vaincu par la curiosité et l’envie de caresser l’illusion de faire comme les autres, tous les autres... Ses mains tremblent alors qu’il s’empare de la salière qui ressemble à un petit tacos qui a attiré son âme enfantine, il avait terriblement envie de la dérober, cela ferait surement sourire Violet, mais il ne peut se le permettre alors il se contente de jouer avec entre ses doigts. « La white chapel... » Murmure-t-il en continuant de fixer le petit objet entre ses doigts moites « On dirait... Un nom d’église. » Ou un nom pour une nouvelle drogue qui se consomme par les narines... Il relève les yeux vers la femme dont le charisme l’impressionne quelque peu. « Est-ce que... C’est une sorte de secte ? Je... J’suis pas un sorcier.... Je n’ai rien à voir avec toi. Tu... Tu l'vois bien. » Il baisse les yeux, faisant mine de se préoccuper à nouveau de la salière « Je ne suis.... Que moi, Keon. » Il eut alors un léger rictus débordant de tristesse, le sourire de celui qui n’ignore pas être un raté quoi qu'il fasse.


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Y bouffent que des noisettes et des escalopes de veau.
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Message# Sujet: Re: Death inspires me like a dog inspires a rabbit | Lyanna & Keon   Death inspires me like a dog inspires a rabbit | Lyanna & Keon EmptyDim 18 Aoû - 17:33


   


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Lyanna faisait de son mieux pour rassurer Keon. Le jeune homme était pas mal sur la défensive, en plus de son état de manque qu’elle espérait rapidement atténué par le médicament qu’elle avait consenti à lui procurer à la pharmacie. Puis, elle l’avait entraîné avec elle en direction du restaurant mexicain pour les tacos promis. La régente s’était renseignée et savait que le manque d’argent du couple pouvait potentiellement leur causer une famine désagréable. Elle avait vu la lueur dans le regard de Keon alors qu’elle lui avait proposé de l’inviter à manger au restaurant. C’était triste, et si la démarche faisait partie d’un plan de manipulation pour avoir Violet dans son camp, malgré tout elle n’aimait pas savoir des gens bien dans le besoin. Et elle sentait une certaine innocence émaner du pauvre jeune homme paumé.
C’est donc avec honnêteté qu’elle répondit à son tour à ses questions, espérant que la franchise serait la clé d’une confiance probablement fragile et difficile à obtenir. Elle consentit donc à lui donner son identité et ses fonctions, manière insidieuse de lui rappeler que Violet était sorcière elle aussi et qu’un coven pourrait les aider. Violet était dure en affaire mais peut-être que Keon l’était moins.

- Je sais que tu n’en es pas un, dit-elle en souriant. Mais tu as aussi des capacités. Tu dois être médium, non ? C’est pour cela que tu pensais que je n’étais pas réellement là ? Tu vois des esprits ?

Le pauvre garçon avait l’air tellement tourmenté. A présent installés dans ce restaurant mexicain, la conversation continuait. Keon avait eu l’air d’hésiter avant de s’asseoir. Pourquoi tant de méfiance ? Enfin assis, Keon fit comme l’aurait fait un enfant, s’amusant avec la salière. Lily le regarda, légèrement perplexe. Il avait les mains tremblantes dû au manque.

- Vous devriez peut-être prendre ce valium ? suggéra la sorcière.

Ler serveur vint déposer une énorme assiettes remplie de tacos au milieu de la table ainsi que deux assiettes vides devant chacun des clients avant de les laisser en paix. Lyanna sourit à la remarque de Keon à propos de White Chapel.

- C’en est une, du moins le lieu. C’est une ancienne église abandonnée voilà bien longtemps par les catholiques. A présent, ce sont les sorciers pratiquant la magie blanche qui ont élu leur quartier général là-bas.

Elle dut retenir un rire lorsqu’il demanda s’il s’agissait d’une secte.

- White Chapel est un coven qui prône la magie élémentaire, le respect de la vie et des éléments. Nous sommes solidaires et nous soutenons les uns les autres. Comme une famille soudée. Je fais de mon mieux pour protéger les membres de la communauté et leur famille.

La tristesse qui émanait du visage de Keon la toucha.

- Je trouve que tu as beaucoup tendance à te rabaisser. Tu sais, tu pourrais changer tout ce qui ne te convient pas dans ta vie, tu pourrais améliorer les choses, j’en suis certaine.

Un sourire rassurant aux lèvres, elle attrapa un taco qu’elle mit dans son assiette.

- Qu’est-ce que tu aimerais changer ? Déjà, tu as un travail et tu sembles faire de ton mieux. C’est une bonne chose, ce n’est pas tout le monde qui fait de son mieux, et ça, c’est une chose que j’admire beaucoup.


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Message# Sujet: Re: Death inspires me like a dog inspires a rabbit | Lyanna & Keon   Death inspires me like a dog inspires a rabbit | Lyanna & Keon EmptyMar 20 Aoû - 6:18


   


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Il se contente d’hocher la tête lorsqu’elle lui demande s’il est médium, il n’est pas habitué à parler de ça, il ne sait pas vraiment si c’est une bonne idée de le faire. Lorsqu’elle lui suggère d’ingérer les comprimés de valium, il hoche de nouveau la tête, les sorts de sa poches pour ouvrir le boite et sortir deux comprimé, vingt milligrammes  devrait lui faire le plus grand bien. Ce ne sera jamais aussi efficace que perfusion sur vingt-quatre heure comme il a déjà eu à l’hôpital, mais il est bien heureux de ne pas nécessiter d’une hospitalisation pour l’heure. Il est bien trop occupé à avaler ces médicaments à l’étrange coloration bleue, allez savoir pourquoi, c’est loin de donner le même effet que certaines pilules célèbre de cette même couleur ! Il dégluti sans eau, longue expérience pour avaler des médicaments, encore quelque chose qu’il ne mettait pas sur un cv.

« Merci madame pour... Pour les médicaments... Je... Je ne peux pas te rembourser... » Il ne sait même pas de quelle manière elle les a obtenu sans ordonnance. Il range précieusement la boite dans sa poche, d’ici une heure ou deux, il se sentira déjà beaucoup mieux ! Bien sur il pourrait lui proposer ses services, il sait faire le ménage après tout maintenant, mais il n’ose pas. C’est une sorcière et pas n’importe laquelle ! Une régente de Coven, d’ailleurs, il pose innocemment des questions à ce sujet. Loin de se douter que la femme qui lui fait face, sait déjà beaucoup trop de chose sur eux.

S’il dit quasiment tout à sa femme, ce n’est pas toujours réciproque. Non pas que Violet ait de nombreux secrets pour lui, mais elle sait que pour apaiser son âme et ne pas bousculer son équilibre bien trop fragile, elle se doit bien souvent d’attendre le bon moment pour lui dire certaines choses. « Ce doit être très épuisant de diriger quelque chose comme ça, est-ce que... Les sorciers vous obéissent ? » Oui, est-ce qu’elle commande tout, comme une prêtresse, est-ce qu’ils boivent les paroles de leur gourou ou est-ce une sorte de démocratie. Chez les vampires où il s’était retrouvé pendant dix ans, tout n’avait été que rapport de force, quant au Coven de Violet, cette chose militaire qui avait empêché sa petite femme de s’ouvrir au monde...
Ils ne lui ont pas fait que du bien.  
Toutes ces choses horribles ont conduit cependant à leur mariage.

Son regard se dépose sur les tacos et il en lâche cette pauvre salière ! Cela faisait beaucoup de tacos ! Mais avant de songer en manger un seul, il prit une serviette en papier qu’il posa soigneusement dans son assiette tout en écoutant les paroles de la sorcière.
Changer les choses qui ne vont pas ? Ce n’était pas si simple !
« Je m’efforce à changer, mais ce n’est pas si facile... »

Il l’imite en prenant un tacos pour le poser au centre de la serviette en papier de ses doigts encore tremblant. Il écoute ses questions tout en pliant de manière très habile la serviette en papier autour du tacos. Tout un art pour ceux qui ont l’habitude d’empaqueter des restes trouvés de ci et là. Il relève les yeux surpris quand elle affirme admirer sa bonne volonté. Personne n’admire rien chez lui, mais personne ne lui offre du valium ou des tacos... Il commence à se dire qu’il devrait se méfier, mais en même temps, cela lui fait tellement de bien d’entendre de tels mots ! Cette femme est beaucoup trop classe, vraiment pas du même monde ! Elle n’a jamais du avoir à baisser son froc pour avoir un coin où dormir ou justement, dormir dans la rue. Pourquoi est-ce qu’elle s’intéresse tant à lui ? « J’aimerai... J’aimerai arrêter de boire... Pour toujours. » Ouais, un doux rêve ça... Son cerveau ne sera probablement jamais au grand jamais de cet avis ! Il fini de nouer le papier autour du tacos, le voila parfaitement emballé pour le transport ! « J’voudrais gagner un peu d’argent et pouvoir offrir des trucs à... » A quoi bon essayer de cacher, son alliance cri haut et fort qu’il est marié. Il n’a jamais songé à troquer cette bague contre de l’argent, pas même en crise, en manque d’alcool. Il n’est jamais tombé aussi bas, pas encore du moins... « ...ma femme. Je ne dois pas être un très bon mari, même si elle ne se plaint jamais... Elle mérite beaucoup mieux, mais j’apprends... » Et pourtant, c’est à elle qu’il pense en premier lieu, ce tacos emballé dans du papier n’est pas pour lui, il le met de coté pour elle. Parce qu’elle adore cela au moins tout autant que lui et cela lui fera terriblement plaisir. Il attend que la sorcière en prenne un deuxième avant de songer en prendre un pour lui, après tout, c’est elle qui paye, il doit se tenir un minimum. « Mais tu sais je... Je ne suis pas toujours comme ça... Je... Je n’avais pas bu depuis un mois, mais je... » Il n’a pas d’excuse, il ne veut pas prêcher être malade, dire que c’est de la faute de son cerveau, non, c’est lui le coupable, avec son manque de volonté, pas vrai ? Il passe nerveusement ses doigts sur sa cicatrice, s’apaise étrangement car elle est belle et bien close, parce qu’il va vivre encore un peu... Il a encore un peu de temps devant lui pour s’améliorer. « Tu ne pense pas que c’est normal de se rabaisser quand on est face à quelqu’un de plus puissant, quelqu’un comme toi ? » Parce que lui, il a passé sa vie à se soumettre aux autres. « Je n’ai jamais joué au plus fort, je sais où est ma place. » En bas, parmi les faibles et encore, parmi les déchets serait plus juste...


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Message# Sujet: Re: Death inspires me like a dog inspires a rabbit | Lyanna & Keon   Death inspires me like a dog inspires a rabbit | Lyanna & Keon EmptyVen 23 Aoû - 16:37


   


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Chaque fois qu’elle le regardait, un sentiment de pitié la prenait, comme si elle avait trouvé un chaton couvert de boue et sans défense. La même impression que lorsqu’elle posait les yeux sur Zéphyr alors qu’il revenait, penaud, d’une galère dans laquelle il s’était fourré. Violet était-elle tombée dans ce piège, à se prendre d’affection pour un être qui aurait toujours du mal à rentrer dans le droit chemin malgré tous les efforts déployés pour l’aider à s’en sortir ? Lyanna secoua la tête tandis que Keon la remerciait pour les médicaments, gêné de ne pouvoir la rembourser.

- Je n’ai pas besoin que tu me rembourses. Tu sais quoi ? Guéris, ça me fera plus plaisir que quelques dollars.

Honnête face aux question du jeune homme et espérant ainsi lui montrer qu’elle était digne de confiance, elle lui avait donc parlé de White Chapel. Keon sembla curieux à ce propos. Tant mieux, cela arrangerait sûrement ses affaires.

- C’est assez chronophage, c’est vrai. Mais tout ce qui implique de grandes responsabilités l’est, tu ne crois pas ?

Sa question suivante la fit sourire.

- Je ne dirais pas qu’ils m’obéissent. Ils obéissent aux règles du coven que je m’applique à faire respecter. Rien de bien extravagant ceci dit, il est simplement affaire de sécurité pour tout le monde. Nous proscrivons la magie noire et tous ses dérivés, par exemple. La magie blanche prône le respect de la vie et l’harmonie avec la Nature. Si la magie de sang est tolérée, pour ma part je la déprécie fortement.

Les tacos arrivèrent et Lyanna observa Keon emballer méticuleusement l’un d’entre eux. Elle se demanda si cette initiative était pour prévenir une famine imminente ou s’il voulait le rapporter à son épouse.

- On aurait pu leur demander une petite boîte si tu voulais en emporter, souligna-t-elle gentiment.

Le jeune homme souligna la difficulté à changer. La sorcière ne put que hocher la tête. Elle le voyait bien avec Zéphyr, et même d’autres sorciers pour des choses un peu plus infimes.

- En fait, tout est une question d’habitude. Bonnes ou mauvaises, nous vivons par ces habitudes. Je pense qu’il ne tient qu’à nous de changer les mauvaises par d’autres un peu meilleures.

Keon était habile de ses mains, c’était une évidence à le voir emballer avec soin et à la perfection ce taco dans sa serviette. Il évoqua son souhait d’arrêter de boire. Elle pouvait comprendre combien c’était difficile, car s’il s’avérait que pour elle, boire devienne un problème, elle se demandait si elle pourrait arrêter. Heureusement, pour l’heure, elle n’avait pas à se poser ce genre de question.

- Si c’est vraiment ce que tu veux, tu y arriveras. Tu dois trouver une motivation, et savoir ce qui t’a inciter à boire au début.

La régente se rappelait les craintes à peine évoquées par Violet. S’ils étaient en danger, être saoul n’arrangerait pas leur affaires. Et justement il évoqua sa femme, son souhait de gagner de l’argent pour la gâter. Ah l’amour… un sentiment exécré par la sorcière qui avait pris conscience bien trop jeune que ce genre de faiblesse n’apportait rien de bon.

- Tu as l’air de travailler consciencieusement. Ils ne te paient pas bien à ton hôtel ?

Elle désigna la grande assiette entre eux qui contenait les tacos pour lui faire signe d’en prendre pour lui. Elle hocha la tête avec un sourire réconfortant quand il affirmait ne pas toujours être comme ça.

- J’en suis sure. Un mois, c’est très bien, c’est un bon début. Et tu n’as pas craqué, continue. Je suis sure que ta femme est fière de toi, avec tous les efforts que tu fais.

Mais sa question suivante la surprit. Elle reprit un peu de sérieux. A vrai dire, son caractère était bien éloigné du sien.

- Se rabaisser ? Non, jamais. Il y a une différence entre rabaisser et respecter, ce n’est pas la même chose. Et tout le monde peut accéder à un meilleur statut, il faut juste s’en donner les moyens. C’est évident que c’est un chemin long et difficile, mais tout le monde a la capacité d’y arriver. Toi, par exemple. Tu m’as l’air d’être quelqu’un de gentil et travailleur. Tu voudrais t’améliorer, faire des cadeaux à ta femme. Qu’est-ce que tu penses qu’il faudrait faire pour ça ?

Ce genre de discussions, elle l’avait eu maintes fois avec Zéphyr. Lui aussi était un jeune homme plein de bonne volonté mais qui souvent se perdait en chemin.

- Sans jouer au plus fort, tu n’es pas obligé de te sentir faible. Il y a toujours plus fort que soi, c’est vrai, mais cela ne veut pas dire que nos vies doivent être rabaissées.
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Message# Sujet: Re: Death inspires me like a dog inspires a rabbit | Lyanna & Keon   Death inspires me like a dog inspires a rabbit | Lyanna & Keon Empty

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