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 La belle et le clochard [pv — Keon Quill]

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Louise Duval
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Message# Sujet: La belle et le clochard [pv — Keon Quill]   La belle et le clochard [pv — Keon Quill] EmptyMer 7 Aoû - 10:18

La belle et le clochard
◌◌La journée passait lentement. Minute après minute, dans un calme qui ennuyait la serveuse. Pour quelque raison obscure, le propriétaire du Béni avait décidé de travailler ce jour-ci, alors qu’il ne s’agissait pas d’un des jours de repos de Louise. Si l’affluence avait été assez soutenue, il n’en restait pas moins que deux serveurs… c’était largement trop. Il était également hors de question que Louise s’attarde à une table pour discuter avec un client. Elle n’était pas certaine que le patron apprécie la démarche et ne voulait pas risquer de lui donner une bonne raison de la mettre à la porte. La blonde restait donc derrière son comptoir, plus ennuyée que jamais, mais sans rien laisser paraître.

◌◌Son salut se présenta d’une drôle de manière. Par-dessus les bruits de conversation et la musique du vieux poste de radio, la sonnerie du téléphone retentit, à la fois douce et stridente, énervante et apaisante. Une sonnerie de téléphone comme une autre qui laissait les deux Lou perplexes. Ils ne savaient plus vraiment s’ils devaient espérer pouvoir se sortir de cette journée ou si, au contraire, l’appel ne ferait que les y replonger. Ou l’aggraver. Une possibilité qu’il ne valait mieux pas envisager.

◌◌Ce fut le propriétaire qui prit l’appel pendant que Louise s’affairait à une table. Elle lui jetait des coups d’œil en coin, essayait de deviner ce que l’on pouvait lui dire à l’autre bout du fil. Le patron, lui, très concentré, ne faisait pas attention à elle et prenait des notes sur un bout de papier. Une commande, sûrement, que le pâtissier devrait préparer pour le lendemain. Ce n’était pas rare, au Béni. Quand le propriétaire reposa le combiné, il chercha la serveuse du regard. Lou se glissa derrière le comptoir, un sourire aux lèvres, et lui demanda s’il s’agissait d’une commande.

◌◌Une livraison. Louise aurait pu garder la bouche bée sous le choc, si elle n’avait pas un contrôle total de son visage. Voilà une chose que le Béni ne faisait jamais ou, apparemment, très rarement. Puisque, la plupart du temps, il n’y avait qu’une seule personne pour servir la salle, le café ne pouvait assurer les livraisons en ville. Néanmoins, l’occasion était trop bonne à prendre pour que Louise fasse la difficile. Elle se porta immédiatement volontaire et prépara plusieurs boîtes pour la grosse commande que l’on venait de passer. Au vu de l’adresse de livraison, cela n’étonna pas la blonde qui comprit mieux que le patron n’ait pas hésité à accepter. Il n’était pas du genre à cracher sur une grosse somme d’argent. Lou respectait cela, évidemment.

◌◌Le trajet fut plus long que Louise ne l’avait imaginé, mais elle n’en perdit pas son sourire satisfait. Un peu d’air lui faisait du bien. Elle gara la voiture du patron (elle-même n’en possédait pas et avait dû emprunter la sienne) sur le bord de la route, s’empara de la commande et finit le reste du trajet, une cinquantaine de mètres, à pied. Le somptueux hôtel se dressait devant elle sans arriver à l’intimider. Louise avait cette faculté étrange de se sentir à sa place quasiment partout et de partager cette impression avec les autres.

◌◌La blonde entra dans l’hôtel étoilé, salua le portier d’un sourire amical et s’arrêta au milieu du hall d’entrée. Elle prit quelques secondes pour observer le luxe qui suintait de chacun des murs, des meubles, du sol. Tout cet argent dépensé dans un bâtiment pour attirer des personnes plus riches encore. Il n’y avait bien que les riches pour faire des caprices de stars et se faire livrer des tonnes de pâtisseries en fin de journée. Des riches qui pouvaient donner de gros pourboires.

◌◌Louise fit un pas de plus dans le hall et chercha, du regard, quelqu’un qui pourrait l’aider à trouver la chambre jusque laquelle elle devait faire sa livraison. Il était hors de question de laisser quelqu’un d’autre s’en charger. Elle trouverait bien une bonne dizaine d’excuses pour l’empêcher.
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Message# Sujet: Re: La belle et le clochard [pv — Keon Quill]   La belle et le clochard [pv — Keon Quill] EmptySam 10 Aoû - 8:23

La belle et le clochard
◌◌Que de caprices ! Keon ne juge pas, s’il en avait les moyens, probablement serait-il tout aussi pénible.  Et puis il était payé pour ce genre de chose. Armé de son taky-walky, il se sent presque comme un super espion ! Sauf que c’est souvent pour aller déboucher des toilettes, apporter des nouvelles serviettes tièdes ou encore porter des commandes du room service, comme du champagne ou des burgers parfois quand il y a des enfants. Il lui est difficile de résister, alors quand le majordome de l’hôtel lui demande s’il peut passer cette commande pour lui, il ajoute à celle-ci deux macarons au chocolat et une part de brownie. Tout cela dans le but de les porter à son épouse et lui offrir au petit déjeuner, il imagine sa surprise et ses yeux gourmands s’écarquiller. Violet et le chocolat, une si belle histoire d’amour, presque aussi charmante que la leur.  

Après avoir arrangé la dernière chambre, il descendit dans le hall pour attendre la commande pour la chambre A23, il espère pouvoir rentrer chez lui sans tarder. Depuis sa dernière rechute, il a bien envie de faire la surprise à son épouse. Bien qu’il sache qu’elle ne lui en voulait pas, qu’elle le considérait plus qu’un un esprit malade qu’un connard égoïste qui lui faire endurer ses addictions.

Dos appuyé contre le mur dans son petit uniforme chic de l’hôtel, bien que toujours les cheveux en pétard au sommet du crâne, il commence à piquer du nez lorsqu’il remarque une jeune femme avec des boites qui semblent être la livreuse. Il décolle de son poste, les jambes quelques peu engourdies, il titube sur un mètre avant de reprendre plus fière allure. Son sourire de soleil accueil la ravissante blonde que voila. Outre son attrait habituel pour les blondes, il est étonné de sentir une telle... Attraction à son égard. Il ne comprend pas vraiment ce qui le traverse, ou a un peu trop peur de savoir justement pourquoi il se sent subitement attiré par une étrangère.

« Bonjour ! » Dit-il joyeux de sa voix qui roucoule avec ce fort accent canadien, la perspective des pâtisseries l’on mit d’une terrible bonne humeur. « Je suis Keon, un valet de l’hôtel.  Je suppose sur ce sont les pâtisseries que vous avez là ! » Le médium continue de lui sourire en poursuivant « Enfin j’espère, avec tout ce qu’on voit à la télé, mais vous n’avez pas une trogne de terroriste. » Il se rend vite compte qu’il parle beaucoup trop, alors ses doigts partent fouiller la poche de son petit gilet mauve pour tirer un chèque assez important. Une chance pour l’hôtel qu’il soit un tout petit escroc qui vole que quelques gâteaux, rouleaux de papier toilettes ou encore des échantillons de savon. Le majordome état trop pressé de rentrer chez lui et puis, il espère ainsi effacer ses absences à cause de l’alcool en rendant quelques services de ce genre. Le jeune homme avait hâte de vanter à sa femme cette responsabilité qu’on lui avait confiée et son impression drôlement positive d’avoir curieusement un relation d’allure amicale avec son supérieur.

Il lui tend le morceau de papier signé « Voila, on échange ! » Oui, parce que c’est comme ça que ça se passe, c’est lui le valet de chambre, c’est à lui de porter les pâtisseries qui plus est, s’il y a pourboire, ce sera pour lui ! Non pas qu’il veuille entrer dans une sorte de compétition avec cette charmante inconnue, mais il devait bien admettre qu’après avoir dépensé une énorme part de son salaire en alcool, un pourboire de clients aussi fortuné mettrait un peu de beurre dans les épinards comme on dit. « Vous voulez quelque chose à boire ? » Après tout, le majordome lui avait clairement dit que pour le remercier il pourrait se prendre un truc à boire, chose qu’il n’aurait pas fait, mais autant que ce verre gratuit profite à quelqu’un... Mais est-ce bien professionnel ?
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Y'en a des rouges, des jaunes, des re-rouges et des pourpres !
Y bouffent que des noisettes et des escalopes de veau.
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Message# Sujet: Re: La belle et le clochard [pv — Keon Quill]   La belle et le clochard [pv — Keon Quill] EmptySam 17 Aoû - 14:49

La belle et le clochard
◌◌Louise restait droite, au milieu du hall, ses yeux bleus parcourant inlassablement les lieux. Elle enregistrait les portes, les visages, les regards, devinait les relations de chacun, les émotions. Elle s’attarda sur un sourire crispé, au coin d’une bouche, remonta le long d’un bras tremblant et, finalement, s’en détourna. Les clients d’ici sentaient l’argent, la suffisance et l’hypocrisie. T’es pile à ta place, Lou, s’amusa Lou. La blonde sourit. Elle ne pouvait pas lui donner tort. Lui, en revanche, n’avait toujours été qu’un clochard, un parasite qui avait besoin des autres pour survivre. De son vivant, comme dans la mort. Va te faire foutre, Louise. Elle eut du mal à retenir un rire qui fit briller, quelques instants, ses yeux bleus. Oh, tu regretterais tellement que je te prenne au mot, Lou, pensa-t-elle, amusée par les insultes du sorcier.

◌◌L’esprit ne préféra rien répondre, ce qui était plus sage, et se contenta d’observer les lieux en même temps qu’elle. Tout ce luxe lui donnait envie de se sentir vivant, de dépenser un argent qu’il n’avait pas pour montrer au monde qu’il avait été le plus grand. Louise chassa Lou et son ego démesuré. Le sorcier n’avait jamais rien été et ne serait jamais rien. Son orgueil commençait à lasser la blonde. Elle avait mieux à faire que l’écouter se vanter.

◌◌Un mouvement, plus loin, attira le regard de la serveuse. Elle tourna la tête et découvrit un valet d’hôtel en uniforme, les cheveux en pétard sur la tête et une mine endormie encore attachée à ses yeux. Son grand sourire avait une pointe de professionnalisme qui n’échappa pas à la blonde, habituée, elle aussi, à sourire toute la journée pour accueillir les clients. Elle sourit à son tour, se montrant enchantée que l’on vienne enfin s’occuper de la commande d’un client de l’hôtel.

◌◌Louise devina un accent canadien dans la voix du valet. Accent qu’elle avait côtoyé toute son enfance dans les rues de sa ville, mais qu’elle ne retrouvait pas au sein de son propre foyer. Sa mère avait été Française et non Canadienne. Keon se présenta d’une bonne humeur agréable qui agrandit le sourire de Louise. Ses insinuations sur la probabilité qu’elle porte une bombe, elles, l’amusèrent fortement. Elle secoua la tête de droite à gauche, ses cheveux libérant un doux parfum dans le mouvement, et répondit dans un petit rire :

— C’est justement cela qui fait de moi une terroriste parfaite. Mais, aujourd’hui, je ne livre que des pâtisseries, pas de bombe. La prochaine fois, peut-être ?

◌◌C’est à ce moment-là que Lou décida de se réveiller. Il poussa un petit cri, dans le crâne de Louise, qui affaiblit un peu son sourire. Elle se reprit vite et se demanda ce qui pouvait bien, cette fois, effrayer l’esprit. Lui ! Là ! C’est un putain de médium, cracha le sorcier. La blonde vrilla ses yeux bleus dans ceux du valet. Au fond d’elle, Luka regrettait déjà d’avoir confié le secret de Keon à la serveuse. Il se doutait que cela ne la ferait pas fuir la compagnie du valet. Au contraire, il savait même qu’elle se ferait, désormais, un plaisir de rester à côté de lui. L’esprit grogna, énervé. Il finirait par se venger des menaces qu’elle proférait sans cesse à son encontre, des remarques insultantes et des humiliations qu’il devait subir à cause d’elle. Je n’attends que cela, Lou, montre-moi ce dont tu es capable, se moqua-t-elle.

— Je m’appelle Lou, se présenta-t-elle finalement. Je sers au Béni-boui-boui, dans le nord de la ville. Je veux bien vous donner les boites, mais j’aimerais autant vous accompagner jusqu’au client. Le pâtissier et le patron aiment savoir ce que pensent les clients, vous comprenez. Pour nous améliorer, à l’avenir.

◌◌Louise offrit un nouveau sourire amical au valet. Elle garda néanmoins les mains bien accrochées aux boîtes le temps, pour elle, de s’assurer que le marché serait accepté par Keon. Le chèque, lui, ne l’intéressait qu’à peine. L’argent ne lui reviendrait pas directement et, rempli et signé, il pouvait bien attendre quelques minutes de plus.

— Si nous avons un peu de temps devant nous, je ne dirais pas non à un verre, en effet, accepta-t-elle d’un hochement de tête. Mais est-ce bon pour vous ? Vous ne comptez tout de même pas me laisser boire seule, n’est-ce pas ?
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Message# Sujet: Re: La belle et le clochard [pv — Keon Quill]   La belle et le clochard [pv — Keon Quill] EmptyMer 21 Aoû - 6:13

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◌◌La réponse de la jeune femme fit sourire le petit médium, il a beau être naïf, il sait reconnaitre l’humour, même sous cette forme ! Elle sentait bon la jolie blonde, il ne doute pas une seconde qu’elle puisse faire autant de dégât qu’une bombe. « D’accord, mais essayez de faire ça sur un de mes jours de congés. » Signe qu’il tenait à vivre, mourir dans une explosion, ce n’était pas du tout le genre de mort qui se profile pour l’homme. Non, lui c’est l’alcool, la drogue, les vampires peut-être, ou bien encore lui-même et ses stupidités continuelles. Mais se faire exploser dans une attaque terroriste, il doute que ce soit la manière la plus probable, bien qu’au final... Rien n’est gravé dans le marbre le concernant. Tout semblait possible, les ires catastrophes se battent pour s’agglutiner autour de lui, alors, pourquoi pas ça ? Le monde actuel est si violent...

Il y a quelque chose de si étrange chez cette femme, son regard clairvoyant à l’impression de distinguer quelque chose en elle. Il a déjà vu des esprits, des choses bizarre, mais c’est comme s’il... S’il y avait une petite chose en elle qui la rendait un peu... Luisante, comme un esprit. Cela n’a pas de sens, tout le monde ici semble avoir remarqué la charmante livreuse. Qu’est-ce que c’est ? Probablement le surmenage voila tout, il déraille c’est certain !

Lou, c’est mignon comme nom. Comme la femme qui le porte. Honteusement il chasse cette pensée de son esprit, c’est vrai qu’elle est jolie, mais il ne la connait pas... Pas le moins du monde, alors mieux valait se calmer rapidement, pas vrai ? Il ne veut pas avoir des ennuis, comment il pourrait expliquer à sa petite femme qu’il a été renvoyé parce qu’il se serait montré un peu trop intéressée par cette femme ? Ce serait doublement une catastrophe !

Il est surpris par la demande de la jeune femme. Ce n’était pas du tout ce qu’il avait prévu ! Comment va-t-il récupérer la pâtisserie pour sa femme si elle ne le lâche pas d’une semelle ? Il n’a pas envie d’être renvoyé parce qu’il est voleur, même si... Ce ne sera pas la première chose qu’il dérobera ici. « Oh, mais ce n’est pas vraiment la démarche habituelle, seuls les employés de l’hôtel peuvent porter les commissions aux clients, pour des soucis de confidentialité voyez vous, je risquerai de perdre mon emploi si je vous laissez y aller à ma place. » Il se surprend lui-même de ses belles paroles, quels talents ne développerait-il pas, même les mensonges, juste pour faire plaisir à sa tendre moitié ? Bien que ce ne soit pas totalement un mensonge, mais il ne sera probablement pas renvoyé pour cela, un simple avertissement très probablement.

Il lui renvoi son sourire amical en gardant la main tendue afin de récupérer le paquet tout en ajoutant « Si vous m’attendez ici au bar, je vous transmettrai leur impression. » Oui, ça il peut le faire et avec grand plaisir après tout !
En parlant du bar, quelle idée de génie qu’il avait eut là encore une fois...
Bien qu’il pense s’être débarrassé de la question en lui proposant de boire, pendant son absence pendant qu’il sera auprès du client, après un petit détour en cuisine pour mettre de coté le fruit de son larcin ! « Vous serez en compagnie de Goeffrey, notre barman, un homme adorable qui sera de bien meilleure compagnie qu’un valet. Cela vous convient-il ? » Pourvu que oui, il ne saurait quoi inventer de plus sans avoir l’air complètement louche.

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Message# Sujet: Re: La belle et le clochard [pv — Keon Quill]   La belle et le clochard [pv — Keon Quill] EmptyMer 28 Aoû - 16:21

La belle et le clochard
◌◌Louise n’aimait pas cette situation. Quelque chose lui disait qu’elle était coincée, que le valet ne la laisserait jamais monter jusqu’à la chambre pour récupérer un potentiel pourboire. L’esprit, lui, trouvait cela fort amusant, malgré la peur qu’il ressentait vis-à-vis de la présence du médium. Qu’un homme, enfin, tienne tête à la blonde, voilà qui ne manquait pas de lui plaire ! Néanmoins, Lou chassa le sorcier et darda ses yeux bleus sur Keon. Elle essaya de deviner s’il lui mentait, s’il trouvait des excuses ou s’il disait la vérité, appliquant les ordres comme un bon petit soldat au service de sa nation.

◌◌L’espace d’une seconde, elle envisagea la possibilité que, lui aussi, veuille obtenir les quelques billets que le riche pourrait lui donner en échange des pâtisseries. D’un coup d’œil rapide, Louise évalua son adversaire. Quel pourboire obtiendrait-il, lui, s’il ne la laissait pas y aller ? Elle valait bien deux fois ce que la diva, à l’étage, jetterait au valet par pitié plus que par envie. Pourrait-elle, alors, partager le pourboire en deux parts ? Une pour elle et une pour le service rendu du Canadien. La blonde envisagea la possibilité et la garda dans un coin, en dernier recours. D’abord, il lui fallait attaquer.

— Des soucis de confidentialité ? répéta-t-elle, d’un hochement de tête, comme si elle comprenait. Alors qu’il y a son nom d’écrit, ici.

◌◌Les mains bien accrochées aux boites pour ne pas le laisser les attraper, Louise les tendit à Keon et, d’un coup de menton, désigna la petite feuille posée sur le dessus. Un post-it rose que le patron avait collé sur le dessus pour que Louise n’oublie pas le nom de leur client. Elle haussa un sourcil à l’attention du valet, attendant patiemment l’explication qu’il aurait pour cela. Si la blonde s’était d’abord sentie blessée par le manque de confiance de son patron, elle appréciait, maintenant, l’attention qui lui permettait de tenir ses positions.

— Et que faîtes-vous de mon emploi ? Je ne veux pas le perdre non plus. (Malgré ses mots, la serveuse sourit au valet.) Nous sommes dans une impasse, on dirait bien.

◌◌La belle blonde ramena les boites à elle, maintenant qu’il avait bien vu le post-it, et balaya la salle du regard, à la recherche du fameux bar et de ce cher Geoffrey, dont on lui proposait, sans l’avis de l’intéressé, la compagnie. Ses yeux bleus accrochèrent le coin du comptoir, glissèrent sur le bois verni et trouvèrent enfin le barman, affairé à servir un client. Elle n’avait pas plus envie de la compagnie de l’un ou de l’autre des deux hommes qui travaillaient dans cet hôtel et elle suspectait le barman d’être un poil trop concentré sur les demandes compliquées de ses riches clients pour vraiment s’intéresser à elle. Ses yeux bleus se plantèrent dans ceux de Keon, presque accusateurs.

— Et si ce n’était pas de sa compagnie à lui que je voulais ? souffla Lou, une moue boudeuse accrochée aux lèvres. Soit ! J’abandonne ! Prenez ces boites, Keon. J’attendrai ici, avec ce cher Geoffrey, que vous veniez me transmettre les impressions du client. Et ne me laissez pas poireauter ici comme une idiote ! Je peux pardonner une fois à un valet mignon, mais deux… Il vaut mieux que nous n’en arrivions pas là, n’est-ce pas ?

◌◌Ses menaces à moitié dissimulées derrière son sourire innocent, Louise tendit les boîtes de pâtisserie au valet de chambre et s’empara, en échange, du chèque destiné à son patron. Sans plus de cérémonie, elle tourna les talons et traversa le hall jusqu’au bar où elle se glissa sur un tabouret et n’accorda plus le moindre regard à Keon.
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Message# Sujet: Re: La belle et le clochard [pv — Keon Quill]   La belle et le clochard [pv — Keon Quill] EmptySam 31 Aoû - 17:23

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◌◌Elle ne le croit pas vraiment, Keon tente de garder bonne figure, puis finalement alors qu’elle parlait s’impasse, elle abandonne. Il prend les boites de gâteaux en échange du chèque, adressant à la blonde un sourire un peu trop... Niais ? C’est qu’il la trouve belle et intrigante. Quelque chose de particulier qui le pousse à avoir cette envie, l’envie d’en savoir plus, de comprendre ce qu’il se cache en elle, de la connaitre peut-être tout simplement. Il sent ses joues s’enflammer alors qu’elle le qualifie de mignon, s’il est habitué aux doux compliments de son épouse, lorsque cela vient d’une inconnu, cela lu est toujours étrange. Les autres ont rarement un mot gentil à son égard. Il lui adresse un sourire timide avant de glisser dans les coulisses de l’hôtel. Dans la cuisine, il prépare un plateau qu’il pose sur un chariot, en profite pour le charger avec le champagne dans son seau de glace et un bouquet de fleurs qu’il se devait de déposer avant de quitter le travail. Il dispose dans une boite en plastique ce qu’il avait subtilisé pour sa femme, puis se rend dans les étages.

Il lui fallut peu de temps, s’inclinant face aux clients présent pour les remercier de leur généreux pourboire. Très heureux de sa journée, il descend au vestiaire pour ranger la boite en plastique dans son sac et en profite pour se changer. Il est assez rapide bien qu’un bon quart d’heure se soit écoulé depuis qu’il avait quitté le hall de l’hôtel. C’est qu’il a vraiment hâte de rentré même si cette pette heure supplémentaire mettra du beurre dans les épinards !

Une fois son sweat-shirt noir enfilé par-dessus son t-shirt quelque peu fantaisiste. Il rejoint le bar où Geoffrey semblait lancé dans une grande discussion avec la blonde. C’était un homme d’une grande classe, proche de la retraite et toujours aussi jovial. Keon lui fait un signe respectueux et amical de la main droite, ne voulant pas couper la parole aux deux  protagonistes. Le barman lui tend un verre d’eau, c’est qu’il est observateur... Keon sourit et le prit à contre cœur, dieu qu’il n’aime pas particulièrement ça : l’eau. Quand il peut de nouveau avoir l’attention de la blonde quand un client s’approcha du bar, il se racle la gorge discrètement avant de lui dire « Les clients étaient ravis, j’ai présenté vos pâtisseries sur un joli plateau et ils étaient impressionné de la beauté de vos produits. Pensez-vous que votre patron serait d’accord pour faire d’autres livraisons à l’occasion ? » Le médium se hâte de fouiller dans la poche de son pantalon pour tirer un billet, cela lui fait un peu mal à cœur, car il y a fort à parié qu’il en a bien plus besoin qu’elle. Mais il est honnête, malgré son vol. Il lui sourit en le lui tendant « Tenez, c’est pour vous. » Sa part. Après tout, c’est elle qui a traversé la ville pour cette livraison, elle le mérite plus que puis. « Merci de m’avoir fait confiance... »

Ses doigts ont effleuré les siens, un geste, volontaire. L’envie de la sentir, de s’assurer qu’elle est bien... Réelle. Oui, parce qu’il en est venu à en douter sans réellement savoir pourquoi. « Désolé de vous avoir fait attendre, je voulais me changer, les employés en tenue de l’hôtel n’ont pas le droit de venir au bar. » Oui, ça ne donnerait pas vraiment une belle image de l’établissement. Il boit difficilement un gorgée de son eau, Geoffrey le voyant faire vint ajouter une petite goutte de sirop de pèche avec un petit clin d’œil. « Merci. » bien que peu persuadé que cela arrange la chose ! Le médium reporte son regard sur Lou avec un petit sourire et se fait étrangement audacieux. « Est-ce que je peux vous faire confiance, pour...Un petit secret ? »

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Message# Sujet: Re: La belle et le clochard [pv — Keon Quill]   La belle et le clochard [pv — Keon Quill] EmptyJeu 12 Sep - 9:25

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◌◌Lou avait trop facilement abandonné l’affaire. Le poids des boîtes, sur ses doigts, lui manquait presque. Elle savait qu’elle venait de passer à côté d’un pourboire sur lequel personne n’aurait pu cracher. Cette pensée ne lui plaisait pas le moins du monde, mais elle s’accompagnait d’une autre, plus agréable : elle s’était sûrement soustraite à quelques remarques ou regards déplacés à son encontre. La blonde y était habituée, peut-être un peu trop même. Néanmoins, pour aujourd’hui, elle ne se sentait pas l’envie de sourire à un idiot pour gagner deux billets de plus. C’était une impression bizarre qui la prenait rarement, mais qui ne la quittait, généralement, pas avant un peu de repos, au calme, loin de quiconque pour la surveiller, la juger et la jauger.

◌◌Ses talons claquaient dans le hall, attirant quelques regards traînants sur sa robe rouge qui contrastait tant avec ses cheveux blonds. L’air de ne rien remarquer, elle s’approcha du comptoir, se glissa sur l’un des tabourets et posa son sac sur ses genoux. Le chèque disparut aussitôt de sa main pour trouver une place plus sécurisée au fond du petit accessoire. Son butin rangé, elle releva ses yeux bleus sur le barman qui s’approchait déjà d’elle pour prendre sa commande. Louise avait passé une longue journée à s’ennuyer, faire attention au moindre de ses mouvements pour ne pas donner une bonne raison à son patron de se méfier d’elle et conduire la voiture de celui-ci pour se rendre à l’autre bout de la ville et perdre un pourboire pourtant mérité. Elle se sentait las et la fatigue qui pointait le bout de son nez au fond de son crâne n’arrangeait rien à son état. Elle bannit donc l’alcool pour aujourd’hui. Il valait mieux qu’elle garde l’esprit plus ou moins clair jusqu’au retour du valet.

◌◌Le barman était quelqu’un de sympathique, qu’elle entraîna dans une longue discussion, ponctuée de quelques rires amusés et de sourires satisfaits. Se faire un ami dans un hôtel aussi luxueux était une occasion que, au contraire du pourboire, Louise ne pouvait pas laisser passer. Elle mit donc tout en œuvre pour qu’il ne l’oublie pas de sitôt. Ce qui lui permit, par la même occasion, de moins s’intéresser au temps nécessaire à Keon pour livrer les pâtisseries au client. Il reviendra pas, cracha Lou, soûlé d’attendre pour rien. Mais Lou sourit au barman et prit une gorgée du jus de fruit qu’elle avait commandé. Elle savait qu’il reviendrait. Elle ne voulait pas croire qu’il la laisserait en plan là, comme une idiote.

◌◌Ses certitudes furent vite vérifiées. Keon revint de sa livraison, débarrassé de ses vêtements de valet, et s’empara du verre d’eau servi par le barman. Louise s’arracha enfin à la discussion avec ce dernier pour se concentrer sur le valet de chambre. La blonde fixa ses yeux bleus sur lui et l’écouta, prenant le temps de la réflexion avant de répondre. Elle savait par avance que le pâtissier serait ravi d’apprendre que le visuel de ses pâtisseries plaisait aux divas assez riches pour séjourner dans un hôtel comme celui-ci. Néanmoins, elle ne pouvait se permettre de répondre à la question de Keon sans en parler préalablement avec son patron. Après tout, ils n’étaient que deux pour s’occuper du café et, généralement, refusaient les livraisons pour cette raison : ils travaillaient trop rarement ensemble pour se le permettre. Mais si elle arrivait à le persuader de recruter quelqu’un…

— Je peux lui en parler, mais je ne peux pas vous promettre qu’il acceptera. Je vous tiendrai au courant de ce qu’il décidera.

◌◌Keon tendit soudain un billet à la blonde. Elle s’arracha à ses pensées pour baisser les yeux sur le bout de papier qu’elle avait tant désiré. Quand elle s’en empara, ses doigts effleurèrent ceux du valet. Elle releva les yeux vers les siens et sourit gentiment. Elle n’irait pas jusqu’à jurer qu’il l’avait fait exprès, mais elle garda, tout de même, cette pensée dans un coin de la tête. Il ne semblait pas insensible au charme de Lou et cela ne pouvait que lui plaire. Elle rejeta ses cheveux derrière son épaule tandis que, de l’autre main, elle pliait le billet entre ses doigts, l’air pensif.

— Vos vêtements vous siéent mieux que l’uniforme, le complimenta-t-elle avec un petit sourire. Les employés de l’hôtel n’ont pas le droit de boire autre chose que l’eau, non plus ?

◌◌Car la blonde ne s’y trompait pas : Keon n’appréciait guère sa « boisson ». Il avalait difficilement l’eau dans son verre et elle était prête à parier que l’ajout du sirop de pêche ne changerait pas grand-chose à cela. Devait-elle laisser tomber l’affaire ou se pencher un peu plus sur le cas ? La question du valet la tira de ses pensées, la prenant tout à fait au dépourvu. Elle releva ses yeux bleus sur lui, chercha, dans son regard, ce qu’il essayait de faire, ce à quoi il pouvait bien penser. Te faire confiance pour un secret ? se moqua Lou, excédé par la situation. Il n’avait pas besoin d’en dire plus pour que Louise sache ce qu’il sous-entendait. Étonnement, elle ne lui donna pas tort. À la place du médium, il était certain qu’elle ne ferait pas confiance à la première inconnue qui passe. Mais l’occasion était trop belle pour la laisser passer. La blonde se pencha un peu vers Keon pour entrer dans la confidence.

— Un secret, vous dîtes ? Je ne dirai rien, promis, motus et bouche cousue* ! Mais… vous êtes sûr de vouloir le confier à une inconnue ?

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HRP : * indique ce que Louise dit en Français.



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Message# Sujet: Re: La belle et le clochard [pv — Keon Quill]   La belle et le clochard [pv — Keon Quill] EmptyLun 7 Oct - 21:01

La belle et le clochard
◌◌Keon se contente de lui adresser un léger sourire alors qu’elle lui promit de faire part à son patron de l’idée, il se jura intérieurement de ne pas les voler trop souvent. Mais ça, c’est une autre histoire, il n’a pas l’habitude d’avoir des choses aussi précieuse entre les mains. Décrocher ce job, ça été un choc des cultures pour le médium. Il se perd avec délice dans les yeux bleus de la femme qui lui fait face, ça lui rappelle tellement son épouse. Elle lui manque, et Louise, elle a ses yeux là, magnifique, cette chevelure si bien entretenue. Pourquoi est-ce qu’il ne peut pas offrir le coiffeur à sa femme, oui, c’est lui qui lui coupe les cheveux quand elle le lui demande, il s’applique, il fait de son mieux, mais il n’a pas les produit spécial que les coiffeurs possèdent pour les rendre si brillant. Violet reste la femme la plus magnifique à ses yeux, cheveux brillant ou non, mais par dessus tout, il aime passer du temps avec elle, chose qui se fait de plus en plus en plus rare ces derniers temps. Il ne veut pas l’accabler, il sait que c’est de sa faute à lui… Qu’elle est obligée de faire des heures et des heures supplémentaire pour pallier les dépenses d’alcool de son idiot de mari.

Malgré tout, il décide de partager le généreux pourboire, à contre coeur, mais il reste un garçon honnête malgré lui et puis, il avait bien assez volé la patisserie comme ça… Evidement, elle ne dit pas non. Leurs doigts s’effleurent lors de cet échange, il ressent des choses bien étranges à travers son être. Il en a peur, comme il en est fasciné. Quelque chose est différent chez cette femme, il ne saurait mettre un mot sur cette impression. Il ne sait pas s’il doit mettre des distance ou au contraire, continuer à jouer le jeu…
Quel jeu ? Il ne sait pas, c’est presque… De la séduction, n’est-ce pas ?

Il est étonné de sa remarque au sujet de l’uniforme, le tissu de son habit de travail est bien meilleur que celui de ses vêtements de ville usés. Garder son calme face à sa remarque sur sa boisson, il buvait à contre coeur, pour lui tenir compagnie, parce qu’il l’avait promis et qu’il est un homme qui tient parole en dépit de ses nombreux défauts.

- Je me contenterai de l’eau, Madame Lou.


Est-ce que c’est un vrai prénom ? Est-ce qu’elle se cache tout comme lui ? Une fichue intuition, bon sang ce qu’il n’aime pas ça, et bon sang comme c’est grisant… Le danger. Il n’a pas la même notion de l’adrénaline que sa femme, celle-ci fait du sport, se bat… Lui… Il met son coeur, son corps, son âme à rude épreuve, continuellement.

Alors il poursuit le jeu. Celui de la confiance, des petites confidences.

Elle se penche vers lui, il tente de garder un peu de distance, mais c’est comme s’il y avait une lueur particulière dans ses yeux, les yeux bleus laissent entrer la lumière si aisement, on y voit presque l’âme de l’autre… Mais ce qu’il y voit n’est pas comme d’habitude, pas comme chez Violet par exemple, sa clairvoyance est mise à rude épreuve face à ce cas nouveau et pourtant si dangereux. S’il savait, il ne jouerait pas aux devinettes, non, parce que les esprits lui font peur, ses pouvoirs le terrifient atrocement.

- Motus et bouche cousue.


Répète-t-il avec son délicieux accent canadien, c’est qu’il parle parfaitement français pour avoir vécu quelques temps au Québec avec sa femme. Il a un don pour s’adapter aux gens, pour saisir les accents et se fondre dans le décors en sortant toujours du lot malgré lui.


- Je ne suis sûr de rien.

Répond-il très sincère. Cela est évident qu’il est égaré, que cela fait bien longtemps qu’il a perdu le contrôle de ses actions, de ce qu’il est, ce qu’il devient. Ses repères dans le monde sont si faibles, il n’y a que chez lui qu’il se sent à peu près en sécurité, qu’il se sent libre d’être lui même et cela, sans risque.

- Mais je n’aime pas mentir, j’aimerai… Ce mensonge là, je voudrais m’en débarasser, car je vous ai menti à  vous…

Sa vie est un mensonge, un mensonge nécessaire pour sa survie, leur survie, en particulier celle de leur femme. Car lui, certes, la Triade serait ravi de le voir mort, mais pas autant que de voir Violet sans sa jolie tête. Elle leur a fait perdre beaucoup, lui, n’est qu’un misérable, un grain de sable, un minable qui de toute manière, ne peut rien contre eux.

- Je voulais livrer moi même le paquet parce que…

IL baisse la voix et se rapproche finalement un peu plus

- J’ai volé quelque chose...


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Y'en a des rouges, des jaunes, des re-rouges et des pourpres !
Y bouffent que des noisettes et des escalopes de veau.
Et quand ils vous donnent un coup de bec,
Vous voyez une grande lumière et ça vous donne la diarrhée !

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Message# Sujet: Re: La belle et le clochard [pv — Keon Quill]   La belle et le clochard [pv — Keon Quill] EmptyVen 18 Oct - 12:43

La belle et le clochard
◌◌Lou imagina la probabilité pour que son patron accepte un deal comme celui-ci. Payer un salarié en plus pour profiter des commandes de riches résidant dans ce genre d’hôtel… pour elle, le compte était vite fait, mais elle ne savait pas s’il le serait pour lui aussi. Engager quelqu’un, c’était passer du temps à lui expliquer le travail, à lui apprendre les produits, la manière de les manipuler et accepter des erreurs dans le début de sa formation. Elle devrait sûrement participer à cet entraînement et ne savait pas si elle en avait véritablement envie. Seule en salle, Lou pouvait faire ce qu’elle voulait, parler à qui elle voulait et de la manière qu’elle voulait. Si un nouveau la surveillait sans cesse… Elle devrait faire une croix sur ce genre de choses et cela, elle ne le voulait pas.

◌◌Le dilemme était trop compliqué pour être décidé sur un coup de tête, aussi la blonde le rejeta-t-elle dans un coin de son esprit, sans plus y penser pour le moment. Elle aurait tout le temps d’y réfléchir, plus tard, et de trouver les mots justes pour persuader le propriétaire de trouver, ou non, un autre serveur pour le Béni. Pour l’heure, elle glissa ses yeux bleus sur Keon, le complimenta sur ses vêtements qui, même s’ils semblaient de moins bonne facture que son uniforme, lui allaient tout de même mieux. C’est ainsi, un point c’est tout. Les tenues de travail ne sont que des carapaces temporaires. Les vêtements ordinaires ont toujours plus à dire. Comme les siens lui criaient presque qu’il ne roulait pas sur l’or ou, au moins, ne prenait pas grand-soin à choisir et renouveler sa garde-robe. Un peu à l’inverse d’elle-même, en vérité.

◌◌La question sur son verre d’eau relevait plus de la taquinerie que d’une envie réelle de le voir boire autre chose. Elle ne comptait, de toute façon, pas lui offrir un verre d'alcool si cela revenait à ses frais à elle. Lou aimait qu’on lui offre des choses, mais elle rendait difficilement la pareille. C’était ainsi qu’elle vivait, qu’elle avait toujours vécu et qu’elle pensait vivre toute sa vie. Cela lui allait parfaitement. Tant pis si cela ne plaisait pas aux autres, elle se fichait pas mal de l’avis du monde qui vivait autour d’elle.

◌◌La demande de Keon réveilla un peu la blonde qui vrilla ses yeux bleus sur lui et se pencha pour entrer dans la confidence. Elle se demanda ce qu’il pouvait lui avouer, quel genre de secret pourrait-il sortir à une inconnue ? Elle l’imaginait très mal déclarer, de but en blanc, qu’il était un médium. À moins qu’il ne veuille jouer sur le côté mystérieux de la profession pour essayer de se mettre la blonde dans la poche. Car Lou ne pensait pas s’y tromper en pensant qu’il jouait, avec elle, à un jeu un poil dangereux, un petit jeu de séduction qu’elle ne repoussait pas vraiment. À la vue de la bague, à son doigt, elle se demanda si cela lui prenait souvent ou si autre chose, chez elle, pouvait le forcer à agir ainsi. Les trompeurs, habituellement, enlèvent ce genre d’ornement pour sévir.

◌◌L’accent de Keon, en Français, rappela à Lou d’anciennes connaissances, du temps où elle vivait encore au Canada. Cela ne lui fit ni de mal ni de bien, ce fut une vague furtive de souvenirs qui s’effaça aussitôt et la laissa de marbre. Elle n’aimait ni ne détestait ces gens-là. Elle les avait juste quittés, sans se retourner, quand le moment était venu. Elle ferait pareil à Los Angeles et ne regretterait rien. Ou presque rien, peut-être. Elle ne préféra pas penser à cela, pas maintenant.

◌◌La blonde haussa un peu les sourcils à l’aveu du valet. Il lui avait menti, à elle ? Elle se sentit à la fois trompée et amusée. Qui ne mentait pas, au final ? Elle-même ne faisait que cela, ne savait faire que cela. La vérité était un poison qu’elle n’arrivait pas à apprécier. Elle préférait s’inventer, se plier aux exigences des autres. C’était beaucoup plus simple pour elle, alors elle était bien mal placée pour lui en vouloir. Ce qui ne l’empêcha pas, pourtant, de prendre un air blessé et de se reculer un peu sur son tabouret.

— Vous m’avez menti ? (Elle prit une mine déçue et sirota un peu son jus de fruit.) Et quel est donc ce gros secret que vous avez jugé bon de dissimuler, mais qui vous pousse maintenant aux aveux ?

◌◌Qu’il n’aimait pas mentir, Lou pouvait le concevoir. Elle comprenait que le monde ne vivait pas de la même façon qu’elle. Mais cela pouvait-il justifier que, maintenant, il ne voulait plus garder ce mensonge pour lui ? Qu’est-ce qui pouvait le pousser à avouer ? À ces questions, la blonde n’arrivait pas à trouver de réponse et cela la chiffonnait. Elle fit donc ce que l’on attendait d’elle et, à nouveau, en même temps que lui, se rapprocha pour entendre sa confidence.

◌◌Elle eut presque envie de rire, mais se retint, un pli inquiet en travers du front. Que pouvait-il avoir volé ? En rapport avec la commande de la diva, à l’étage ? Les yeux bleus de Louise glissèrent sur sa bague, sur ses vêtements, ses cheveux. Ils cherchèrent une réponse sur son visage. Finalement, la blonde tendit la main et plaqua, doucement, un doigt sur les lèvres de Keon pour l’obliger à se taire.

— Ne dîtes rien, souffla-t-elle, aussi bas que lui. Vous n’avez rien dit, alors je ne sais rien, n’est-ce pas ? Je n’ai donc rien à avouer à qui que ce soit. Relevez la tête, Keon, vous n’avez rien fait de mal. Et… prenez ce billet, vous le méritez plus que moi. (Elle attrapa la main du valet pour lui donner de force le pourboire.) J’insiste, gardez-le. En échange, vous me direz, de votre propre avis et de celui de votre femme, ce que vous pensez des pâtisseries… que je vous ai données. Oui, données en récompense de votre dur travail. C’est, du moins, ce que je dirai si on me pose la question… alors ne me trahissez pas ! ajouta-t-elle, avec un sourire et un clin d’œil complice.
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Message# Sujet: Re: La belle et le clochard [pv — Keon Quill]   La belle et le clochard [pv — Keon Quill] EmptyJeu 24 Oct - 20:46

La belle et le clochard
◌◌
Keon avait beau être épuisé de sa journée de travail et être pressé de rentrer à la maison bien qu’il sache qu’il ne verra sa femme qu’aux petites heures du matin, il lui plaisait assez de prendre un peu de temps pour discuter avec la jeune femme. Elle l’attirait d’une manière qu’il ne saurait expliquer, dans le fond, il a un peu peur qu’elle lui plaise, parce qu’il aime vraiment sa femme et cela fait déjà quelques années qu’il n’a embrassé personne d’autre qu’elle - du moins pas sobre. Alors ça lui fait drôle de se dire qu’il a envie d’être proche d’elle, de la connaître, elle tout particulièrement, parce qu’elle a quelque chose d’étrange qui lui plait, qu’il ne sait pas reconnaître et pourtant, il le devrait…

Elle semble déçu qu’il ait osé lui mentir, pourtant, elle ne le connaît pas, pourquoi attendait-elle de lui la parfaite vérité ? Cependant, Keon n’a pas envie de lui mentir, pas à elle, il ne sait pas pourquoi, peut-être parce qu’il espère la vérité en retour, qu’elle lui dise, lui montre ce qu’elle a de si spécial ! Mais savait-elle seulement qu’elle l’était ?

Il est parcouru d’un frisson quand elle pose son index sur ses lèvres pour l'intimer à garder pour lui son petit secret. Ce contact est froid et doux à la fois. Il l’adore comme il le déteste. Il se maudit d’être à ce point étrange, car personne d’autre n’agit comme ça en temps normal, mais vrai ? Keon la fixe toujours, écouter ses mots comme si sa voix était la plus douce chose que son oreille ait entendu aujourd’hui.

Il est étonné de voir qu’elle lui rend le pourboire qu’il lui a donné, il a un peu honte qu’elle ait pitié de lui, d’être aussi pauvre au point de devoir voler. il a du mal à relever la tête, mais ne veut pas lui faire d’affront. Elle place l’argent dans sa main, il referme doucement ses doigts sur celui-ci alors qu’elle lui demander de donner son avis sur les pâtisseries.

- Est-ce ça veut dire que l’on va se revoir ?

Qu’il demande innocemment, parce que ça lui fait drôlement plaisir sans qu’il ne sache pourquoi, elle ne garantie pas d’être son amie, mais le peu de douceur qu’on lui accorde, lui il prend. Il est en manque cruel de bientraitance par le reste de la société en dehors de son couple, alors avoir des amis, c’est un luxe qu’il ne s’offre plus depuis bien longtemps.

Il a un petit sourire timide, parce qu’elle est impressionnante à ses yeux, elle est raffinée et vraiment soignée, il se demande si un jour il pourrait offrir d’aussi beaux vêtements à sa femme, il n’y a qu’à regarder pour savoir que cela a de la qualité, au moins, ça ne sort pas de la friperie du coin. Il aime bien acheter des choses à sa femme quand il le peut, mais lui n’a pas vraiment le sens du style, pas le moins du monde…

- Je veux dire...  Vous allez revenir ici ?


Oui parce qu’il ne s’imagine pas aller dans la boutique sans pouvoir rien acheter, il serait parfaitement ridicule et serait certainement mal vu par les autres employé, mais il a vu les prix de cette boutique, il ne pourra jamais se permettre de s’y offrir quoi que ce soit.

Il plie soigneusement le billet pour le ranger dans sa poche, il a quelques pourboires, mais on ne peut pas dire que c’est une très bonne journée pour lui au vue du travail abattu et de l’heure déjà tardive ! Il adresse à la jeune femme un sourire et regard sincèrement reconnaissant pour son geste

- Merci, je ne voulais pas vous priver de ce qui vous revenez. Ma situation ne justifie en rien que je vous vole vous.

Oui car après tout, c’est son employeur qu’il a volé, pas elle.

- Mais vous m’avez redonner le sourire, vous êtes un peu comme une magicienne.

Qu’il lui glisse innocemment, même s’il sait au fond de lui qu’elle n’est pas une sorcière, il le sent, il le saurait si elle était comme sa femme, alors qu’est-ce qu’elle est au juste ?



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