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 Gotta cut my teeth on a diamond chain [Pv. Jad]

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Ekaterina Kovalski
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Message# Sujet: Re: Gotta cut my teeth on a diamond chain [Pv. Jad]   Gotta cut my teeth on a diamond chain [Pv. Jad] - Page 2 EmptyMar 26 Nov - 16:06

Gotta cut my teeth on a diamond chain

@Ekaterina Kovalski & @Jad Eltanin

Elle l’avait perturbé, elle l’avait dérangé. Sa réponse surprise était suffisamment une preuve pour elle pour trouver un minimum de fierté même s’il le niait. Elle avait perdu son assurance quand elle s’était dirigée vers le coin de la pièce pour prendre place sur le canapé pourtant. Il sorti son téléphone de nouveau, pourquoi est-ce qu’il voudrait plus de photos d’elle? Il en avait bien assez pour que la police la reconnaisse déjà. Il semblait insatisfait et vit enfin la direction de son regard. N’y pense pas. Elle ne pensait qu’à ça. Son esprit était centré sur cette arme à l’autre bout de la pièce. Son salut, sa rédemption. Ce qui allait la sauver d’un autre viol. Elle ne serait plus une victime.

Son ukrainien était environ aussi bon que son anglais. Elle aurait voulu en rire mais visiblement, Jad avait énormément plus d’éducation qu’elle. Il parlait serbe, russe, anglais et même un peu de sa langue natale. Elle ne pouvait pas utiliser cette nouvelle information contre lui alors qu’elle arrivait à peine à lui parler dans une langue de manière acceptable. Pourtant, lui ne se gêna pas une seule seconde pour critiquer son éducation inexistante. Elle vit le doigt se diriger vers son menton, un spasme de dégoût traversa son visage. Elle releva celui-ci, mais donna un coup brusque de la tête pour se dégager du doigt.

« дитячий будинок »

Elle lui répondit simplement. Maison d’enfant. C’était le seul indice qu’elle lui laisserait. Ils ne l’avaient pas éduqué parce que les humains comme elle ne valent pas assez cher. Elle n’avait pas de pouvoirs, n’était pas spéciale. Les autres se faisaient souvent adopter par leurs clans dans un effort de préservation. Sur le marché noir, il y avait même quelques collectionneurs qui cherchaient des caractéristiques particulières. Elle n’avait rien de spécial. Elle n’avait pas été adopté. Elle avait été vendue et on l’avait justement choisi pour son incapacité à se défendre. Personne sur le marché noir ne voulait d’une orpheline éduquée.

Elle soupira lorsqu’il lui donna des ordres et s’exécuta. Elle laissa ses épaules tomber vers l’arrière, dégageant son cou. Ekaterina sentit le bras de l’homme derrière elle, frôler sa nuque et s’avança un peu plus sur le canaper pour éviter que ce contact ne se répète. Elle plaça ses mains sagement sur ses genoux. Elle s’exécuta sans le regarder, les yeux toujours rivés sur le coupe-papier. Il avait beau tenter de la rassurer, le dernier ordre la fit frissonner. Elle plongea enfin son regard dans le sien à la recherche d’un sourire, d’un air de plaisanterie. Rien. Le regard sombre de Jad, même s’il avait tenté de la rassurer auparavant, ne présentait aucune once d’espoir pour la petite humaine. Elle avait toutes les raisons de trembler parce qu’elle s’était elle-même lancé dans la gueule du loup.

« E… Ekaterina. »

Elle ne donna pas son nom de famille parce qu’il ne voulait rien dire. Elle n’existait pas aux États-Unis et ce nom était inventé, un nom générique qu’ils ont donnés à tous les orphelins qui sont arrivés ce mois-là. Elle ne contrôlait plus les tremblements de ses mains qu’elle porta difficilement à sa boutonnière. Ekaterina avait de la chance, d’une certaine manière. Elle ne portait pas les marques de ses abus sur son corps. Ses chaînes avaient été des menaces de mort. Ce qui l’avait attaché au lit était qu’elle n’avait nulle part où s’enfuir. On lui avait dit encore et encore que des tonnes de filles comme elle mourrait chaque année. Qu’elle finirait comme une Jane Doe dans une morgue où elle resterait pour toujours sans personne pour réclamer ses restes.

Ses mains glissaient de boutons en boutons, les défaisant un par un dans un moment qui lui semblait interminable. Elle avait levé les yeux au plafond qui lui paraissait si vide mais l’angle de sa tête lui évitait de pleurer à chaudes larmes. Elle tenta une autre technique. De longues respirations. Elle comptait chaque secondes dans sa tête. Trois respirations plus tard, elle avait repris contrôle sur ses mains qui étaient devenues inutilisable l’espace d’un instant. Elle dégagea son chemisier de sa jupe pour défaire les derniers boutons et le retirer. Elle se sentait plus que vulnérable mais décida de garder la tête haute. Katya laissa tomber son chemisier à ses pieds avant de se retourner vers Jad, exposant sa poitrine à la lumière naturelle que les grandes fenêtres laissaient passer. Son visage avait l’air impassible alors que ses yeux criaient à l’aide. Elle n’attendit pas qu’il continue à lui dire ce qu’il voulait, maintenant qu’elle croyait connaître ses intentions et commença à détacher sa jupe, son regard toujours plongé dans le sien.

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Message# Sujet: Re: Gotta cut my teeth on a diamond chain [Pv. Jad]   Gotta cut my teeth on a diamond chain [Pv. Jad] - Page 2 EmptyJeu 28 Nov - 18:17

Gotta cut my teeth on a diamond chain @Ekaterina Kovalski & JadIl l'avait à peine effleurée et elle s'était aussitôt crispée, visiblement écoeurée par la seule idée d'un contact, ce qui ne semblait pas déranger Jad. Un soupir fut la seule objection de la voleuse qui s'exécuta sous le regard impartial du dragon, laissant tomber ses épaules contre le dossier du fauteuil. Ce faisant, sa nuque frôla le bras masculin et elle s'en écarta aussitôt avec prudence, comme si elle craignait qu'un serpent ne la morde. Jad ne bougea pas pour autant, installé à son aise, dans un contraste saisissant avec la raideur de sa captive. Elle évitait de le regarder jusque là mais quand elle chercha les yeux insensibles du dragon, il ne put manquer l'interrogation chargée de terreur dans les siens. Il ne la quittait pas des yeux, étudiant les moindres aspects de ses expressions, promenant son regard sur sa gorge offerte, sur son corps tremblant.

Lorsqu'elle prononça son prénom, il se contenta d'acquiescer en silence. Son expression demeurait figée dans une neutralité parfaite, il ne semblait pas éprouver un quelconque plaisir sadique et aucune lueur lubrique ne s'allumait dans ses yeux aux reflets verts. Muré dans le silence, son visage inexpressif lui donnait l'air d'être absent. C'est à peine s'il cilla lorsqu'elle ôta son chemisier, comme s'il reprenait soudainement conscience. Il fronça légèrement les sourcils, ôta son bras du dossier, mais ne l'interrompit pas. Les tremblements d'Ekaterina n’amenaient aucune compassion ni la moindre gène dans son regard, redevenu plus attentif, comme s'il observait un objet dénué de conscience. Cette fois, elle ne baissait plus la tête et n'esquivait plus ses yeux. Il l'observa longuement, promenant son regard sur sa poitrine dénudée, son ventre, ses épaules, son visage. Sans qu'il ne lui ait demandé quoique ce soit, elle entreprit de détacher sa mini-jupe, dans une attitude où sa fierté ne dissimulait pas ses véritables émotions, au fond de ses grands yeux de biche.

« Bébé de boudoir. » Énonça-t-il songeusement.

Un boudoir pour bébé, quelle association étrange. Il avait retenu les mots qu'elle avait prononcé, en ukrainien moderne, ce langage qu'il maîtrisait si mal. Il n'était pas sûr de comprendre mais il avait gardé cette information dans un coin de son esprit. L’étymologie de ce mot pouvait donner lieu à de nombreuses interprétations. Il leva la main pour lui faire signe de s'immobiliser pendant qu'il prenait quelques clichés de son visage. Il se redressa pour la photographier sous des angles différents, s'éloignant de quelques pas pour mieux cadrer l'entièreté de son corps. Boudoir ? Salon ? Bâtiment ? Maison ?

« Tu es née dans une maison close ? Ta mère est une p... »
Il s'interrompit, alors qu'une autre idée s'imposait dans ses pensées. « Ah bien-sûr. Une maison pour bébés. Un orphelinat ? »

Cela prenait sens, elle lui avait laissé entendre qu'elle n'avait pas de famille pour organiser son anniversaire. Et cela expliquait également son manque d'instruction. Satisfait d'avoir résolu cette énigme linguistique, Jad rangea son appareil avant de rejoindre la porte du bureau pour la fermer à clef. Il n'avait pas envie d'être dérangé, surtout vu la tenue de la petite pie voleuse, à moitié dévêtue. Prenant soin de fermer la porte à double tours, il ne se soucia pas de tourner le dos quelques instants à sa captive.  

« Tu ferais une prostituée catastrophique, tu sais. Pas mieux que voleuse. Tu as déjà essayé ? On t'a lancé des cailloux ?»

La moquerie était clairement perceptible dans le ton de sa voix, dénuée de pitié au point que sa légèreté en devenait presque méprisante. Sans plus lui adresser le moindre regard, il laissa la clef sur la serrure et se détourna vers une armoire moderne toute proche qu'il ouvrit, en quête de certains objets. Le dos toujours tourné, il poursuivit avec désinvolture, comme si la vision de son corps dénudé ne lui faisait pas plus d'effet que celle d'un poisson mort.

« Tant que tu y es, enlève le reste. Et mets-toi à genoux. Sur le canapé ou au sol, peu importe. Choisis une posture confortable, ça t'évitera de trop trembler. Oiseau frileux.»

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Ekaterina Kovalski
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Message# Sujet: Re: Gotta cut my teeth on a diamond chain [Pv. Jad]   Gotta cut my teeth on a diamond chain [Pv. Jad] - Page 2 EmptyVen 29 Nov - 22:44

Gotta cut my teeth on a diamond chain

@Ekaterina Kovalski & @Jad Eltanin

Ekaterina sentait son regard la parcourir. Elle se sentait jugée. Elle se sentait objectifiée. Ce qui n’était pas particulièrement différent de comment elle avait été regardée avant. Jad bougea soudainement ce qui ne manqua pas d’arracher un sursaut à la jeune femme. Aucun bruit ne s’échappa d’entre ses lèvres cette fois-ci. Elle avait seulement eu ce réflex d’appréhension, certaine qu’elle allait se faire gifler. Les promesses de non-violence ne tenaient rarement très longtemps. Est-ce que l’on pouvait réellement dire qu’il n’y avait aucune violence dans cette situation? Sans s’en rendre compte, le dragon avait un contrôle psychologique sur l’oiseau effrayé. Elle ferma les yeux, pris une longue respiration puis retira sa jupe, tentant de contrôler du mieux qu’elle le pouvait ses tremblements sans grand succès. Elle laissa sa jupe tomber au même endroit que son chemisier.

Elle ne savait pas ce qu’était un boudoir. Elle ne savait pas quel était le lien avec les bébés ni avec ce qu’elle venait de dire. Elle ne comprenait pas non plus pourquoi il désirait prendre plus de photos. L’idée d’être désirable n’avait jamais traversé son esprit. Même en ce moment, elle croyait plus que Jad avait un fétiche pour les portraits érotiques et qu’il l’utilisait pour augmenter sa banque de photo. Surtout, maintenant qu’elle était officiellement une adulte, il ne risquait pas de se faire pincer pour pornographie infantile. Elle obéît à son signe de main. Jad se leva et pris de la distance en continuant de la prendre en photo. Elle ne savait pas comment agir. Elle sursauta de nouveau lorsqu’il reprit la parole, ses silences étaient si longs qu’elle ne s’attendait jamais réellement à l’attendre parler.

« Oui. Orphelinat… »


Elle répéta le mot qu’elle ne se lassait pas d’oublier en chuchotant, plus pour elle que pour lui. On lui avait répéter souvent pourtant. Orpheline. Orphelinat. Encore et encore pour lui rappeler qu’en réalité, elle ne venait de nulle part et elle n’allait nulle part. Elle ne silla pas à la remarque sur le possible emploi de sa mère. Ne l’ayant jamais connu, les spéculations sur qui elle était n’avait aucun impact sur elle. Elle regarda le brun se diriger vers la porte et la verrouiller. Son cœur s’emballa de nouveau. Plus d’issues. Elle se calla dans le canapé cherchant à disparaître. Elle regarda de nouveau le coupe papier. Beaucoup trop loin, et il la séparait de son objectif. De toute, qu’est-ce qu’elle pouvait faire? À quoi s’attendait-elle? Visiblement il n’avait aucunement peur d’elle. Il avait prouvé pouvoir l’immobiliser.

« Non. »

Non, elle n’avait jamais essayé d’être une prostituée parce que, de ce qu’elle avait vu, elles étaient mieux traitées qu’elle. On ne lui avait pas lancé de cailloux parce que c’était plus simple de l’enfermer dans une chambre sans nourriture, sans contact humain, sans lumière. Il avait tellement confiance en lui qu’il ne se souciait même pas de lui tourner le dos. Il lui donna un autre ordre sans même prendre le temps de la regarder. Elle se résigna. À lui obéir, à ne pas s’enfuir, à subir ce qu’elle devrait subir pour se sortir d’ici le plus facilement possible. Elle avait eu mille et une chance d’attraper la première arme à sa portée. Une bouteille d’alcool aurait facilement pu le faire. Elle aurait pu l’assommer pendant qu’il fouillait dans l’armoire pour en sortir quoi? Des cordes? Elle lui montrait que c’était inutile de l’attacher parce qu’elle se levait déjà pour retirer ce qu’il lui restait de vêtements et les poser avec les autres.

« Promet. Pas de violence. »

Son esprit commence déjà à s’évader. Son regard devient déjà distant. Elle est prête à laisser son cerveau se déconnecter de ses nerfs. En bonne victime, elle s’agenouille sur le canapé, les bras serrés contre elle, ses mains sur ses épaules. Son corps et sa tête n’en pouvait simplement plus d’être en mode défense, prêt à fuir, prêt à attaquer, prêt à bondir à chaque bruit inattendu. Katya était déjà épuisée et même si les clés étaient toujours dans la porte, se lancer dans un bain de sang pour s’en sortir ne semblait absolument pas l’idée du siècle. Elle avait tué, certes, mais elle avait laissé la personne qui l’avait agressée pendant des années s’asphyxier, incapable de réagir alors que son manoir brûlait autour de lui. Elle ne l’avait pas regardé mourir, elle n’aurait pas pu.

« Je bouge pas… Juste… pas de violence et je bouge pas. »

C’était une condition ridicule puisque de toute manière, elle ne bougerait pas de peur que la violence escalade. Sa vision de réduisait en un tunnel alors que son cœur battait si fort qu’elle avait l’impression de voir sa poitrine se soulever sous la puissance de chacune des impulsions. Elle s’en allait. Malgré toutes les occasions qui s’étaient présentées à elle, elle avait tout de même continué à agir en victime. Malgré ses promesses qu’elle s’était faite lorsqu’elle avait laissé sa cigarette tomber sur ce tapis synthétique hautement inflammable, elle était au même point qu’il y avait moins de 6 mois. Elle était la même personne, prisonnière de son passé, malgré ce qu’elle s’était répété encore et encore. Essayer d’énumérer ce qu’elle voyait dans la pièce devenait de plus en plus difficile avec sa vision qui se réduisait et son esprit qui glissait doucement vers cet endroit secret dans son cerveau. L’endroit où elle abandonne son corps quand il lui devient insupportable. De la paume de sa main, elle essuya une larme, voulant garder le peu de fierté qu’il lui restait alors qu’elle était agenouillée sur un canapé, nue et pétrifiée par la peur.

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Message# Sujet: Re: Gotta cut my teeth on a diamond chain [Pv. Jad]   Gotta cut my teeth on a diamond chain [Pv. Jad] - Page 2 EmptyJeu 5 Déc - 19:45

Gotta cut my teeth on a diamond chain @Ekaterina Kovalski & JadBien-sûr, il s'attendait à ce qu'elle tente quelque chose. N'était-ce pas la réaction la plus logique, étant donné l'inconfort qu'elle manifestait ? Cela ressemblait à bien pire qu'un simple inconfort d'ailleurs. Elle aurait pu tenter un acte désespéré en s'emparant du coupe-papier abandonné. Il avait le dos tourné, la clef était sur la porte. Beaucoup de tentations pour une petite proie piégée dans l'antre du dragon. Jad savait qu'elle tremblait trop pour être efficace et qu'il aurait tôt fait de la contrer, quoiqu'elle ose tenter. Il serait plus rapide qu'elle, de toute façon. Il se préparait donc à réagir mais sans réellement s'en soucier, tout en examinant le contenu de son armoire.
Pourtant, rien ne se produisit.
Il perçut le bruit léger du froissement d'étoffe et l'entendit se redresser doucement. Ce ne fut que lorsqu'elle reprit la parole, exigeant une promesse, qu'il se retourna, les sourcils froncés. Il avait déjà promis. Pourquoi insister ? Une lueur d'incertitude passa dans ses yeux verts. Il attarda son regard en silence sur sa jeune victime qui s'exécutait, sans plus aucune nuance d'insolence dans sa voix tremblante. Lorsqu'elle se pétrifia dans cette posture soumise, essuyant d'un geste mal assuré cette larme muette contre sa joue, Jad resta immobile quelques secondes, son regard braqué sur elle. Puis, sans un mot, avec une insensibilité glacée, il dégaina son téléphone pour la mitrailler de photos en mode rafale. Les clichés rompaient le silence dans cette ambiance étrange qui régnait sur les lieux. Il l'observa un moment tandis qu'il rangeait son appareil, avant de répondre enfin.

« Tu as déjà connu la violence. »

Un commentaire qu'il prononça songeusement avant de se retourner vers son armoire, pour ramasser enfin les objets de ses choix. Sans se soucier de la rassurer, Jad était plongé dans des pensées profondes. Elles l'absorbaient encore quand il revint auprès d'elle d'un pas souple, muni de ses accessoires. Il déposa une partie de ceux-ci derrière elle, sur le canapé, sans qu'elle puisse voir de quoi il s'agissait. Puis, il la contourna pour venir se poser face à elle, s'asseyant sur l'accoudoir du large canapé. Dans ses mains, se trouvaient un bloc de papier à dessin et un fusain. Il l'observa un moment avant de commencer à dessiner, traçant d'abord grossièrement l'esquisse de son portrait dans l'idée de se focaliser ensuite sur les détails de ses yeux. Une larme perlait encore sur les cils d'Ekaterina. L'artiste s'interrompit dans un instant d'hésitation, son regard plongé dans le sien.

« On t'a déjà violée ? Une agression sexuelle. »
Il ignorait si elle comprenait le sens de ces mots mais il ne voyait pas de terme plus simple à employer. Le terme en ukrainien ne lui revenait pas et il tenta une traduction approximative.
« вимушений секс ? » Sexe obligé.

Il fronça les sourcils dans une expression interrogative, prononçant ces mots crus en la dévisageant sans la moindre pudeur. Ce n'était pas simple de se faire comprendre mais en dépit du manque total de chaleur dont il faisait preuve, il démontrait toujours la même patience, choisissant des phrases courtes et des mots qui lui semblait usuels.

« Ta peur ne m'excite pas. Je n'aime pas le sexe dans ces conditions. Tu comprends ? »
Le ton de sa voix était impersonnel, simplement factuel.

Il réfléchit un moment, son carnet de croquis posé sur ses genoux. Il se décida à délaisser son travail, le posant sur un coin de la table basse.

Une part de lui appréciait la peur qui se dégageait d'elle, il ne pouvait le nier.
Était-il cruel ?
Il ne savait au juste ce qu'il ressentait.

Les mains libres, Jad glissa de l'accoudoir pour s'installer sur le canapé, tout proche d'elle. Il pouvait apercevoir son corps entier tressaillir sous les battements trop saccadés de son cœur. Avec lenteur, il leva la main pour effleurer sa joue de ses doigts glacés. Il ignorait comment Ekaterina réagirait. Si elle reculerait brusquement, comme elle l'avait fait, lorsque sa nuque avait à peine effleuré son bras. Ou si elle se contenterait de rester prostrée, trop tétanisée par la peur pour oser une quelconque rébellion. Au départ, ses doigts n'avaient fait qu'effleurer sa peau dont il ressentit la chaleur, preuve de l'intensité de ses émotions. Puis, la paume du dragon épousa plus franchement le visage fin de la voleuse. Avec douceur, il caressa sa tempe et écarta une mèche de ses cheveux.

Si Ekaterina décidait de se retourner, elle pourrait apercevoir les objets délaissés derrière elle. Des accessoires que l'on pouvait trouver dans les boutiques de déguisement : une paire d'ailes translucides et une couronne de fleurs artificielles.

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Ekaterina Kovalski
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Message# Sujet: Re: Gotta cut my teeth on a diamond chain [Pv. Jad]   Gotta cut my teeth on a diamond chain [Pv. Jad] - Page 2 EmptyVen 6 Déc - 16:49

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@Ekaterina Kovalski & @Jad Eltanin

Ekaterina ne le regarda pas revenir vers le canapé. Elle n’osait simplement plus le défier, se disant qu’elle n’avait fait que se mettre dans la seule situation qu’elle tentait d’éviter à tout prix. Elle frissonna d’effroi à chaque imitation du bruit d’un obturateur que le téléphone produisait. Un dernier essai. Le canapé. Le bar. Les bouteilles. La bouteille de vodka. Le limonadier. Les pas de Jad retentirent sur le sol froid. Tout était si froid ici. Le bureau était épuré. Des lignes esthétiques, certes, mais rien de chaleureux. Elle le senti poser quelque chose derrière elle et se raidit immédiatement. Il ne la toucha portant pas, se contentant de la contourner et de venir s’assoir face à elle. La slave n’avait pas pris la peine de répondre à sa première affirmation. La sècheresse de celle-ci n’ouvrait pas à la discussion et elle restait assurée qu’il ne cherchait encore qu’à la torturer.

Elle le regarda tracer au fusain des lignes qui s’unirent pour former un visage. Elle reconnu le sien. Elle était beaucoup plus jolie sur ce papier qu’en vrai. Est-ce que c’était parce qu’il la voyait jolie? Katya n’osa pas pousser sa réflexion à ce point. La voix de Jad, même si elle était calme, la fit sursauter de nouveau. Elle laissa tomber ses bras croisés sur son ventre sous la surprise. Elle comprenait les mots. C’était les premiers qu’elle avait appris aux États-Unis. Elle leva enfin les yeux vers lui. Si elle lui disait, il comprendrait surement. Il était slave aussi. Il avait vu comment les choses se passaient là-bas. Elle ne pouvait certainement pas s’imaginer qu’il n’y était pas retourné depuis quelques siècles. Elle ne connaissait pas les dragons. Elle acquiesça silencieusement avant de prendre la parole.

« Vendu sur marché noir. Trop vieille pour adopter. »


À douze ans, elle avait passé l’âge de grâce de l’adoption. Elle n’avait plus suffisamment l’air d’une enfant pour intéresser les potentiels parents. Elle avait cependant commencé à prendre des formes et c’est un tout autre marché qui s’était ouvert pour elle. Ce n’était certainement pas la seule. Elle n’avait rien de spécial. C’était pratique courante de vendre des orphelins au trafic humain. Elle en avait vu d’autre partir avant elle et savait que c’était probablement le sort qui l’attendait.

« Huit ans. »

Qu’elle ajouta en détournant brièvement le regard, les joues rougissantes. Il lui expliqua ne pas avoir envie d’elle, ce qu’elle doutait. Peut-être s’amusait-il simplement à la torturer. L’obliger à parler de son passé pour la faire paniquer encore plus. Les flashbacks se succédaient dans son esprit. Ses respirations courtes ne lui permettaient plus de réfléchir clairement. Jad se rapprocha, glissa de son perchoir pour se mettre à son niveau. Le contact de sa main déclencha une série de spasmes sur sa joue. Elle n’avait plus la force de se défendre. C’est pourtant la douceur de son geste qui lui décrocha une larme lorsque sa main se glissa délicatement sur sa joue pour y pêcher une mèche rebelle et la replacer derrière son oreille. Elle se mordilla la joue, toujours anxieuse, toujours rigide.

« Je comprends pas. »

Qu’elle répéta d’une petite voix. Elle prit une grande respiration, incapable de bouger. Sa poitrine se soulevait sous les battements de son cœur. Son derme était parcouru de frissons, redressant chaque poil de son fin duvet en vagues suivant les mouvements de son interlocuteur. Elle cherchait les bons mots pour se faire comprendre, elle voulait compléter sa pensée.

« Qu’est-ce que je fais? Je sais pas ce que tu veux. »

Elle entremêlait ses doigts ensemble, alternant son regard entre le visage peu expressif de Jad et de ceux-ci. Elle ne comprenait pas pourquoi il avait verrouillé la porte, pourquoi il lui avait demandé de se déshabiller et pourquoi il semblait prendre un plaisir fou à la dominer, à lui prouver qu’il avait le contrôle sur elle si ce n’était pour utiliser ce pouvoir qu’il avait. Se retourner pour voir les accessoires ne lui donnerait probablement aucun indice. L’idée qu’on veuille la dessiner, la photographier, l’immortaliser d’une certaine manière ne lui était jamais venu à l’esprit. On la préférait généralement dans un coin, silencieuse et soumise. Elle n’osait pas non plus lui avouer qu’il était terrifiant et que la froideur inhumaine de sa main ne faisait que décupler son l’intimidation qu’elle ressentait.

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Jad Eltanin
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Message# Sujet: Re: Gotta cut my teeth on a diamond chain [Pv. Jad]   Gotta cut my teeth on a diamond chain [Pv. Jad] - Page 2 EmptyJeu 12 Déc - 17:55

Gotta cut my teeth on a diamond chain @Ekaterina Kovalski & JadElle ne s'était pas dégagée, elle n'avait pas tenté d'esquiver sa main, elle se contentait de rester là, comme figée par une peur grandissante. En dépit de la douceur de son geste, Jad constata qu'elle tremblait toujours autant, sinon davantage. Elle semblait prête à fondre en larmes à tout instant. La voix d'Ekaterina était devenue fragile, bien loin de celle de l'insolente voleuse qui était venue lui dérober son bien sous ses yeux et qui ne se privait pas de le narguer. Son caractère si bien affirmé s'était évanoui pour laisser la place à un désarroi des plus visible. En vérité, elle ressemblait à une petite fille. Une petite fille de huit ans à peine. Jad avait retiré sa main, sans insister. Il l'observa un léger moment avant de lui répondre.

« On ne s'est pas compris, non. »

Il s'enfonça un moment dans les coussins du canapé, sans chercher à s'éloigner d'elle. Il n'aimait jamais s'expliquer sur le fond de ses pensées, c'était pour lui un exercice ennuyeux et en général, il estimait peu nécessaire de se donner cette peine. Néanmoins, vu ce qu'il venait d'apprendre sur le passé de ce petit oiseau, la situation méritait qu'il fasse un effort. Encore une fois, il prit le temps de choisir ses mots et de parler distinctement, avec une certaine douceur dans la voix.

« Je ne veux pas te toucher. Ce n'est pas ce genre de travail que j'attendais de toi. Je voulais que tu ouvres ton chemisier. Juste un peu, pour voir ta gorge. Tu n'as pas compris, mais je t'ai laissé faire, parce que les nus sont intéressants.»

Ce qui était évident pour Jad ne l'était pas pour Ekaterina. Mais lorsqu'il l'avait compris, lorsqu'il avait deviné l'objet de ses craintes, il n'avait pas cherché à la rassurer pour autant. Pourquoi se justifier auprès d'une voleuse ? Il se fichait bien de ce qu'elle pouvait penser de lui. Il se fichait également de ce qu'elle pouvait ressentir. Mais maintenant qu'il savait ce qu'elle avait traversé, maintenant qu'elle se présentait à lui comme le symbole de l'innocence bafouée, enfant victime du plus cruel des abus, est-ce que cela changeait quelque chose pour lui ?
Il avait beau y réfléchir, il était quasiment certain qu'il n'aurait pas eu la cruauté de la laisser se dénuder et il l'aurait rassurée de manière plus explicite. S'il avait su.
Jad se redressa légèrement pour se pencher et ramasser le chemisier de la jeune fille. Il l'en recouvrit d'un geste ample, sans la toucher.

« Pas bouger. »

Il supposait que le contact de ce chemisier la rassurerait plus qu'un geste de réconfort, tout aussi chaste qu'il soit. Visiblement, elle aurait toujours peur de lui mais peut-être souffrirait-elle moins, ainsi. Il récupéra son matériel de dessin et reprit sa place, sur l'accoudoir du canapé, d'où il avait un meilleur angle de vue. L’œil de l'artiste n'était jamais indécent mais les profanes ne pouvaient pas le comprendre. Il pouvait dessiner un sexe en gros plan, dans ses moindres détails, de la même façon qu'il aurait dessiné une fleur, sans qu'aucune pensée perverse ne le traverse. Cependant, Jad avait beau être très peu empathique, il se doutait que poser nue était une trop grande souffrance pour une victime de ce genre d'outrages, surtout à un âge aussi jeune.

Le fusain glissait sur le papier à grain pendant qu'il reproduisait les émotions d'Ekaterina. Ce ne serait qu'un brouillon mais il comptait le soigner et parfaire les détails plus tard. Avec ce dessin et les photos à sa disposition, il pourrait s'attaquer à son oeuvre véritable qu'il peindrait à l'huile, sur une grande toile. Bientôt, il pourrait se débrouiller sans elle. Bientôt, elle serait libre et son calvaire prendrait fin. Tout en dessinant, Jad parla. Il parla sans plus se soucier d'utiliser des mots simples ni de soigner son débit de parole pour lui laisser le temps de comprendre. S'il faisait des pauses entre ses phrases, c'était juste parce qu'il semblait concentré sur son travail.

« Est-ce cruel d'apprécier la beauté dans une expression d'angoisse ou de souffrance ? Je suppose que oui. » Il fronça les sourcils en la regardant avec attention, son regard passant du modèle à son bloc de dessin. « Je devrais sans doute m'excuser de t'avoir effrayé à ce point mais ce serait hypocrite, à mon sens. Je vais juste te répéter que tu n'as rien à craindre de ma part, je ne suis pas comme ceux qui t'ont fait du mal. J'aurais pu l'être à une époque et pourtant non.» Il réfléchissait tout haut, plongé dans son dessin. « Je ne savais pas exactement ce que tu me rappelais jusqu'à ce que je comprenne enfin l'origine de ta peur. J'avais déjà vu la même expression autrefois. J'avais été témoin d'un acte de torture commis par des hommes au milieu d'une guerre. Je veux reproduire cette scène dans une peinture. Je voudrais me souvenir. Les émotions de la victime étaient très violentes, on le voyait sur son visage. A la fin, je me souviens de l'avoir vue, à genoux, comme tu l'es maintenant... Je ne me souviens plus de ce que je ressentais, moi.»

Jad avait dessiné rapidement. Il jugeait inutile de prolonger de manière excessive ce qui ressemblait à un supplice pour cette petite voleuse. Les accessoires auraient été intéressants mais il décida de les négliger. Si la jeunesse d'Ekaterina n'avait pas été aussi atroce, il aurait sûrement prolongé la séance en faisant d'autres dessins, de profil ou sous un autre angle, en essayant les ailes éventuellement, pour voir ce que cela pourrait donner. Mais Jad n'aurait éprouvé aucun plaisir à lui imposer de revivre plus longtemps son traumatisme.

« Fini. Habille-toi. »

Il ne songea pas un instant à lui montrer son dessin, elle devait s'en foutre éperdument. Il le rangea sur la table basse, qui faisait également office de mini-bar. Se penchant vers ce dernier, il en sortit une bouteille de vodka et deux verres à shooter qu'il remplit. Si cela pouvait l'aider à se remettre de ses émotions, elle le ferait librement et il ne l'y invita pas, pour éviter toute interprétation malvenue. Mais il supposait qu'elle ne perdrait pas un instant pour filer, sans demander son reste.


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Ekaterina Kovalski
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Message# Sujet: Re: Gotta cut my teeth on a diamond chain [Pv. Jad]   Gotta cut my teeth on a diamond chain [Pv. Jad] - Page 2 EmptyLun 23 Déc - 0:41

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@Ekaterina Kovalski & @Jad Eltanin

En moins de deux phrases, elle se retrouvait responsable de cette situation. C’était elle qui avait enlevé ses vêtements. C’était elle qui avait mal compris. C’était sa décision à elle et non celle de Jad qui n’avait que décidé d’observer le spectacle. Ce n’était certainement pas vrai, mais de la manière qu’il le disait, Ekaterina ne pouvait que se voir comme l’artisane de son propre malheur. Il l’avait regarder souffrir, enlevé chacune de couches de son armure, s’effeuiller douloureusement sans jamais s’opposer à sa visible détresse alors qu’elle perdait ce qui protégeait son esprit de retourner dans la villa. Il l’avait regarder couler comme le malheureux radeau de fortune qu’elle était. Se noyer dans les vagues furieuses de la haute mer avec ses yeux glacés, son regard froid, ses mains froides.

Il lui lance son chemisier pour éviter de la toucher. Un geste qu’elle ne voit pas comme de l’attention mais bien comme du dégoût. C’est ce qu’elle est, au final. Maintenant qu’il savait, il ne cherchait plus autant son contact. Elle avait beau mettre des efforts particuliers sur son apparence pour se sentir au minimum, adéquate, dénudée de cette manière, elle n’avait pas l’impression d’être plus qu’une présence indésirable, cette personne à une fête que l’on refuse de regarder dans les yeux au cas où elle déciderait de venir nous parler. Aussi douloureuse que cette sensation pût l’être, elle n’arrivait pas à en vouloir aux autres de la voir comme ça. Elle ferait probablement pareil si elle n’habitait pas déjà ce gouffre de forme humaine qu’était son corps. Elle attrape l’étoffe qui lui glisse des épaules d’une main pour la retenir à hauteur de sa poitrine. Katya est vaincu.

« Je bouge pas. »

Dit-elle de sa voix brisée. Elle l’écouta parler, ne compris pas tout. Elle comprit qu’il voulait lui expliquer qu’il était différent. La slave se sentit bouillir. De son point de vu, elle avait de la difficulté à voir la différence. Elle avait aussi peur. Elle avait aussi mal. Elle se sentait aussi captive et aussi exploitée qu’elle ne l’avait été avant. Elle écouta son histoire. Cru comprendre l’essentiel. Elle avait, du moins, compris qu’il n’avait rien fait pour arrêter la torture. Le vide qu’elle était se remplissait doucement de colère. Elle ne comprenait pas que ce soit lui qui puisse choisir s’il était différent ou non. Elle ne comprenait pas où était la limite entre les bonnes et les mauvaises personnes. Elle ne comprenait pas qui avait le droit de décider de cette limite non plus.

Jad déclara qu’il avait terminé son croquis. Elle était « libre » maintenant. Il ne s’empressait pourtant pas d’aller lui ouvrir la porte toujours verrouillée. Il se contenta de lui sortir un verre qu’il rempli de vodka. La brune n’était pas fan d’alcool ou de drogues. Ayant été forcée à en consommer pour la rendre plus docile. Elle sentait cependant son estomac comme un brasier et croyait naïvement pouvoir l’éteindre de ce liquide translucide. Elle se releva pour enfiler chacune des pièces qui constituaient son armure à elle. Elle n’avait pas vu de guerre, mais elle vivait la sienne quotidiennement. Chaque bruit soudain, éclat de rire, objet qui tombe, étaient ses propres missiles. Chaque fois qu’on la frôlait, c’était les shrapnels des bombes auditives qui la touchaient. Sa guerre à elle était certes, bien différente, mais probablement plus réelle en ce moment que les souvenirs lointains que Jad avait de sentiments oubliés.

Elle replaça ses cheveux, essuya ses larmes de manière à ne pas bousiller son maquillage encore plus. Elle émit un léger reniflement en secouant doucement sa tête, les yeux vers le plafond, dos à Jad et se retourna. D’un pas sûr, elle s’était déplacée vers le bar et elle avait pris le verre qu’elle avait bu d’une seule traite sans grimacer. On lui avait fait avaler des trucs bien plus dégueu que ça. Elle prit un moment pour regarder le croquis en grimaçant.


« C’est quoi différence? Tu es pas différent. »

Le culot de la jeune femme était directement lié aux couches de vêtements qu’elle portait. Maintenant que son imper, son chemisier, ses culottes, sa jupe étaient de retour se sa peau fragile, elle respirait enfin. C’était bien le seul contact que son corps pouvait réclamer, ses étoffes souvent volées dont elle les enrobait pour les protéger. Se couvrir de joli et de luxueux pour se sentir importante.

« Pareil qu’avant. Tu es comme celui avant. Tu es comme toi avant, à regarder. Tu… »

Elle fronce les sourcils, cherche le mot. Elle veut l’accuser proprement.

« Responsable. Comme ceux qui font torture parce que tu regardes. Comme là. »

Katya prends le dessin dans ses mains après avoir déposé le verre.

« Pas beau. »

Elle fait un signe circulaire au dessus du dessin qu’elle reproduit devant son visage. Elle veut exprimer que le modèle est moche. En plus, il n’a même pas terminé le dessin! Rien pour s’aider, franchement. Elle remis le carnet à sa place d’un geste de dégoût, comme pour s’en débarrasser puis pointa la porte.

« Ouvre. »

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