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 Pardonnes-moi, j'ai failli à ma tâche (Anela)

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Phénix
Lucas Smith
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Message# Sujet: Pardonnes-moi, j'ai failli à ma tâche (Anela)   Pardonnes-moi, j'ai failli à ma tâche (Anela) EmptyLun 25 Nov - 0:05

Lucas savait depuis longtemps qu’elle était là … il le savait bien avant la mort de ses parents … Anela avait toujours travaillé dans ce garage, et elle avait toujours été là pour lui pendant les quelques temps où ils étaient côtoyés … dire que la jeune femme avait été le coup de foudre de la famille Smith était peu dire … en peu de temps, elle était devenu à la fois son ami, sa confidente, mais aussi et surtout sa marraine … La famille Smith avait prévenu que si elle payait les glaces ils se vengeront … ils se sont vengés en mettant la jeune femme dans leur coeur et dans leur famille … le seule moyen qu’il avait trouvé ? La kidnapper, la baptiser et la faire devenir sa marraine… même si la famille Smith ne croyait pas en Dieu, le fait d’avoir quelque part, au regard d’une personne extérieur à eux, la connaissance qu’Anela faisait parti d’eux leur suffisait pour être heureux…

Et Lucas le savait. Lucas aimait toujours Anela, et il l’aimerait toujours … mais il n’avait pas osé l’appeler à l’aider à l’époque … son statut de « marraine » ne permettant pas de faire d’elle une possibilité … de sauvetage … Lucas n’avait pas de famille hormis elle… Et il ne pouvait se douter que c’était sa psychiatre qui, loin d’être honnête, avait écarté la seule famille qui lui reste d’un revers de loi. Mais Lucas voulait la voir … et il passait souvent vers le garage, une capuche vissait sur la tête, et en gardant une distance de sécurité … il voulait tellement aller lui parler…

Mais il avait honte, tellement honte. Il était coupable… tellement. Il avait tué son père et sa mère, et son reflet le dégoûté bien plus que ce qu’il osait le dire dans ses meilleurs jours … Il ne pouvait approcher et finissait toujours par fuir le plus loin possible. Un jour, comme en ce jour, il avait même entendu la voix d’Anela … mais si la dernière fois il avait pu fuir sans soucis … ce ne fut pas le cas de cette fois … Alors qu’il s’était retourné pour fuir, un homme lui avait attrapé le col et le plaquer contre le mur… Il puait l’alcool.

- Alors on est venu pour me tuer sale petite merde.

Lucas n’avait pas le temps de dire « non » que l’homme mit son poing sur le visage de notre phénix qui finit au sol en montrant de ses deux mains le fait qu’il ne voulait pas combattre. Il ne voulait pas faire de mal, à personne … Il n’était pas là pour ça. L’homme lui donna un coup de pied dans les jambes et Lucas hurla de douleur alors qu’il lui en donna un autre dans le ventre. Lucas protégea son ventre avec ses bras. Ce fut à ce moment là que Lucas entendit la porte s’ouvrir. Lucas précipitamment remit mieux sa capuche pour cacher son visage.

- Aidez-moi à me faire ce salopard, il essayait de me tuer…

Mais bien sur monsieur le bourré, Lucas il essayait de tuer personne, et même si Anela ne le reconnaissait pas ou n’était pas encore sorti, on pouvait voir que le garçon était recroquevillé sur lui même et en train de trembler de la tête au pied … ll sentait du sang sortir de son nez, une douleur dans sa jambe ainsi que ses bras … ainsi qu’une énorme peur qui lui tiraillait le ventre et le faisait pleurer…. Comme une victime, mais ne l’était il pas face à ce chasseur paranoïaque ?



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Anela D. Volkov
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Message# Sujet: Re: Pardonnes-moi, j'ai failli à ma tâche (Anela)   Pardonnes-moi, j'ai failli à ma tâche (Anela) EmptyLun 25 Nov - 17:49


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Ne crains rien, ni personne
La journée était comme toutes les autres, un poil ennuyante, banale, tranquille, comme si le monde, ailleurs, au même instant, n’était pas à feu et à sang. Anela naviguait dans ces eaux calmes, sans réussir à être tout à fait calme. Au fond d’elle brûlait un brasier qui ne demandait qu’à exploser, sortir de son corps pour s’écraser sur ceux qui osaient faire du mal au monde entier. Néanmoins, elle ne le pouvait pas. Vissée à la chaise de son bureau, la secrétaire devait contenir ce feu, l’entendre gronder à ses oreilles, sans trouver le moyen de le faire parler. Son mentor ne lui laissait pas l’occasion de prouver sa valeur dans une vraie Chasse et les initiatives que la brune prenaient… finissaient toujours par se solder par un échec.

La chasseresse préféra ne pas y penser et écarta ces souvenirs d’un coup de tête qui fit glisser ses cheveux sur son épaule. Elle devait se tenir à carreaux pour quelques jours, le temps que son raté précédent soit un peu écarté, oublié, enterré. En attendant, elle devait se contenter d’entrer des rendez-vous dans l’ordinateur, de passer des commandes et d’accueillir les clients comme il se devait. Un grand sourire aux lèvres, le dos droit, coiffée, maquillée, comme s’il n’existait aucun problème dans sa vie et qu’elle était la secrétaire parfaite.

Étonnamment, son métier civil était l’une des rares choses au monde qu’elle ne ratait pas. Anela n’avait pas la prétention de croire qu’elle faisait son travail à la perfection. Il lui arrivait de mal orthographier un nom, de se tromper d’heure pour un rendez-vous ou de rédiger certains documents en russe, alors même qu’ils étaient destinés aux salariés américains du garage. Néanmoins, elle faisait son travail avec beaucoup de rigueur, trouvait ses erreurs avant qu’il ne soit trop tard et prenait des initiatives qui ne manquaient pas de faciliter la tâche des mécaniciens. Jusqu’à maintenant, son patron, qui était aussi son mentor, n’avait pas à se plaindre de sa secrétaire. Il ne se plaignait que de sa protégée.

Anela soupira tout l’air de son corps et enregistra son travail. Une pause cigarette ne serait pas de refus. Elle avait un peu de temps avant le prochain rendez-vous programmé et doutait qu’un client ne débarque à l’improviste entre temps. Décidée, elle se leva, s’empara d’une cigarette et de ses allumettes et contourna son bureau. Ce fut à cet instant qu’elle entendit un bruit étouffé dehors, juste devant la porte. Les sourcils froncés, intriguée par ce bruit inhabituel, Anela hésita à appeler son mentor. Si elle ne pensait pas avoir besoin de son aide pour se débarrasser de quoi que ce fut dehors, elle savait qu’il apprécierait d’être mis au courant avant qu’elle ne tente quoi que ce soit. Sauf que les bruits redoublèrent et, cette fois-ci, elle n’eut plus de doute : il s’agissait d’une bagarre. Elle ne pouvait pas laisser cela arriver juste devant le garage.

La brune avala la distance entre la porte et elle de quelques pas et ouvrit brusquement. Juste sous ses yeux, elle découvrit un homme, visiblement atteint par l’alcool, qui s’en prenait à un autre, allongé par terre, dissimulé sous une capuche. La chasseresse ne pouvait pas voir son visage, mais elle reconnaissait l’odeur particulière de son corps, qu’elle sentait traîner autour du garage depuis quelques temps sans arriver à mettre un nom exact sur celui qui dégageait un tel parfum. Du moins était-ce le cas avant qu’elle ne soit si proche de lui qu’il lui suffirait de tendre la main pour le toucher. À cette distance, Anela reconnut l’odeur de son filleul qu’elle n’avait pas réussi à retrouver ces dernières années, peu importait le nombre de fois où elle avait essayé.

Son cœur explosa en mille morceaux à l’idée de savoir qu’il était en vie, à Los Angeles, et qu’il pensait à rester autour du garage, même s’il ne semblait pas oser approcher davantage. Une timidité, une retenue qu’elle ne reconnaissait pas chez Lucas, mais qui l’inquiétait moins que la vue de cet homme qui s’acharnait sur lui et osait lui demander, à elle, de l’aider à se débarrasser de lui. Anela préférait mourir sur-le-champ que d’avoir, un jour, à lever la main sur son filleul. Mais cela, l’idiot ne pouvait pas le savoir.

« Lucas, dit-elle d’une voix douce, ses yeux noirs fixés sur l’homme saoul, ne bouge pas. »

Même embrumé par l’alcool, le cerveau de l’agresseur réussit à se mettre en marche pour comprendre que la brune connaissait le blond. Ce fut du moins ce qu’elle devinait à ses yeux écarquillés et les mouvements que sa bouche effectua sans réussir à faire le moindre son. Anela se pencha un peu en avant, gratta son allumette sur le haut de sa prothèse noire et alluma sa cigarette. Elle prit une grande bouffée avant de glisser ses doigts à l’intérieur de la jambe artificielle et d’en sortir un petit bâton qui doubla de longueur quand elle baissa brusquement le bras. S’il ressemblait à une matraque télescopique, il était plus long et plus résistant, fabriqué pour combattre les créatures surnaturelles. Alors un petit homme bourré… il n’en ferait qu’une bouchée.

« T’as fait une erreur, mon gars. Une grosse erreur. Lucas est incapable de tuer qui que ce soit. Moi, par contre… »

La brune pencha la tête de côté, comme pour réfléchir à cette possibilité, et fit tournoyer le bâton entre ses doigts. Cela suffit à effrayer l’agresseur qui recula d’un pas et supplia de le laisser tranquille. Le laisser tranquille ? Anela tourna sur elle-même et frappa la joue. Dans le même élan, elle ramena le bâton à elle et l’expédia contre le ventre de son adversaire. Alors qu’il se tordait de douleur, elle attaqua les tibias et le repoussa d’une pression du pied sur l’épaule voûtée de l’homme. Ce fut ce qu’il suffit à la chasseresse pour le faire tomber à la renverse, gémissant et pleurant alors qu’elle n’avait, en vérité, pas frappé le saoul de toutes ses forces. Dans le cas contraire, elle aurait pu lui briser quelques os… et même si ce n’était pas l’envie qui manquait, il valait mieux qu’elle se retienne. Le bâton pointé vers le visage de sa victime, Anela prit un air menaçant qui écrasa toute combativité et rébellion chez l’homme saoul.

« Si je te revois dans le coin ou si j’apprends que tu t’es approché de mon Lucas… »

Elle n’eut ni le besoin, ni le temps de finir ses menaces. L’homme tenta, tant bien que mal, de fuir en titubant. Anela, elle, ne s’intéressait déjà plus à lui, ses yeux noirs glissés vers Lucas tandis qu’elle rétractait son bâton et le coinçait à nouveau dans sa prothèse, comme un faux tibia qui cachait bien sa véritable fonction. Une fois fait, elle se redressa et tendit les mains vers son filleul, sans oser le toucher, les yeux brillants de sentiments. Et si elle s’était trompée ? S’il ne s’agissait pas du blondinet pour qui elle gardait toujours des glaces à la fraise dans un congélateur, dans l’espoir qu’un jour, leurs routes puissent de nouveau se mêler ? La gorge nouée, elle préféra ne pas y penser.

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Phénix
Lucas Smith
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Message# Sujet: Re: Pardonnes-moi, j'ai failli à ma tâche (Anela)   Pardonnes-moi, j'ai failli à ma tâche (Anela) EmptyJeu 28 Nov - 0:59

Lucas avait froid … et c’était dur en étant un phénix … il avait aussi mal … aussi, être une créature mythique n’empêche pas la douleur, n’est ce pas ? Il avait mal, froid, mais ses tremblements venaient de ni l’un ni l’autre … mais bien de la peur qui tiraillait ses entrailles si proche de la personne qui reste de sa famille … Il ne voulait pas mourir … Anela le reconnaitra t elle en bambin imberbe et morveux ? Même si elle l’aime beaucoup, Lucas ne le pensais pas … Recroquevillé contre lui, il espérait ne pas avoir à avoir mal trop longtemps … quelqu’un ne l’aide et empêche les coups …

Les coups, ou les étincelles entre ses doigts qui voulaient sortir. Ses flammes le protégeaient, mais il ne voulait pas être coupable de mort à nouveau … qu’importe si le mort en question ne mérite pas sa place au paradis… Lucas était tellement concentré à ne pas prendre feu … ainsi qu’à ne pas mettre le feu, qu’il ne vit pas Anela arrivait. Il sentit juste les coups se stoppaient … et c’était déjà un grand pas… Il tremblait toujours et ne comprenait pas, ou difficilement, ce qu’il avait fait pour mériter être un phénix… Si la réincarnation existe, son existence d’avant devait être un grand connard.

Alors qu’il était totalement tétanisé, il entendit la voix d’Anela … son Anela. Sa marraine rien qu’à lui et qu’il aime plus que tout … Il n’avait pas oser lui parler, mais l’entendre … dire son prénom alors qu’il n’était qu’une loque sur le sol … ça le fit pleurer deux fois plus. Les larmes coulèrent comme des cascades et s’écrasèrent là où elles pouvaient. Il sentait ses mains pleine de sang mais pas une seule seconde il ne pensa à utiliser ses larmes pour se soigner.. Il n’en était pas encore là dans sa tête de bébé phénix et nouveau né.

Lucas ne regarda que peu le combat devant lui, plus attentif au son qu’à autre chose … en réalité depuis qu’il avait la certitude que c’était elle, la honte avait pris le pas sur la peur, sur la douleur ou sur son pouvoir. Tout avait gelé par laisser place à ce sentiment vorace qu’était la gêne de soi… La honte d’être en vie quand d’autre ne l’était plus … Cette honte si forte qu’il empêcherait quiconque de respirer à nouveau …. Anela dit « mon Lucas »… et les larmes ne cessèrent pas … loin de là.

Alors qu’il entendit la fin du combat, par l’homme qui partit en courant voir ailleurs si d’autres victimes s’y trouvait … Lucas vu les mains d’Anela tendu vers lui … comme s’il allait se lasser relever ainsi ? Sérieusement, ça lui demanderait trop de maîtrise de lui-même. D’un geste assez rapide, qui le surprenait lui même au vue des douleurs qu’il avait partout, il sauta dans les bras de sa marraine. Vérrouillant ses bras autour d’elle, il cala sa tête proche de son coeur avant de pleurer.

Il était sale, il était plein de sang, il était minable, pitoyable, affreux, monstrueux, sans intérêt et … souillé par la vie et la mort qu’il avait perpétré … mais dans les bras de sa marraine, il n’était que le petit Lucas, et les larmes ne voulurent pas s’arrêter, même quand il se mit à baragouiner des paroles d’excuses… Il avait le hoquet, il tremblait et il mettait du temps avant de finir un « pardon » mais il avait tant à demander pardon… Il avait une vie de pardon à dire à la jeune femme, et il ne pouvait pas s’arrêter…. Ne voulait pas s’arrêter.

Sa famille c’était sa mère, son père et elle… Les deux premiers étaient morts, par sa faute, par sa faute monstrueuse .. alors il comprendrait qu’elle ne veuille plus de lui … mais dans ses bras, en cet instant, il profitait de son ignorance pour se sentir aimer, au moins un tout petit peu …



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Message# Sujet: Re: Pardonnes-moi, j'ai failli à ma tâche (Anela)   Pardonnes-moi, j'ai failli à ma tâche (Anela) EmptyMar 3 Déc - 10:15


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Ne crains rien, ni personne
Anela ne comprenait pas ce qui pouvait retenir son petit Lucas si loin d’elle depuis tout ce temps. Elle n’avait jamais cessé de se tenir au courant des nouvelles dans la région de Santa Maria, de vérifier qu’aucune description, dans les journaux de Los Angeles, ne correspondent à son filleul. Elle avait même poussé le vice jusqu’à d’autres régions des États-Unis avant de se faire prendre par son mentor et qu’il n’arrive à la persuader d’arrêter. Ce qui n’empêchait pas la secrétaire de s’inquiéter pour lui et de se persuader qu’elle devait le retrouver, quoi qu’il lui en coûtait. Elle n’avait, néanmoins, pas les moyens nécessaires à une telle entreprise, et elle ne comprenait pas pourquoi le mécanicien ne l’aidait pas dans ses recherches.

Quoi qu’il en était, la brune, forte de ses sens sur-développés de chasseresse, avait remarqué, depuis quelque temps déjà, le parfum de Lucas, tout autour du garage. Elle n’avait, jusqu’à maintenant, pas fait le rapprochement avec son filleul. Ou peut-être s’était-elle persuadée elle-même qu’il ne pouvait pas s’agir de lui, que la coïncidence serait trop belle, que le blondinet ne se serait jamais contenté d’approcher, il aurait poussé la porte pour lui sauter dans les bras. Maintenant qu’elle se tenait face à Lucas, les bras ouverts pour qu’il vienne trouver, contre elle, la place qui était tout à lui, elle comprenait qu’elle s’était trompée. Pour une raison ou une autre, son filleul n’avait jamais voulu passer cette porte et lui dire qu’il était vivant, en bonne santé. Quelle raison pouvait le garder si loin d’elle ? Son cœur en souffrit un peu.

Une souffrance qui parut ridicule à côté de celle qui frappa Anela alors que les grands yeux bleus, baignés de larmes, de son Lucas se levèrent vers elle. La brune pinça les lèvres, retenant tant bien que mal sa propre envie d’éclater en sanglots. Néanmoins, face à la détresse de son filleul, elle se sentit la force de faire face, de relever le menton et de garder sa tristesse loin, très loin au fond d’elle. Lucas avait besoin de soutien, de tout l’amour qu’elle éprouvait pour lui, elle ne pouvait pas lui prouver qu’elle était aussi paumée que lui, elle devait avoir l’air forte. Être une bonne marraine pour un filleul qu’elle avait lâchement abandonné. C’était du moins ce dont elle avait l’impression, maintenant que ses yeux noirs se confrontaient aux yeux bleus de l’adolescent.

Anela referma ses bras autour du corps de Lucas et posa sa joue sur le haut de sa tête. Elle serra fort dans son dos, comme si cela suffisait à le couper du monde, à lui promettre que rien ni personne ne le toucherait plus jamais. N’avait-elle pas déjà failli à sa tâche ? N’avait-elle pas promis que, elle vivante, personne ne lui ferait le moindre mal ? Le sang de Lucas prouvait qu’elle avait échoué, comme tout ce qu’elle entreprenait dans sa vie. Une accolade, aussi pleine de tout l’amour qu’elle lui portait que celle-ci, ne pouvait pas pardonner cet échec. Néanmoins, la chasseresse ne desserra pas pour autant son emprise sur le jeune Lucas. Elle le garda bien serré contre elle et caressa ses cheveux blonds, sans véritablement savoir de quelle façon elle pouvait le rassurer, lui promettre qu’il ne lui arriverait plus jamais rien, qu’il n’était responsable de rien. Elle ne comprit même pas la raison qui poussait le blond à s’excuser, mise à part la profonde gentillesse qu’il avait héritée de ses parents.

« Là, ne t’excuse pas, Lucas, tu n’as rien fait de mal, chuchota-t-elle, pour le rassurer. C’est moi qui devrais m’excuser de ne pas avoir été là pour l’empêcher de te toucher. »

Sa voix se brisa un peu sur la vague de haine qui remonta sa gorge. Elle crevait d’envie de courir après le fautif et de lui faire regretter le moindre coup porté à son filleul. Anela n’était pas, de base, une femme violente, mais elle ne supportait pas que l’on fasse du mal à sa famille. Elle ne comprenait même pas comment l’on pouvait, face à un être aussi délicat que Lucas, s’adonner à la violence gratuite et la paranoïa. À ses yeux de marraine, il était un petit louveteau qui faisait ses premiers pas hésitants. Et elle était la louve qui déchiquetterait le premier qui oserait le pousser. Sauf qu’elle s’était éloignée et que le mal avait frappé son bébé.

« Pardonne-moi, je ne te lâcherai plus, plus jamais, c’est promis. »

Anela s’écarta un peu de Lucas pour poser ses mains sur ses joues et essuyer les larmes qui roulaient dessus. Ses yeux noirs fixés dans les siens, elle essaya de le persuader, de lui prouver qu’elle ne mentait pas, qu’elle ferait tout son possible pour ne plus jamais le quitter, pour le garder toujours à portée de main, se tenir prête à montrer les crocs et à gronder sur le moindre suspect qui oserait rôder autour de lui. Rien au monde ne l’empêcherait de le faire désormais.

« Je ne te laisserai plus me quitter, tu entends ? Je suis là, maintenant. »

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Phénix
Lucas Smith
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Message# Sujet: Re: Pardonnes-moi, j'ai failli à ma tâche (Anela)   Pardonnes-moi, j'ai failli à ma tâche (Anela) EmptyMar 10 Déc - 1:37

Lucas ne pouvait rien dire face à la jeune femme, déjà que la communication avait été son point faible depuis ses quelques années … sentir, voir, savoir que la jeune femme était là … C’était plus fort que lui … il maudissait sa faiblesse de lui avoir fait découvrir ainsi, il maudissait son passé, il maudissait tout ce qui pouvait faire de lui, ce qu’il était : un phénix. Il était trop faible pour riposter … et si Anela n’aurait pas été là ? Qu’une autre personne mal intentionnée serait arrivé … Il serait mort, et Anela n’aurait eu qu’un bébé dans ses bras, non pas son filleul.

Il avait sauté dans ses bras … et c’était sans surprise que ses larmes se fracassèrent contre le torse d’Anela… Parce qu’elle était sa seule famille … une jeune femme kidnappé pour un baptème, certes, mais une jeune femme qui était dans le coeur de Lucas comme sa grande soeur … Lucas l’aimait comme sa mère avait pu aimer Anela, et comme son père avait pu l’aimer aussi. Comme un membre de la famille, et il resserra son emprise sur elle, alors qu’il attrapa de ses petits poings douloureux le dos de la jeune femme pour la rapprocher de lui.

Il avait besoin de son contact pour ne pas virer fou en cette instant …. Et toutes les prières de la terre ne seraient pas suffisante pour exprimer l’espoir qu’il avait qu’elle ne le déteste pas … Alors qu’il entendit la jeune femme, il se recula. Empêcher de le toucher ? Qui l’avait toucher ? Il observa ses bras un instant et la douleur qui l’accompagna se rappela à lui comme une alarme. Il sourit alors et secoua la tête… Continuant de sortir des « pardons » de ses lèvres plus ou moins aléatoirement et avec plus ou moins de difficulté. Les bras d’Anela étaient le seul endroit réellement sur de cette Terre… Même Xander l’avait laissé tomber … Anela était la seule … mais pourra t elle lui pardonner sa monstruosité ? Sa promesse le fit sourire. Pas parce qu’il ne la croyait pas … loin de là. Il savait au fond de lui qu’Anela était une tigresse, et une très bonne combattante pour l’avoir vu à l’heure à l’instant …

Mais il souriait parce qu’il savait qu’il ne pourrait pas rester auprès d’elle quand elle saura… Qui pourrait aimer un être comme lui. Déjà, il n’était même pas humains, et si congénère il avait trouvé dans le temps … aucun n’avait pour Lucas l’importance capitale que Xander … et Xander l’avait laissé tombé pour disparaitre il ne sait ou … Alors, si même un autre phénix, le seul a qui il avait expliqué ce qu’il avait fait à ses parents, l’abandonne … Anela n’aura pas le droit de le protéger… Lucas ne voulait pas qu’Anela protège un monstre tel que lui. Posant ses yeux bleus sur elle, il sourit difficilement alors qu’il sentait sa joue lui faire mal.

- Je … je … suis … je suis … désolé …. Ane… Anela …. Pardonnes-moi….

En réalité, tout le monde pouvait le haïr, tout le monde pouvait lui tourner le dos … Anela était la seule dont l’abandon le tuerait de chagrin … Xander en avait parlé, et Lucas savait que c’était pour le moment une vérité absolue.

- Je …. Je … Je suis … je suis … pas normal …

Il ne pouvait pas lui cacher la vérité, il ne pouvait pas lui mentir et lui dire ce qu’il n’était pas vrai … il ne pouvait pas faire semblant d’être celui d’avant …il était un phénix, un bébé phénix, et un tueur de parents et de zombies … de quoi le rendre encore plus malade que ce qu’il n’était …il aurait du demander conseils à Jésus sur comment accepter d’avoir tuer, mais iil était sur que l’elfe noir l’aurait féliciter … Lucas ne lui en voulait pas. Il observa la jeune femme, et essaya de respirer un peu plus correctement alors que son pouls avait battu des records .... S'il ne se contrôle pas, il risquerait de prendre feu... et ça ... c'est pas une bonne idée du tout.



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Anela D. Volkov
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Message# Sujet: Re: Pardonnes-moi, j'ai failli à ma tâche (Anela)   Pardonnes-moi, j'ai failli à ma tâche (Anela) EmptySam 28 Déc - 10:08


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Lucas Smith & Anela D. Volkov



Ne crains rien, ni personne
Anela se perdait lentement dans un sentiment d’une puissance telle qu’elle en avait rarement connu. La chaleur, au fond de son coeur, ressemblait à la haine, au besoin de vengeance qui l’avaient habitée, le jour de la mort de sa mère. Néanmoins, au milieu de ce feu ardent existait une touche glaciale, un vent terrible qui menaçait de souffler le brasier de sa colère. Elle connaissait ce froid. Lui aussi, autrefois, accompagnait son envie de tuer celui qui avait osé lui voler sa mère. C’était la tristesse, incommensurable, puissante, qui menaçait de la faire chavirer à son tour, de la réduire à l’état de loque qu’elle connaissait si bien. Que dirait son petit Lucas s’il la voyait comme elle était vraiment ? S’il la trouvait, un jour, affalée dans la rue, pleine d’alcool et de mauvais sentiments ? Elle ne pouvait pas laisser cela arriver.

Alors la secrétaire releva la tête, posa sa joue sur les cheveux blonds de l’adolescent et serra fort son corps contre le sien. Elle ne le lâcherait plus, plus jamais. Elle ne lui demandait pas vraiment son avis. Peut-être ne voudrait-il pas d’elle. Peut-être savait-il déjà ce qu’elle était et avait-il, au fond de lui, un peu peur de ce que cela voulait dire. Elle ne lui en voudrait pas. S’il préférait rester loin du danger qui rôdait autour de la chasseresse, alors elle le laisserait partir. Néanmoins, désormais que la marraine avait retrouvé son filleul, plus rien ne l’empêcherait jamais de veiller sur lui. Même si elle devait se cacher pour le faire, elle le ferait.

La tristesse de Lucas lui déchirait le cœur. Anela ne savait plus où puiser la force de rester debout, droite, pour devenir le pilier indestructible auquel il pouvait s’accrocher sans craindre de tomber. Dans les souvenirs des beaux yeux de sa mère, elle trouva la dureté de la Louve qui dirigeait son clan d’une main de maître et qui était prête à tout pour protéger chacun de ses membres. Dans les souvenirs des beaux yeux d’Eva, elle trouva l’amour et la tendresse nécessaire à leur étreinte, pour lui donner la chaleur d’un foyer, d’un endroit où Lucas pourrait retourner quand il le voudrait.

Le bégaiement de son filleul fit plus de mal encore à la chasseresse. Elle pinça les lèvres et serra plus fort le blond entre ses bras. D’où pouvait lui venir une difficulté qu’elle ne lui connaissait pas à l’époque ? Était-ce la peur de mourir, là, devant le garage, à cause de la paranoïa d’un parfait inconnu ? Le choc de revoir sa marraine et de découvrir qu’elle savait se battre ? Le traumatisme lié à la mort de ses parents ? Anela ne savait pas, mais aucune des possibilités ne lui plaisait et elle ne savait pas non plus de quelle façon elle pourrait aider son Lucas.

« Tu n’as rien à te faire pardonner, Lucas, chuchota-t-elle, en caressant ses cheveux blonds. »

Anela, elle, avait tout à se faire pardonner. Elle n’avait pas été là pour protéger la famille Smith quand ils en avaient eu besoin. Quelle marraine était-elle ? Quelle chasseresse ? Elle se trouvait incapable de faire ce pour quoi elle était née : protéger les humains, sa famille, ses amis. Cela la bouffait de l’intérieur, depuis tant d’années maintenant. L’incendie chez les Smith, la brune ne l’avait jamais vraiment digéré. Elle ne comprenait pas ce qui avait pu se passer. Peut-être refusait-elle de comprendre, inconsciemment, et essayait-elle de se persuader que rien de tout ceci n’avait pu arriver, pour essayer de se déculpabiliser ? En tout cas, cela ne fonctionnait pas et si Anela gardait, au fond de son cœur, la certitude que cet incendie cachait quelque chose d’autre, elle n’avait jamais eu aucune preuve de ce qu’elle croyait. Trop habituée à déformer la vérité, elle avait préféré abandonner et s’inquiéter pour Lucas. Il ne servait à rien de réveiller les morts, elle devait s’occuper des vivants.

« Moi non plus, je ne suis pas normale. Qu’est-ce que ça change ? » (Elle appuya sous le menton de son filleul pour le forcer à la regarder dans les yeux.) « Absolument rien. Alors, si tu t’excuses encore une fois, je m’arrange, d’une façon ou d’une autre, pour que plus aucun son ne sorte de cette petite bouche. »

Son faux air autoritaire cachait très mal tout l’amour que la secrétaire éprouvait pour son filleul. Il était tout à la fois son fils et son frère, un membre de sa meute, réduite à elle et seulement elle, depuis qu’elle s’était éloignée de son mentor pour vivre seule. Maintenant qu’elle avait retrouvé Lucas, il reprenait, dans sa vie, la place qui lui allait de droit, et rien ni personne ne pourrait jamais la lui voler. Il n’y avait, désormais, plus que Lucas lui-même pour décider ce qu’il ferait de sa vie et s’il désirait rester entre les bras de sa marraine ou s’en écarter à jamais. Car Anela n’écouterait que sa volonté à lui et celle de personne d’autre.

« Je te protégerai, Lucas. Je donnerai ma vie pour toi. » (Machinalement, Anela caressa le pendentif en forme de phénix, autour de son cou.) « J’en ai les moyens et je n’hésiterai pas une seule seconde. »

La brune glissa sa main dans celle de son filleul et enroula ses doigts autour des siens. Désormais, elle ne le lâcherait plus que s’il ne voulait plus d’elle. Bien accrochée à son filleul, elle déposa un léger baiser sur le haut de sa main.

« Si tu veux rester avec moi, Lucas, je te dirai mon secret. Si tu préfères rester loin de moi, car j’ai déjà échoué à te protéger une fois, je comprendrai, je ne t’en voudrai pas. »

(c) ROGERS.



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Lucas Smith
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Message# Sujet: Re: Pardonnes-moi, j'ai failli à ma tâche (Anela)   Pardonnes-moi, j'ai failli à ma tâche (Anela) EmptyMer 1 Jan - 19:55

Lucas ne pouvait entendre les pensées, encore une fois normal, mais s’il l’avait pu… il aurait peut être un peu secouer sa marraine comme un prunier pour lui dire que ce n’était pas de sa faute .. bon comme un prunier en cristal … mais tout de même, il l’aurait secouer un peu … petit peu … pour essayer de lui faire comprendre que là où elle se sent coupable, Lucas était le seul fautif. Mais dans l’étreinte qui les garder enlacer, il ne voulait pas penser à tous les si, les peut être et les alors …. Ce n’était pas le moment. Il ne lisait pas dans les pensées, et son cerveau était trop rempli de culpabilité pour réussir à formuler des phrases complètement cohérentes. Il n’arrivait pas à formuler ses phrases d’excuses cohérente …. Et Anela sous estimait sa capacité à faire le mal … à lui faire mal … peut être allait il la tuer aussi ? Ou pire, qu’elle doive un jour le tuer lui … au moins il l’aurait mérité….

Alors qu’il l’entendit affirmer qu’elle n’était pas plus normal que lui … Lucas se plu à le croire quels instants … après tout, vampire, loups, elfes noirs blancs verts, phénix … toutes ses créatures vivaient ici … peut être qu’Anela ….son Anela …pouvait être elle aussi quelque chose d’autres …. Et lui apprendre …. Et ne pas le détester parce qu’elle avait une compréhension plus grande de ce monde … plus grande que lui à l’époque déjà.

Il ne parla plus alors comme Anela lui avait demandé … de toutes les choses à faire, c’était peut être la plus simple. Il se tut donc et regarda la jeune femme. Il regardait dans les yeux de la jeune femme, observant un feu autre que le sien … un feu nouveau … beaucoup moins flippant que celui qui sortait de ses doigts…. Il secoua ensuite vivement la tête … tellement fort qu’un homme moins habitué à ce genre de geste rapide aurait chopé un torticolis … Lucas ne voulait pas que la jeune femme le quitte. Il ne voulait pas la perdre à nouveau… Il s’accrocha à l’idée qu’elle venait de dire … sur le fait qu’elle n’était après tout pas plus normal que lui. Si seulement elle pouvait être autre chose …

Et alors qu’il se disait cela, il se dit autre chose. Il se disait que même si elle n’était pas surnaturelle … il n’avait plus aucun désir de cacher ce qu’il était à la jeune femme … Il savait ce qu’il était… Il savait maintenant … quoi qu’il ne connaisse toujours pas son origine, il savait clairement qui il était … Un phénix, fils de Lucas et Eva …. Voilà ce qu’il serait toujours. Et Fileul d’Anela. Il lâcha sa main et se recula de deux pas avant de regarder autour d’eux…

Puis, il remonta ses mains vers son visage. Il n’avait plus le droit de parler, alors il essayait de … dessiner. Jesus pouvait faire des dessins avec ses ombres … pouvait il en faire un avec ses flammes …. Respirant, calmement, il sentit ses doigts chauffer et des petites flammes s’y échapper. Elles formaient un oiseau pas très bien proportionné avant de disparaitre à cause de la peur de Lucas sur ses propres flammes … et surtout … sa peur de relever les yeux vers Anela …. Qu’allait- il voir s’il remontait les yeux vers elle ? De la peur ? De la haine ? Tout ça ? Il en avait peur.



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Anela D. Volkov
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Message# Sujet: Re: Pardonnes-moi, j'ai failli à ma tâche (Anela)   Pardonnes-moi, j'ai failli à ma tâche (Anela) EmptyVen 10 Jan - 10:46


Pardonne-moi, j'ai failli à ma tâche
Lucas Smith & Anela D. Volkov



Ne crains rien, ni personne
Anela ne savait plus que faire pour rassurer son filleul. Il lui semblait que rien au monde ne pourrait jamais réparer le cœur du blond qu’elle serrait très fort contre le sien. Elle aurait aimé que cela suffise, qu’il écoute les battements de son amour, les promesses dont il tapait le rythme, inlassable. Néanmoins, elle eut beau le retenir de toutes ses forces (ou presque), il lui semblait que son Lucas lui échappait lentement. Non, en vérité, c’était autre chose. Elle se rendait compte, maintenant, que son Lucas lui avait échappé depuis longtemps et elle eut beau tendre les bras, ses doigts n’attrapaient rien d’autre que de la fumée.

La chasseresse pinça les lèvres à cette pensée. Elle n’avait pas été là pour le protéger de l’incendie, chez lui, et l’adolescent n’en était ressorti indemne que par miracle. Ou… serait-ce possible que ce soit faux ? Qu’il n’en soit pas ressorti indemne ? Anela sentit son cœur se serrer plus fort. Elle savait ce que c’était de porter, à jamais, la marque d’un traumatisme, de ne pouvoir rien faire d’autre que de l’affronter chaque jour, à la moindre seconde passée. Elle avait elle-même mis un temps fou à s’en remettre, à relever le menton et avancer à nouveau. Était-ce pour cette raison que son filleul ne revenait que maintenant ? Elle ne voulait pas y croire. Si Lucas était blessé, marqué à vie par l’incendie… alors elle se ferait écraser par la culpabilité.

Entre ses bras, la chaleur de Lucas lui faisait du bien, comme un baume sur ses propres blessures, internes, invisibles. Elle l’avait cru perdu à jamais, incapable de mettre la main sur son filleul, de le retrouver pour, comme à cet instant précis, le serrer fort contre elle et ne plus le lâcher. Elle aurait aimé être au courant de l’incendie et de la mort de ses parents avant que Lucas ne soit emmené ailleurs, loin d’elle. Maintenant qu’il était bien là, devant elle, Anela se sentait prête à tout pour qu’il ne disparaisse plus jamais. Même si, pour cela, elle devait écraser tous ceux qui oseraient se dresser entre eux.

Soudain, l’agréable chaleur de son filleul lui fit arrachée par un coup d’air frais. Anela baissa les yeux sur les cheveux blonds qui s’éloignaient d’elle. La brune dut se retenir de tendre les bras en avant et de s’accrocher à Lucas pour l’empêcher de partir, de la fuir. Elle avait beau dire, essayer de se convaincre que s’il ne voulait pas d’elle, elle le laisserait s’en aller loin d’elle… Il n’en était rien. La chasseresse ne voulait plus le savoir là, dans la ville, tout près et pourtant si loin. Elle voulait qu’il se tienne à côté d’elle, qu’il relève le menton et revoir ce beau sourire sur ses lèvres de jeune adulte. Mais avait-elle les moyens de lui redonner sa joie de vivre ? D’effacer à jamais les larmes sur ses joues ? Elle pinça les lèvres, les poings serrés, sans vouloir répondre à cette question.

Lucas ne partait pas bien loin. Il recula de quelques pas et leva les mains devant son visage. Elle le regarda faire, intriguée, et vérifia aux alentours que personne ne regardait. Les gestes de Lucas réveillèrent en elle son sang particulier. Quelque chose lui souffla à l’oreille de faire attention. Non pas attention à elle, mais attention à lui. De prendre soin du petit oiseau qui déployait ses ailes pour la première fois. Du petit oiseau qui brûlait d’un feu particulier qui prit forme devant ses yeux. Anela admira la forme, entre les doigts de son filleul, et assembla les morceaux. La chaleur de Lucas, sa bonté extrême (même si elle était fortement influencée par l’éducation de ses parents), son adoption, l’incendie chez les Smith… Il ne lui fallut guère de temps pour former le puzzle. Ses propres doigts glissèrent sur son médaillon et elle se demanda si Eva avait toujours su l’oiseau rare qu’elle abritait chez elle ou s’il s’agissait d’une coïncidence.

« Lucas, appela-t-elle, alors que le phénix refusait de relever les yeux sur elle. Mon petit Lucas. » (Elle referma ses mains sur celles du blond, sans s’inquiéter du feu du phénix.) « Regarde-moi. Relève la tête et souris, mon Lucas, car il n’y a rien de plus beau au monde que ce que tu es. C’est normal d’avoir peur, mais ne t’en fais pas, je serai là. Je te protégerai. Je le peux et je le ferai. Viens. »

Anela glissa ses doigts entre les siens et s’accrocha fort à la main de Lucas. Elle lui offrit un sourire plein de l’amour qu’elle portait pour son filleul, caressa la joue de l’adolescent et l’emmena à sa suite, dans le garage. Ensemble, ils traversèrent son bureau, débarquèrent dans le garage et traversèrent une allée de pneus, jusqu’à atteindre la porte, tout au fond. Ils venaient d’emprunter le même chemin que le jour de leur première rencontre, ce jour où Lucas l’avait ramassée à terre pour lui permettre de se relever et de marcher à nouveau. Ce jour-là aussi, elle l’avait emmené dans l’atelier, mais elle savait qu’aujourd’hui, les choses seraient différentes. Aujourd’hui, son mentor n’avait pas rangé l’atelier et il traînait, entre les prothèses pour Anela, de nombreuses armes plus ou moins létales, que le mécanicien réparait et améliorait pour les chasseurs.

« Tu ne voudras peut-être plus danser avec moi, quand tu verras ça, et je ne t’en voudrai pas. Mais sache que j’ai juré de protéger les personnes comme toi, de veiller à ce qu’il ne leur arrive aucun mal. Car c’est ce que nous faisons, nous, les chasseurs : protéger ceux qui font le bien de ceux qui font le mal. Et crois-moi, Lucas, tu ne fais et ne feras jamais partie de la seconde catégorie. »

Sur ces mots, la chasseresse ouvrit la porte de l’atelier et laissa Lucas sur le seuil pour qu’il décide, de lui-même, d’entrer ou non. Dans la pièce reposait un bordel sans nom, mêlant ses prothèses esthétiques à celles que son mentor préparait pour le combat. Ainsi que quelques armes à feu, des pointes de flèches en argent, et autres munitions utiles pour la chasse. Son monde à elle, dans lequel elle évoluait si bien et qui, pourtant, lui semblait soudain hostile alors que Lucas pouvait, à tout moment, s’enfuir en courant pour ne jamais revenir.

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Phénix
Lucas Smith
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Message# Sujet: Re: Pardonnes-moi, j'ai failli à ma tâche (Anela)   Pardonnes-moi, j'ai failli à ma tâche (Anela) EmptyMer 15 Jan - 22:55

Lucas n’avait pas eu trop à penser à Anela pendant tout ce temps… il s’était lui-même persuader qu’il allait être détesté. Qu’il ne serait plus jamais son petit Lucas, si elle venait à apprendre la vérité… après tout … il était un monstre sorti des enfers, là où les flammes burlaient toujours et tuaient tout le monde … Xander n’aimerait pas lire ça … Personne n’aimerait … mais voilà … qu’importe son effort pour voir dans les phénix des animaux majestueux, lui il ne voyait que ce qu’il avait fait à ses parents. Comment pourrait il être majestueux là où la mort avait frappé … non … La mort était la fin de la magnificence, et ne laissait que le goût amer du manque.

Lucas avait juste perdu l’usage de la parole après l’incendie… Et ne l’avait retrouvé que progressivement … mais il pouvait aussi l’avouer … une partie après l’incendie était un blanc total… peut être une semaine était passé quand il avait à nouveau regardé quelqu’un dans les yeux … peut être plus … tout cette époque était flou. Apparement, il avait vu des psychiatres et des psychologues, mais il ne pouvait s’en souvenir de aucun… Comme si le choc avait tout effacé. Sinon…. Il aurait demandé de voir Anela, il l’aurait demandé à corps et à cris… mais son cerveau n’avait tout simplement pas voulu comprendre. Il n’avait pas voulu parler de … ça. Il ne pouvait juste pas croire ce qu’il avait fait. C’était ainsi qu’il avait perdu Anela, par stupidité, et ensuite par honte.

Il entendit sa voix, mais ne pouvait pas relever les yeux vers elle après son « tour de magie » … qu’importe comme le reflet des miroirs voulaient le faire, il savait ne pas mériter un regard. Il ne voulait pas regarder. Il ne voulait pas relever la tête et encore moins sourire… et il ne voulait pas croire que ce qu’il était puisse être beau… Cependant… il releva la tête… parce qu’il voulait croire qu’elle serait là … qu’elle serait là, et qu’ils ne se quitteront plus jamais .. parce qu’elle était importante à ses yeux. La seule qui restait, mais pas la moindre.

Il gardait sa main dans la sienne…. Incapable de bouger, respirait-il seulement encore ? Peut être pas … Il se laissa porter par Anela… il n’avait de toute façon pas la force de lutter contre elle … jamais il n’aurait la force de lutter … alors il se laissait amener. Il reconnut le chemin, mais son sourire comme ses paroles restèrent coincer au fond de sa gorge… comme happé par le passé. Ne plus vouloir danser avec elle ? Qui oserait faire ça ? Il ne comprenait pas…

Alors qu’elle parla de chasseurs, il bugua … Il connaissait un chasseur, Nikola, qui l’avait prévenu des dangers sur les autres … Les autres créatures, mais aussi les autres chasseurs qui pourraient le voir, lui un bébé phénix incapable de se contrôler, comme un monstre et une menace à éliminer… alors il rentra dans la pièce, connaissant les lieux, sans plus de cérémonie. Il posa les yeux sur les armes, et sur les prothèses. Laissant courir son regard là où il n’aurait pas du normalement. Il n’avait que peu connu le patron d’Anela, mais il savait qu’il n’apprécierait pas des masses la venue d’un inconnu dans son domaine … encore moins un inconnu dangereux. Lucas s’approcha des pointes de flèche en argent.

- Loups ?


Question. Il eu un sourire. Il posa aussi ses yeux sur des … pieux ? Regardant un instant les ouvrages de la prothèse proche de là … Le patron d’Anela était vraiment doué pour ça.. Il pointa les pieux d’une main.

- Vampire ?

Question. Se rapprochant encore, faisant le tour d’une caisse, ou qu’importe ce que cela pouvait être. Il trouva un sac de … sel ? Le sel c’était pour les fantômes ? Peut être … il devait avoué n’avoir pas trop eu le temps d’en parler à Keon… mais il se doutait que cela devait faire l’affaiire.

- Fantôme ?

Question. Il se mit tout d’avoir à pointer Anela de la main, contournant encore les lieux… Malgré les armes, c’était toujours les prothèses qui avait la primeur dans sa tête, alors qu’il réfléchissait à comment les améliorer, comme son père lui avait toujours appris … bref. Il pointait Anela de la main.

- Chasseuse.

Affirmation. Il se pointa lui-même de la main. Il savait être un monstre, et alors qu’il avait eu envie de dire à Anela « Phénix » pour faire comprendre qu’il connaissait quelques informations sur le monde surnaturelle, bien qu’il fut muni de bien plus de lacune que d’informations, il dit :

- Monstre

Affirmation. Ce n’était que la vérité brute dans des paroles ne vibrant d’aucun mensonges… il était un monstre et puis c’est tout…



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